• Accueil
  • > Archives pour septembre 2009

CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

La louange est à Allah le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« المَعِدَةُ بَيْتُ الدَاءِ و الحَمِيَّةُ رَأْسُ الدَّوَاءِ »

Ce qui signifie : « L’estomac c’est la maison des maladies et le fait de manger que ce qui est bénéfique pour la personne c’est le chef des médicaments ».

Cela veut dire que la plupart des maladies proviennent de ce que la personne mange et le fait que la personne mange ce qui est bon pour sa santé c’est le chef des médicaments.

Dans le hadith il est rapporté qu’il y a quatre états que l’on retrouve dans les corps.

Dans l’être humain il y a quatre états réunis :

- Le chaud

- Le froid

- Le sec

- L’humide

Quand l’être humain naît, ces quatre états sont à égalité et après selon ce que la personne mange en grandissant ces états changent.

Exemple : si la personne est en hiver l’air est froid et elle mange des concombres qui sont eux même de type froid et elle boit avec cela du lait qui est lui-même froid alors le froid ajouté au froid ajouté au froid fait que le froid qui est dans le corps de la personne augmente et elle tombe malade.

Dans la nourriture on retrouve quelques un de ces états : dans la viande, les plantes, les fruits, les légumes il y en a parmi eux qui sont chauds et humides d’autres qui sont froids et secs d’autres qui sont froids et humides et ainsi de suite mais dans le corps humain les quatre états sont présents et meilleur c’est ce qui est chaud et humide.

Parmi les nourritures chaudes et humides il y a le pain, l’huile d’olive, les raisins secs, la viande de poulet, celle de mouton, les pois chiches, le blé concassé ( bourghoul ) et autre que cela.

Parmi les nourritures froide il y a : le lait, le riz, le poisson, les lentilles, le concombre, la pastèque, l’eau et autre que cela.

Il est rapporté que le Messager mangeait la pastèque avec des dattes et il disait :

« هَذا إِمْلاَحٌ لَهُ »

Ce qui signifie : « Ceci est une correction pour elle »

 En effet nous savons que la pastèque est de type froid alors que la datte est de type chaud ainsi l’état de la datte corrige l’état de la pastèque lorsqu’ils sont consommées ensemble.

Ainsi même si une nourriture est à l’origine froide elle peut être corrigée en la combinant avec un autre type de nourriture.

Si la personne s’attache à manger ce qui est de type chaud humide ce qu’on appelle nourriture équilibrée ceci maintient les quatre états au même niveau, et s’il s’avère que l’un des états a augmenté plus que les autres alors le fait de se maintenir à manger ce qui est chaud humide rétablit les quatre états au même niveau.

La viande de poulet et la viande de mouton sont de bonnes viande contrairement à la viande de bœuf qu’il convient d’éviter de manger et si la personne veut tirer un profit de cette dernière viande, cela nécessite environ quatre heures d’activité physique car elle est dure à mâcher pour l’estomac.

Ce qui est encore meilleur que la viande elle même c’est le bouillon de la viande al-marq et cela même si le bouillon est obtenu avec un petit morceau de viande, on met ce petit morceau de viande dans un récipient d’eau que l’on fait bouillir et cette eau sera appelé bouillon qui est meilleur que la viande elle-même et le bouillon de poulet est excellent.

 Cela est contraire à ce que font malheureusement les gens aujourd’hui, ils cuisinent avec beaucoup de viande et très peu de bouillon alors que le fait de manger beaucoup de viande est mauvais pour le cœur ; de plus le Messager de Allah a dit :

« أَكْثِرُوا المرق »

Ce qui signifie : « [si vous cuisinez de la viande alors] faites [en sorte qu’il y ait] beaucoup de bouillon ».

Car on fait à partir du bouillon entre autre ce qu’on appelle Ath-tharid qui est le fait de manger le pain trempé dans une sauce tel que le bouillon de viande ou l’huile d’olive et ce qui est du même ordre et le Messager de Allah a fait l’éloge de cette manière de manger il a dit :

« فَضْلُ الثَّرِيدِ عَلَى بَاقِي الطَّعَام كَفَضْلِ عَائِشَةَ عَلَى بَاقي النِّسَاءِ »

Ce qui signifie : « Le mérite du Ath-tharid sur les autres nourritures est tel le mérite de ^A‘ichah sur le reste des femmes ».
 

Si le corps est froid et sec la personne n’arrive pas à mémoriser et elle oublie, si la personne continue et empire dans cet état cela peut mener à une maladie qui s’appelle as-sawda et cela peut aussi mener à terme à la folie, c’est pour cela qu’il y a un exemple très connu chez les arabes et très ancien qui dit dans le sens : « Ne mangez pas le poisson avec le lait » et il est connu chez eux que c’est une cause de folie, en effet si on regarde le poisson on voit qu’il est de type froid ainsi que le lait (ce qui est pris en considération c’est que la personne multiplie ce type de nourriture ce n’est pas le simple fait qu’elle en ait mangé une fois qui fait quelle deviendra folle ou qu’elle mourra ).

