CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

CONNAISSANCES SUR LA NOURRITURE

La louange est à Allah le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« المَعِدَةُ بَيْتُ الدَاءِ و الحَمِيَّةُ رَأْسُ الدَّوَاءِ »

Ce qui signifie : « L’estomac c’est la maison des maladies et le fait de manger que ce qui est bénéfique pour la personne c’est le chef des médicaments ».

Cela veut dire que la plupart des maladies proviennent de ce que la personne mange et le fait que la personne mange ce qui est bon pour sa santé c’est le chef des médicaments.

Dans le hadith il est rapporté qu’il y a quatre états que l’on retrouve dans les corps.

Dans l’être humain il y a quatre états réunis :

- Le chaud

- Le froid

- Le sec

- L’humide

Quand l’être humain naît, ces quatre états sont à égalité et après selon ce que la personne mange en grandissant ces états changent.

Exemple : si la personne est en hiver l’air est froid et elle mange des concombres qui sont eux même de type froid et elle boit avec cela du lait qui est lui-même froid alors le froid ajouté au froid ajouté au froid fait que le froid qui est dans le corps de la personne augmente et elle tombe malade.

Dans la nourriture on retrouve quelques un de ces états : dans la viande, les plantes, les fruits, les légumes il y en a parmi eux qui sont chauds et humides d’autres qui sont froids et secs d’autres qui sont froids et humides et ainsi de suite mais dans le corps humain les quatre états sont présents et meilleur c’est ce qui est chaud et humide.

Parmi les nourritures chaudes et humides il y a le pain, l’huile d’olive, les raisins secs, la viande de poulet, celle de mouton, les pois chiches, le blé concassé ( bourghoul ) et autre que cela.

Parmi les nourritures froide il y a : le lait, le riz, le poisson, les lentilles, le concombre, la pastèque, l’eau et autre que cela.

Il est rapporté que le Messager mangeait la pastèque avec des dattes et il disait :

« هَذا إِمْلاَحٌ لَهُ »

Ce qui signifie : « Ceci est une correction pour elle »

 En effet nous savons que la pastèque est de type froid alors que la datte est de type chaud ainsi l’état de la datte corrige l’état de la pastèque lorsqu’ils sont consommées ensemble.

Ainsi même si une nourriture est à l’origine froide elle peut être corrigée en la combinant avec un autre type de nourriture.

Si la personne s’attache à manger ce qui est de type chaud humide ce qu’on appelle nourriture équilibrée ceci maintient les quatre états au même niveau, et s’il s’avère que l’un des états a augmenté plus que les autres alors le fait de se maintenir à manger ce qui est chaud humide rétablit les quatre états au même niveau.

La viande de poulet et la viande de mouton sont de bonnes viande contrairement à la viande de bœuf qu’il convient d’éviter de manger et si la personne veut tirer un profit de cette dernière viande, cela nécessite environ quatre heures d’activité physique car elle est dure à mâcher pour l’estomac.

Ce qui est encore meilleur que la viande elle même c’est le bouillon de la viande al-marq et cela même si le bouillon est obtenu avec un petit morceau de viande, on met ce petit morceau de viande dans un récipient d’eau que l’on fait bouillir et cette eau sera appelé bouillon qui est meilleur que la viande elle-même et le bouillon de poulet est excellent.

 Cela est contraire à ce que font malheureusement les gens aujourd’hui, ils cuisinent avec beaucoup de viande et très peu de bouillon alors que le fait de manger beaucoup de viande est mauvais pour le cœur ; de plus le Messager de Allah a dit :

« أَكْثِرُوا المرق »

Ce qui signifie : « [si vous cuisinez de la viande alors] faites [en sorte qu’il y ait] beaucoup de bouillon ».

Car on fait à partir du bouillon entre autre ce qu’on appelle Ath-tharid qui est le fait de manger le pain trempé dans une sauce tel que le bouillon de viande ou l’huile d’olive et ce qui est du même ordre et le Messager de Allah a fait l’éloge de cette manière de manger il a dit :

« فَضْلُ الثَّرِيدِ عَلَى بَاقِي الطَّعَام كَفَضْلِ عَائِشَةَ عَلَى بَاقي النِّسَاءِ »

Ce qui signifie : « Le mérite du Ath-tharid sur les autres nourritures est tel le mérite de ^A‘ichah sur le reste des femmes ».
 

Si le corps est froid et sec la personne n’arrive pas à mémoriser et elle oublie, si la personne continue et empire dans cet état cela peut mener à une maladie qui s’appelle as-sawda et cela peut aussi mener à terme à la folie, c’est pour cela qu’il y a un exemple très connu chez les arabes et très ancien qui dit dans le sens : « Ne mangez pas le poisson avec le lait » et il est connu chez eux que c’est une cause de folie, en effet si on regarde le poisson on voit qu’il est de type froid ainsi que le lait (ce qui est pris en considération c’est que la personne multiplie ce type de nourriture ce n’est pas le simple fait qu’elle en ait mangé une fois qui fait quelle deviendra folle ou qu’elle mourra ).