Parmi les nourritures qui provoquent les même effets sur la personne si on multiplie leur consommation et qu’il convient de ne pas manger en grande quantité car elles sont entre autre une cause de folie et de as-sawda  et la nourriture des djinns parmi lesquelles les fèves et les aubergines.

Si l’état froid augmente dans le corps de la personne alors la paresse s’installe dans ses capacités à mémoriser et à raisonner et la personne ne mémorise plus si elle a un texte à mémoriser.

Si le corps est froid et humide la personne ne mémorise pas et oublie mais si toutefois elle parvient à mémoriser un texte par cœur ce n’est qu’après beaucoup d’effort et un long temps.

Si le corps est chaud et c’est alors que la personne mémorise rapidement et oublie rapidement.

Si la personne a le corps chaud et humide alors elle mémorise rapidement et elle n’oublie pas.
 

Il est utile de boire de l’eau mélangée avec du miel à jeun régulièrement, cela renforce le corps et comporte une guérison comme cela est parvenu dans le hadith.

Les savants recommande de boire le thé avec du lait et cela rend le thé plus bénéfique, car le thé est à l’origine chaud et ainsi bien que le thé comporte certains bienfaits le fait d’en boire trop n’est pas une bonne chose et mélangé avec le lait il est meilleur.

De même il est connu que le fait de boire une grosse quantité de café tous les jours tout en fumant une grosse quantité de cigarette est une cause de folie.

L’orange multiplie les glaires ainsi on la mange avec le sucre en été et le miel en hiver de même la pastèque il est conseillé de la manger avec du miel.

Il convient que la personne délaisse les champignons, les pommes de terre (elles font grossir sans donner des forces), éviter les fritures, les tomates…

Le jus de carotte renforce ainsi que le jus de canne à sucre, cela est puissant, et il est mieux de remplacer le sucre blanc par le sucre roux, tout comme le pain brun est meilleur que le pain blanc c’est-à-dire le pain d’orge ou de seigle qui est meilleur que le pain de blé.

Il est rapporté que le prophète n’a jamais mangé de pain blanc et ce bien qu’il existait à son époque et il mangeait du pain brun.

Le thym – za^tar – c’est bien de le manger mélangé avec de l’huile d’olive et c’est bon pour l’intelligence ainsi que la mémoire.

Les pois chiches en purée avec de l’huile d’olive et du pain, c’est une nourriture chaude et humide.

Les œufs il ne convient pas de les cuire jusqu’à ce que le jaune devienne sec il convient qu’il soit un peu humide sinon il devient chaud et sec, ainsi il sera bon pour la mémoire car il est chaud et humide.

Les pommes sont bonnes pour le sang et le cœur.

Si une personne mange un repas sans viande c’est mieux qu’elle boive une demi heure après le repas.

Si une personne mange un repas avec viande elle boit deux heures après.

Ainsi quand la personne mange la nourriture va à l’estomac, qui l’envoie au foie qui la transforme et quand la personne boit juste après avoir mangée tous remonte et le travail est interrompu.

Le mieux c’est de faire une sauce et de tremper le pain dedans.

[Exemple de tharid : morceaux de pain dans l’assiette avec du thé versé dessus, juste après que il s’imbibe ensuite on verse le lait].

La courgette c’est l’ami du ventre.

Marcher une heure par jour avec une marche rapide c’est bon pour la santé.

Mouton, agneau, poulet, sont des bonnes viandes.

Fèves et aubergines, sont des causes de cancer.

7 raisins secs (raisins noir), huile d’olive le matin à jeun c’est bon pour la santé.

Le jus de raisin renforce ainsi que les fruits secs.

L’eau est froid est humide

La pastèque est froide et humide

Le miel est chaud et sec

Pour les glaires, l’eau de mer c’est bon ainsi que l’huile d’olive sur le corps en se mettant au soleil.

Par ailleurs, il convient, pour profiter le plus des bienfaits des fruits c’est de les consommer avant le repas, et non pas après. Car consommer les fruits après le repas ils altèrent le repas, à cause du sucre (jus) [léger/rapide] qu’ils contiennent. Et les consommer une demi heure avant le repas est encore mieux. Et il ne convient pas de consommer des fruits tous le jours.


 

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pour autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté. Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré :

« مَا مَلأَ ابنُ ءَادَمَ وِعَاءًا شَرًّا مِنْ بَطْنِهِ ، بِحَسْبِ ابْنِ ءَادَمَ لُقَيْمَاتٍ يُقِمْنَ صُلْبَهُ فَإن كَانَ ولا بُدَّ فَثُلُثٌ للطَّعَام وثُلُثٌ للشَّراب وثُلُثٌ لِلنَّفَسِ »

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de Adam. S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ». Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix.  » louqaymat -des bouchées- » c’est un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous. Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées, pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de Adam » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir. ce qui signifie : « S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ». C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Par ailleurs la bonne habitude, [si on ne jeûne pas] est de manger deux fois par jour , [ainsi faisaient le Prophète et ses compagnons] et cela est l’habitude des arabes avant, [et parfois ils consommaient quelque choses de léger après l-^asr comme boire du lait].

 

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaire »

ORDONNER LE BIEN ET INTERDIRE LE MAL

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

ORDONNER LE BIEN ET INTERDIRE LE MAL

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Allah ta^ala dit le Qour’an honoré :

{ كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللّهِ }

( kountoum khayra ‘oummatin ‘oukhrijat li n-Nas ta’mouroun bi l-ma^roufi wa tanhawna ^ani l-mounkari wa tou’minouna bi l-Lah )

ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté, vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Allah », [sourat ‘Ali ^Imran ayah 110].

Il est du devoir de la personne responsable d’ordonner à celui qu’elle a vu délaisser quelque chose de ce que Allah a ordonné d’accomplir, et d’ordonner à celui qu’elle a vu pratiquer l’une de ces obligations d’une manière inappropriée de l’accomplir de façon qu’elle devienne correcte. Ceci vaut dans le cas où il a manqué à une obligation ou qu’il a effectué une cause d’annulation selon l’Unanimité des Imams. Par contre si elle l’a vu manquer à quelque chose sur laquelle il y a divergence, elle ne la blâmera pas pour cela.

Celui qui a pris connaissance que quelqu’un n’accomplit pas ses obligations correctement ou les délaisse complètement et que celui-ci n’obéit que sous la contrainte, il lui est alors un devoir de l’y contraindre, c’est-à-dire de l’obliger à les faire, s’il en est capable.

Celui qui est incapable de contraindre la personne qu’il a vue délaisser certaines obligations ou les accomplir d’une manière qui n’est pas correcte, en ayant su que sa prière n’est pas valable, que son jeûne n’est pas valable ou que son pèlerinage n’est pas valable, il lui est un devoir de réprouver cela dans son cœur, c’est-à-dire de détester l’acte de cette personne qui est contraire à la Loi par son cœur. S’il l’a réprouvé par son cœur, il sera sauf du péché, et ceci est le minimum de la foi, c’est-à-dire le minimum de récompenses.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَن رَّأَى مِنْكُم مُّنكَراً فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ فإن لم يستطع فبلسانه فإن لم يستطع فبقلبه وذلك أضعف الإيمان »

(man-ra’a minkoum mounkaran falyoughayyirhou biyadih fa’in lam yastati^ fabilisanihi fa’in lam yastati^ fabiqalbihi wa dhalika ‘ad^afou l-’iman )

ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit un mal qui se pratique, qu’il le change par sa main, s’il est incapable, avec sa langue et s’il est incapable, qu’il déteste cela par son cœur », Ce qui est visé par la vision dans le hadith c’est le fait de prendre connaissance de cette chose blâmable et non pas particulièrement de la voir de ses yeux.

Par contre, si quelqu’un est capable de réprouver par la main ou la parole, il ne lui est pas suffisant de le réprouver par le cœur, et cette réprobation ne le sauve pas de la désobéissance à Allah. Celui qui est sauvé de la désobéissance, c’est celui qui l’a réprouvé par la main s’il en est capable, s’il ne peut pas par la langue et s’il ne peut pas par le cœur.

Il est un devoir d’abandonner toutes les choses interdites, de les interdire à celui qui les commet et de l’en empêcher par la contrainte si on en est capable. Sinon, c’est un devoir de le réprouver dans le cœur.

Ceci vaut dans le cas où ces choses blâmables sont de l’ordre des instruments de musique interdits et des figurations en trois dimensions en les détruisant pour celui qui en est capable. S’il s’agit d’alcool ce sera en le vidant et en le jetant. Pour tout cela il est une condition que cela ne mène pas à quelque chose d’encore plus blâmable que ce qui est réprouvé. Sinon ce n’est pas permis, car ce serait se détourner d’un mal pour un mal pire. C’est la signification de : « Sinon, il est un devoir de le réprouver dans le cœur ».

L’illicite (al-haram) est ce dont Allah a menacé du châtiment celui qui le commet et a promis la récompense à celui qui l’abandonne. Ainsi, l’illicite c’est ce dont Allah a rendu obligatoire de s’abstenir à Ses esclaves. Son opposé est le devoir (al-wajib).