Parmi les nourritures qui provoquent les même effets sur la personne si on multiplie leur consommation et qu’il convient de ne pas manger en grande quantité car elles sont entre autre une cause de folie et de as-sawda  et la nourriture des djinns parmi lesquelles les fèves et les aubergines.

Si l’état froid augmente dans le corps de la personne alors la paresse s’installe dans ses capacités à mémoriser et à raisonner et la personne ne mémorise plus si elle a un texte à mémoriser.

Si le corps est froid et humide la personne ne mémorise pas et oublie mais si toutefois elle parvient à mémoriser un texte par cœur ce n’est qu’après beaucoup d’effort et un long temps.

Si le corps est chaud et c’est alors que la personne mémorise rapidement et oublie rapidement.

Si la personne a le corps chaud et humide alors elle mémorise rapidement et elle n’oublie pas.
 

Il est utile de boire de l’eau mélangée avec du miel à jeun régulièrement, cela renforce le corps et comporte une guérison comme cela est parvenu dans le hadith.

Les savants recommande de boire le thé avec du lait et cela rend le thé plus bénéfique, car le thé est à l’origine chaud et ainsi bien que le thé comporte certains bienfaits le fait d’en boire trop n’est pas une bonne chose et mélangé avec le lait il est meilleur.

De même il est connu que le fait de boire une grosse quantité de café tous les jours tout en fumant une grosse quantité de cigarette est une cause de folie.

L’orange multiplie les glaires ainsi on la mange avec le sucre en été et le miel en hiver de même la pastèque il est conseillé de la manger avec du miel.

Il convient que la personne délaisse les champignons, les pommes de terre (elles font grossir sans donner des forces), éviter les fritures, les tomates…

Le jus de carotte renforce ainsi que le jus de canne à sucre, cela est puissant, et il est mieux de remplacer le sucre blanc par le sucre roux, tout comme le pain brun est meilleur que le pain blanc c’est-à-dire le pain d’orge ou de seigle qui est meilleur que le pain de blé.

Il est rapporté que le prophète n’a jamais mangé de pain blanc et ce bien qu’il existait à son époque et il mangeait du pain brun.

Le thym – za^tar – c’est bien de le manger mélangé avec de l’huile d’olive et c’est bon pour l’intelligence ainsi que la mémoire.

Les pois chiches en purée avec de l’huile d’olive et du pain, c’est une nourriture chaude et humide.

Les œufs il ne convient pas de les cuire jusqu’à ce que le jaune devienne sec il convient qu’il soit un peu humide sinon il devient chaud et sec, ainsi il sera bon pour la mémoire car il est chaud et humide.

Les pommes sont bonnes pour le sang et le cœur.

Si une personne mange un repas sans viande c’est mieux qu’elle boive une demi heure après le repas.

Si une personne mange un repas avec viande elle boit deux heures après.

Ainsi quand la personne mange la nourriture va à l’estomac, qui l’envoie au foie qui la transforme et quand la personne boit juste après avoir mangée tous remonte et le travail est interrompu.

Le mieux c’est de faire une sauce et de tremper le pain dedans.

[Exemple de tharid : morceaux de pain dans l’assiette avec du thé versé dessus, juste après que il s’imbibe ensuite on verse le lait].

La courgette c’est l’ami du ventre.

Marcher une heure par jour avec une marche rapide c’est bon pour la santé.

Mouton, agneau, poulet, sont des bonnes viandes.

Fèves et aubergines, sont des causes de cancer.

7 raisins secs (raisins noir), huile d’olive le matin à jeun c’est bon pour la santé.

Le jus de raisin renforce ainsi que les fruits secs.

L’eau est froid est humide

La pastèque est froide et humide

Le miel est chaud et sec

Pour les glaires, l’eau de mer c’est bon ainsi que l’huile d’olive sur le corps en se mettant au soleil.

Par ailleurs, il convient, pour profiter le plus des bienfaits des fruits c’est de les consommer avant le repas, et non pas après. Car consommer les fruits après le repas ils altèrent le repas, à cause du sucre (jus) [léger/rapide] qu’ils contiennent. Et les consommer une demi heure avant le repas est encore mieux. Et il ne convient pas de consommer des fruits tous le jours.


 

Il est connu que tous les Prophètes, ainsi que les saints veillaient à manger peu, sans pour autant entraîner de nuisance à leurs corps. En effet, le fait de manger peu au point de nuire au corps, est interdit.