S’abstenir d’ordonner le bien et d’interdire le mal sans excuse valable selon la Loi [c’est-à-dire dans le cas où étant capable de le faire et ne craignant pas pour lui-même ou pour son bien il s’est abstenu de le faire] fait partie des péchés de la langue.

Allah ta^ala dit :

{ لُعِنَ الَّذينَ كَفَرواْ مِنْ بَني إسْرآءيلَ عَلى لِسانِ داوُدَ وَعيسى ابْنِ مَرْيَمَ ذَلِكَ بِما عَصَواَ وَّكانواْ يَعْتَدونَ كانواْ لا يَتَناهَوْنَ عَن مُّنْكَرٍ فَعَلوهُ }

(lou^ina l-ladhina kafarou min bani ‘Israila ^ala liçani Dawouda wa ^Iça bni Maryama dhalika bima ^asaw wa kanou ya^tadoun kanou la yatanahawna ^an mounkarin fa^alouh )

ce qui signifie : « Ceux qui ont été mécréants parmi les fils de Israil ont été maudits par la langue de Dawoud et de ^Iça fils de Maryam et ce, parce qu’ils ont désobéi et qu’ils ont été injustes : ils ne s’interdisaient pas les uns les autres le mal qu’ils faisaient ».

Les savants de jurisprudence ont cité que pour que renier le mal soit permis, c’est-à-dire pour que l’on puisse blâmer ceux qui commettent les interdits, il faut que cette chose blâmable soit interdite par Unanimité.

Ainsi, on ne renie pas ce qui est sujet à divergence entre les savants sauf à celui qui considère que c’est interdit. Il est également une condition que cela n’entraîne pas un mal qui soit plus grave. En effet, si le renier doit entraîner un mal plus grave, cela devient interdit.

Par ailleurs il n’est pas un devoir de renier pour celui qui pense que cela ne va pas influencer la personne à qui il renie (car cette personne s’entête).

D’autre part, si quelqu’un bénéficie d’une autorisation légale dans une école permettant de faire ce qui est interdit dans sa propre école, il n’y a rien qui empêche de lui suggérer d’agir conformément à l’avis qui fait preuve de davantage de précaution sans pour autant lui renier cela. On lui dit par exemple : « Si tu faisais ainsi ce serait mieux ». C’est comme lorsqu’on a vu quelqu’un qui se limiter à couvrir simplement les parties intimes et qui ne considère pas que cela est interdit, il est permis à celui qui considère que c’est interdit dans son école de lui dire : « Si tu couvrais tout ce qui est compris entre ton nombril et tes genoux ou plus ce serait mieux ». Le fait de délaisser la réprobation à ce sujet a été mentionné par certains chafi^iyy comme Ibnou Hajar Al-Makkiyy et ^Izzou d-Din Al-Malikiyy.


 

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaire »

LE JOUR DERNIER

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

LE JOUR DERNIER

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Jour dernier est le jour du jugement (Al-Qiyamah ). Il commencera avec la sortie des gens de leurs tombes après que nôtre maître ‘Israfil aura soufflé dans le cor.

Il y a des corps qui auront été assimilés par la terre : Allah ta^ala les fera redevenir comme ils étaient auparavant et Il y fera retourner les âmes. Puis ils seront rassemblés pour le jugement (Al-Hab ) sur une terre différente de cette terre-ci, qui ne comporte ni montagnes, ni mers, ni vallées, une terre que l’on appelle la terre changée(al-’ardou l-moubaddalah ). Alors les œuvres des gens seront pesées sur la Balance (al-mizan ) qui est pourvue deux plateaux : un pour les bonnes actions (al-haçanat ) et un autre pour les mauvaises actions (as-sayyi’at ). Le mécréant, lui, n’aura aucune bonne action.

Allah ta^ala dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sourat Ibrahim ‘ayah 18].

Ensuite Allah ta^ala fera entrer les croyants pieux au Paradis sans châtiment. Quant aux croyants désobéissants ayant commis les grands péchés, il y aura une partie d’entre eux à qui Dieu pardonnera et qu’Il fera entrer au Paradis sans châtiment, et une partie que Allah châtiera en enfer et qu’Il fera ensuite entrer au Paradis.

Les mécréants , quant à eux, n’entreront jamais au paradis : Allah les fera entrer en enfer où ils resteront éternellement.

Allah ta^ala dit :

{ إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ الكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيراً خَالِدِينَ فِيهَا أَبَداً لاَ يَجِدُونَ وَلِيّاً وَلاَ نَصِيراً }

Ce qui signifie : « Certes, Allah a maudit les mécréants et a préparé pour eux un feu ardent dans lequel ils restent éternellement, ils ne trouveront ni allié ni secoureur », [sourat Al-’Hzab ‘ayah 64-65].


La signification de « Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah » est : je sais, je crois fermement et je reconnais que notre Prophète Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib est l’esclave de Allah et Son Messager envoyé à toute la création. Ce qui est visé par création ici, ce sont les humains et les jinn. Allah ta^ala dit :

{ لِيَكُونَ لِلعَالَمِينَ نَذِيراً }

(liyakouna li l-^alamina nadhira )

Ce qui signifie : « Afin qu’il soit un avertisseur pour les mondes », [sourat Al-Fourqan / 2] . En effet, cet avertissement est pour les humains et les jinn seuls, les anges ne sont pas concernés par cet avertissement. En effet Allah ta^ala a créé les anges de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de Allah, ils n’ont donc pas besoin d’un avertissement. La foi en le message de notre maître Mouhammad est le fondement même du deuxième témoignage. Toutefois, le deuxième témoignage comprend de nombreuses questions et de nombreuses lois qui découlent de lui. Entre autres sujets :

- Que le Prophète fait partie de Qouraych, Qouraych étant la tribu la plus noble des arabes. Allah ta^ala a fait que Qouraych ait un mérite sur les autres tribus et que les autres tribus reconnaissaient une faveur pour Qouraych.

- le devoir de savoir que le Prophète  est né à La Mecque et qu’il y a reçu sa mission de prophète, c’est-à-dire que la révélation de la prophétie est descendue sur lui alors qu’il résidait à La Mecque. Ensuite, il a émigré à Médine et il y est décédé, c’est là-bas qu’il a été enterré.

- Qu’il est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala, qu’il s’agisse des nouvelles des communautés et des prophètes qui nous ont précédés ou du commencement de la création, du jugement licite ou illicite de certains actes et de certaines paroles des esclaves ou de ce qu’il a annoncé des choses qui vont se produire dans l’avenir, dans le bas monde et dans l’au-delà.

- Que le Prophète est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala. Parmi cela il y a :

1- La croyance au supplice de la tombe. Parmi les choses qui constituent le supplice de la tombe, il y a l’exposition du feu au mécréant deux fois par jour, une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le mécréant est supplicié, il est châtié lorsqu’il voit le feu et la place qu’il y occupera dans l’au-delà. Il y a également la tombe qui rétrécie au point que ses côtes se chevauchent. Il y a également le coup porté par Mounkar et Nakir qui frappent ce mécréant avec une masse entre ses oreilles. Cela concerne également ce qui arrive à certains musulmans désobéissants, non à la totalité d’entre eux, un supplice qui est moindre que celui qui arrive aux mécréants comme la pression de la tombe au point que les côtes se chevauchent : la peur qu’il aura de l’obscurité de la tombe et la solitude qu’il va ressentir.

2- La croyance en la félicité de la tombe. Car le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous en a informé également. Parmi les choses qui constituent une félicité dans la tombe : il y a l’élargissement de la tombe de soixante dix coudées sur soixante dix coudées pour le croyant pieux et pour certains non pieux pour qui Allah l’a voulu ; comme certains martyrs c’est-à-dire ceux qui ont obtenu le degré de martyr sans avoir été pieux auparavant. Il y a également l’éclairement de cette tombe avec une lumière semblable à la lumière de la lune une nuit de pleine lune et d’autres choses encore comme le fait de sentir l’odeur du paradis.

3- La croyance en l’interrogatoire des deux anges Mounkar et Nakir. C’est un interrogatoire qui a lieu pour le croyant et le mécréant de cette communauté c’est-à-dire ceux pour qui a été envoyé le prophète Mouhammad  qu’on appelle ‘oummatou d-da^wah la communauté de l’appel et ceux d’entre eux qui ont cru sont appelés ‘oummatou l-‘ijabah : ceux qui ont répondu à l’appel.

D’autre part, le croyant complet ne connaîtra ni frayeur ni terreur suite à l’interrogatoire des deux anges car Allah lui raffermit le cœur, il n’aura pas peur de leur aspect effrayant car il a été rapporté dans le hadith que ces deux anges sont d’un noir bleu. Sont exceptés de cet interrogatoire les enfants, les martyrs et également les prophètes. L’enfant qui est visé, c’est celui qui meurt avant la puberté.

4- La croyance en la résurrection qui est la sortie des morts de leur tombe après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre dans le cas où il faisait partie des corps qui sont assimilés par la terre. Il s’agit donc des corps autres que ceux des prophètes et des martyrs de combat. Certains saints également, la terre n’assimile pas leur corps, cela ayant été confirmé suite à l’observation de plusieurs personnes rapportées par plusieurs personnes.

5- Nous devons croire au rassemblement c’est-à-dire qu’ils seront rassemblés en un lieu qui est la terre changée, elle est plate, ne comportant ni vallée, ni rivière, ni montagne.

6- La croyance au jour dernier qui débute avec la sortie des gens de leur tombe et dure jusqu’à l’établissement des gens du paradis au paradis et des gens de l’enfer en enfer. On emploie le mot al-akhirah l’au-delà pour désigner ce jour et également pour ce qui vient après ce jour et qui n’a pas de fin.

7- Nous devons croire également à l’exposition des actes, à savoir que les esclaves se verront exposer leurs actes ; et à la récompense et au châtiment. La récompense, c’est la rétribution dont le croyant sera récompensé dans l’au-delà parmi les choses qui vont le réjouir et le châtiment c’est ce qui affligera l’esclave ce jour-là, comme l’entrée en enfer ou ce qui est moindre par rapport à cela.

8- Nous devons croire à la balance c’est-à-dire ce sur quoi seront pesés les actes. Le mécréant n’aura pas de bonnes actions au jour du jugement. Seules ses mauvaises actions seront placées sur l’un des deux plateaux. Alors que le croyant aura ses bonnes actions sur un plateau et ses mauvaises actions sur l’autre plateau.

9- Il y a la croyance en l’enfer à savoir la géhenne, c’est-à-dire de croire que l’enfer est déjà créé actuellement et qu’il demeurera sans fin.

10- La croyance au sirat qui est un pont qui surplombe l’enfer et auquel les gens parviendront. L’une de ses deux extrémités est sur la terre changée (sur laquelle il y a le rassemblement), l’autre atteint le voisinage du paradis après l’enfer. Les gens passeront le long du pont. Les croyants seront de deux catégories : certains ne fouleront pas le pont mais passeront par la voie des airs en volant et d’autres le fouleront. D’autre part, une partie de ceux qui le fouleront tombera en enfer alors que les autres, Allah les en sauvera et seront épargnés de l’enfer.

11- Nous devons croire au bassin qui est un endroit où Allah a réservé une boisson pour les gens du paradis. Ils boiront de cette boisson avant d’entrer au paradis, après quoi plus aucune soif ne les atteindra, ils ne boiront des boissons du paradis que par pur plaisir. L’abreuvement au bassin aura lieu après le passage sur le pont.

12- Nous devons croire à l’intercession qui aura lieu en faveur des musulmans seulement. Les prophètes intercèderont, les savants qui œuvrent pour la religion également ainsi que les martyrs et les anges.

13- Nous devons croire au paradis qui est la résidence de la félicité.

Il se trouve au-dessus des sept cieux ; c’est la demeure de la paix, de la félicité et de la joie. Allah l’a préparé pour les croyants. Il contient des fleuves de miel pur, de lait et d’un khamr qui n’est pas comme les boissons alcoolisées de ce bas monde qui font perdre la raison ; et il y a au paradis d’autre sorte de félicités éternelles. Au paradis la félicité est sensible : le musulman l’éprouve par le corps et par l’âme. Au paradis il y a des degrés, certains sont plus élevés que d’autres. Le plus haut des degrés du paradis est celui des prophètes. Les gens du paradis ne ressentiront ni tristesse ni chagrin, ils ne tomberont pas malades, ils ne vieilliront pas et ne mourront pas. Ils demeureront éternellement au paradis et n’en sortiront jamais. Ils seront dans une félicité éternelle, sans fin.

14- Il y a la croyance que la vision de Allah ta^ala avec les yeux dans l’au-delà est une réalité. Ceci est réservé aux croyants. Ils Le verront alors qu’ils seront au paradis, sans comment, sans ressemblance avec Ses créatures et sans direction, c’est-à-dire que Allah ta^ala ne sera pas dans une direction ni dans un endroit. Seulement ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis. Ils Le verront d’une vision ne comportant aucune confusion. Ils ne douteront pas si celui qu’ils ont vu est Allah ou autre que Allah, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, la lune n’étant pas voilée par des nuages, ne doute pas que c’est bien la lune qu’il voit. Le Messager a parlé de cela dans un hadith :

« إِنَّكم سترون ربّكم يوم القيامة كما ترون القمر ليلة البدر لا تضامُّونَ في رؤيته »

(‘innakoum satarawna rabbakoum yawma l-qiyamati kama tarawna l-qamara laylata l-badri la tadammouna fi rou’yatih )

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Vous verrez votre Seigneur au jour du jugement, vous ne douterez pas de cette vision tout comme vous ne douterez pas si vous voyez la lune une nuit de pleine lune ». Il a assimilé notre vision de Allah, dans le sens qu’elle ne comprend aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Le Messager n’a donc pas assimilé Allah ta^ala à la lune comme l’ont prétendu certains ignorants. En effet lorsqu’on leur mentionne ce hadith ils s’imaginent que Allah ressemble à la lune, certains ayant même professé cela et ceci est de la mécréance.

Allah ta^ala dit :

{ وجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرةٌ إِلَى رَبّهَا نَاظِرَةٌ }

( woujouhoun yawma’idhin nadirah, ‘ila rabbiha nadhirah )

ce qui signifie : « Ce jour-là, des visages resplendissants verront leur Seigneur »,

[sourat Al-Qiyamah / 22-23].

L’imam Abou Hanifah a dit :

( والله تعالى يُرى في الآخرة ، ويراه الـمؤمنون وهم في الجنة بأعين رُؤُوسهم بلا تشبيه ولا كميّة ، ولا يكون بينه وبين خلقه مسافة )

Ce qui signifie : « Allah ta^ala sera vu dans l’au-delà, les croyants le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance ni aucune quantité, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures ».

15 – Nous devons croire en l’éternité du séjour au paradis et en enfer. Il est un devoir de croire que les gens du paradis demeureront éternellement au paradis et que les gens de l’enfer demeureront éternellement en enfer. Il n’y aura pas de mort après cela.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaire »

COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Allah ta^ala dit : 

{ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ ءاَمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا }

(‘innama l-mou’minouna l-ladhina ‘amanou bi l-Lahi wa raçoulihi thoumma lam yartabou)

Ce qui signifie : « Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et en Son messager et qui n’ont point douté » [sourat Al-Houjourat].

Cela signifie que les croyants sont ceux qui ont cru en l’existence de Allah ta^ala et qu’Il n’a de ressemblance avec rien ; qui ont cru que Mouhammad est Son esclave et Son messager, qu’il est le dernier prophète envoyé à toute la création, hommes et jinn, qu’il est un être humain, qu’il n’a pas été créé à partir de la lumière et qu’il est véridique en tout ce qu’il a rapporté de la part de Allah. Les croyants sont ceux qui ont cru en tout cela et qui n’ont pas douté. En outre, le Messager de Allah a dit :

« أفضلُ الأعمالِ إيمانٌ لا شَكّ فيه »

(‘afdalou l-‘a^mali ‘imanoun la chakka fih )

ce qui signifie : « La meilleure des œuvres est une foi sans aucun doute » [rapporté par Mouslim].

Par conséquent, la croyance étant la meilleure des œuvres selon le jugement de Allah ta^ala –car c’est ce qui est indispensable à l’acceptation des œuvres de l’homme–, il convient au musulman de connaître les choses qui font sortir de l’Islam afin de les éviter et de préserver sa foi. En effet, celui qui ne connaît pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Ce qui rompt l’Islam et l’annule, c’est l’apostasie, que Allah nous en préserve, et celui qui a commis une apostasie a perdu toutes ses récompenses.

Allah ta^ala dit :

{ ومَن يَّكْفُرْ بِالإِيـمَانِ فَقَدْ حَبِطَ عَمَلُهُ }

(wa man yakfour bi l-‘imani faqad habita ^amalouh )

ce qui signifie : « Celui qui apostasie, la récompense de ses bonnes œuvres est annulée » [sourat Al-Ma’idah].

S’il meurt apostat, il entrera en enfer et y restera pour l’éternité, dans le cas où il ne revient pas à l’Islam avant sa mort.

L’apostasie est de trois sortes : par la croyance, par les actes et par la parole.

La première sorte est l’apostasie par la croyance : il y a douter au sujet de Allah, de Son messager ou du Qour’an. Parmi cette sorte d’apostasie, il y a aussi le fait de croire que Allah est une lumière ou qu’Il est une âme, ou croire que notre maître Mouhammad serait une partie de Lui. Celui qui croit que Jésus, ^IçaAl-Macih– est une partie de Allah n’est pas musulman non plus.

Le saint, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouciyy a mentionné ceci : « Celui qui croit que Allah emplit les cieux et la Terre ou qu’Il est un corps assis sur le trône est mécréant et ce, même s’il prétend qu’il est musulman ». Puis il a ajouté : « et la cause – de sa mécréance – c’est l’ignorance de la vérité ». Celui qui médite sur cette parole comprendra que l’ignorant n’est pas excusé dans un tel cas. De même celui qui croit que Allah est assis sur le trône n’est pas excusé car Allah ta^ala domine le trône par Sa puissance et n’en a pas besoin.

La deuxième sorte est l’apostasie par les actes : comme celui qui se prosterne pour une idole, ou qui jette le moushaf –le livre du Qour’an– ou une feuille contenant un nom de Allah dans les ordures délibérément. Il est un devoir de respecter les feuilles qui contiennent le nom de Dieu et il n’est pas permis de les jeter dans un endroit répugnant, même sans viser par là le rabaissement de ce qu’elles contiennent.

La troisième sorte  est l’apostasie par la parole : comme celui qui insulte Allah ta^ala ou qui Lui attribue un fils par la parole même s’il n’y croit pas ; comme celui qui insulte un prophète tel que Mouhammad, ^Iça –Jésus– ou Mouça –Moïse– ou Adam –Adam– ou quiconque parmi les prophètes.

Il y a également celui qui insulte un ange comme Jibril –l’ange Gabriel–, Mikail ou ^Azrail ou tout autre ange. De même celui qui dit : (Crée moi telle chose comme Dieu t’a créé) ou celui qui dit : (Allah réside dans les choses, Il est à l’intérieur d’elles) ainsi que toute parole qui comprend une moquerie claire au sujet de Allah, qu’il en ait visé le sens ou non.

L’Imam des deux Haram ^Abdou l-Malik Al-Jouwayniyy, l’un des grands savants, a dit : « Les spécialistes des fondements (‘ousoul) ont été unanimes quant au fait que celui qui prononce une parole de mécréance et qui prétend qu’il visait par là un sens éloigné est déclaré mécréant du point de vue apparent et du point de vue de la foi ».

La parole de certains impudents qui disent : (Jeûne et prie et la pauvreté t’atteindra) est aussi de la mécréance. Et ainsi la parole de certains : (Demain, nous serons bien au chaud en enfer), et la parole de celui qui dit : (Je suis mécréant) qu’elle soit dite en plaisantant ou en étant sérieux.

Sachez qu’il est un devoir de glorifier Allah, que l’on soit calme ou en colère et qu’il est interdit de se moquer de Allah dans les deux cas, les musulmans sont unanimes là-dessus.

L’Imam An-Nawawiyy a dit dans son livre Rawdatou t-Talibin : « Si un homme s’emporte contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment et qu’un autre lui dit : « N’es-tu pas musulman ? », s’il répond délibérément : non, il aura apostasié ». Cela veut dire tant que cela a été dit sciemment, même s’il était en colère.

Parmi les paroles de mécréance, il y a aussi le fait de renier le paradis, l’enfer, la résurrection ou l’exposition des actes au jour dernier. Il y a aussi le fait de dire au sujet du paradis qu’il s’agit de choses spirituelles – de paraboles – et non physiques, ou encore dire au sujet de l’enfer que le châtiment concerne l’âme et qu’il n’est pas physique. Les savants ont déclaré dans leurs écrits que celui qui a prononcé une de ces paroles délibérément et non par lapsus, de son plein gré et non sous la contrainte d’une menace de mort, en étant sain d’esprit et non en ayant perdu la raison, ses bonnes œuvres sont effacées. Les savants n’ont pas dit : On prend en considération s’il était calme ou en colère lorsqu’il a parlé.

Celui qui réfléchit à Sa parole ta^ala :

{ مَا يَلْفِظُ مِن قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ }

(ma yalfidhou min qawlin ‘il-la ladayhi Raqiboun ^Atid )

qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il y ait auprès de lui deux anges Raqib et ^Atid » [sourat Qaf] et qui a su que tout ce que dit la personne est inscrit par les deux anges, qu’on plaisante ou qu’on soit sérieux, qu’on soit en colère ou qu’on soit calme, celui qui tient à sa foi préservera sa langue de tout ce que Allah ^azza wa jall n’agrée pas.

N’accordez donc aucun crédit à la parole de certains ignorants qui n’ont aucune part dans la science de la religion et qui disent : (l’ignorant est excusé). Ceux-là ne font qu’ouvrir largement la porte à l’égarement et ne font que pousser les gens à l’ignorance, contredisant par cela la parole de Allah ta^ala :

{ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الذِينَ يَعْلَمُونَ والذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ }

(qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )

qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas » [sourat Az-Zoumar] et la parole du Messager de Allah  :

« طَلَبُ العِلْمِ ِفَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلِم »

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim )

qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman » [rapporté par Al-Bayhaqiyy] c’est-à-dire pour tout musulman et toute musulmane. Pour confirmer encore ce qui a été dit, citons la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée : « Personne n’est excusé par son ignorance lorsqu’il s’agit de ce qui fait sortir de l’Islam ».

   Le conseil à donner à celui qui a commis l’une de ces apostasies est de lui dire : reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages :

« je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu » car le fait de dire (‘astaghfirou l-Lah) « je demande à Dieu de me pardonner » ne lui est pas utile avant d’être revenu à l’Islam.

Qu’il se rappelle les bienfaits de Allah Qui l’a créé et Qui lui a accordé la parole, l’ouïe et la vue ; il ne lui est donc pas permis de se moquer de Allah ou de se révolter contre Lui. S’il le fait, ce sera lui le perdant, car nul ne nuit à Allah et nul ne Lui est profitable.  Allah n’a besoin de rien.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaire »

 

CHOISIR DIEU. L'Eglise... |
question-reponse |
Ne pas oublier sa religion ! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le livre d'Urantia. Vidéo. ...
| PUERI CANTORES SACRE' COEUR...
| elmoutahajiba