Mais manger une petite quantité sans que cela ne nuise au corps, cela est digne d’éloge selon le jugement de Dieu. Ceci est la manière de vivre des Prophètes et des vertueux au sein de leur communauté. Notre maître Mouhammad, que Dieu l’élève davantage en degré, était parmi ceux qui appliquaient le plus cette noble habitude. Il disait, que Dieu l’élève d’avantage en degré :

« مَا مَلأَ ابنُ ءَادَمَ وِعَاءًا شَرًّا مِنْ بَطْنِهِ ، بِحَسْبِ ابْنِ ءَادَمَ لُقَيْمَاتٍ يُقِمْنَ صُلْبَهُ فَإن كَانَ ولا بُدَّ فَثُلُثٌ للطَّعَام وثُلُثٌ للشَّراب وثُلُثٌ لِلنَّفَسِ »

ce qui signifie : « Le fils de Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de Adam. S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ». Sa parole, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : « Le fils de Adam n’a pas rempli un récipient pire que son ventre. Alors, que quelques bouchées pour maintenir son corps en bonne santé … » veut dire un nombre de bouchées ne dépassant pas les dix.  » louqaymat -des bouchées- » c’est un pluriel, mais de faible nombre. Le pluriel de ce qui est peu, c’est ce qui est en-dessous de onze : la dizaine et ce qui est en-dessous. Il a dit, que Dieu l’élève davantage en degré, ce qui signifie : «…Alors, que quelques bouchées, pour maintenir son corps en bonne santé, sont suffisantes au fils de Adam » cela veut dire qu’elles entretiennent sa force et l’empêchent de faillir. ce qui signifie : « S’il ne veut vraiment pas se limiter à cela, alors qu’il consacre un tiers pour le repas, un tiers pour la boisson et un tiers pour l’air ». C’est ainsi le Noble Prophète incitait à manger peu, et il était parmi ceux qui appliquaient le plus cette honorable manière.

Par ailleurs la bonne habitude, [si on ne jeûne pas] est de manger deux fois par jour , [ainsi faisaient le Prophète et ses compagnons] et cela est l’habitude des arabes avant, [et parfois ils consommaient quelque choses de léger après l-^asr comme boire du lait].

 

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

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ORDONNER LE BIEN ET INTERDIRE LE MAL

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

ORDONNER LE BIEN ET INTERDIRE LE MAL

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Allah ta^ala dit le Qour’an honoré :

{ كُنتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ تَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَتَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَتُؤْمِنُونَ بِاللّهِ }

( kountoum khayra ‘oummatin ‘oukhrijat li n-Nas ta’mouroun bi l-ma^roufi wa tanhawna ^ani l-mounkari wa tou’minouna bi l-Lah )

ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté, vous ordonnez le bien et interdisez le mal et vous croyez en Allah », [sourat ‘Ali ^Imran ayah 110].

Il est du devoir de la personne responsable d’ordonner à celui qu’elle a vu délaisser quelque chose de ce que Allah a ordonné d’accomplir, et d’ordonner à celui qu’elle a vu pratiquer l’une de ces obligations d’une manière inappropriée de l’accomplir de façon qu’elle devienne correcte. Ceci vaut dans le cas où il a manqué à une obligation ou qu’il a effectué une cause d’annulation selon l’Unanimité des Imams. Par contre si elle l’a vu manquer à quelque chose sur laquelle il y a divergence, elle ne la blâmera pas pour cela.

Celui qui a pris connaissance que quelqu’un n’accomplit pas ses obligations correctement ou les délaisse complètement et que celui-ci n’obéit que sous la contrainte, il lui est alors un devoir de l’y contraindre, c’est-à-dire de l’obliger à les faire, s’il en est capable.

Celui qui est incapable de contraindre la personne qu’il a vue délaisser certaines obligations ou les accomplir d’une manière qui n’est pas correcte, en ayant su que sa prière n’est pas valable, que son jeûne n’est pas valable ou que son pèlerinage n’est pas valable, il lui est un devoir de réprouver cela dans son cœur, c’est-à-dire de détester l’acte de cette personne qui est contraire à la Loi par son cœur. S’il l’a réprouvé par son cœur, il sera sauf du péché, et ceci est le minimum de la foi, c’est-à-dire le minimum de récompenses.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« مَن رَّأَى مِنْكُم مُّنكَراً فَلْيُغَيِّرْهُ بِيَدِهِ فإن لم يستطع فبلسانه فإن لم يستطع فبقلبه وذلك أضعف الإيمان »

(man-ra’a minkoum mounkaran falyoughayyirhou biyadih fa’in lam yastati^ fabilisanihi fa’in lam yastati^ fabiqalbihi wa dhalika ‘ad^afou l-’iman )

ce qui signifie : « Celui d’entre vous qui voit un mal qui se pratique, qu’il le change par sa main, s’il est incapable, avec sa langue et s’il est incapable, qu’il déteste cela par son cœur », Ce qui est visé par la vision dans le hadith c’est le fait de prendre connaissance de cette chose blâmable et non pas particulièrement de la voir de ses yeux.

Par contre, si quelqu’un est capable de réprouver par la main ou la parole, il ne lui est pas suffisant de le réprouver par le cœur, et cette réprobation ne le sauve pas de la désobéissance à Allah. Celui qui est sauvé de la désobéissance, c’est celui qui l’a réprouvé par la main s’il en est capable, s’il ne peut pas par la langue et s’il ne peut pas par le cœur.

Il est un devoir d’abandonner toutes les choses interdites, de les interdire à celui qui les commet et de l’en empêcher par la contrainte si on en est capable. Sinon, c’est un devoir de le réprouver dans le cœur.

Ceci vaut dans le cas où ces choses blâmables sont de l’ordre des instruments de musique interdits et des figurations en trois dimensions en les détruisant pour celui qui en est capable. S’il s’agit d’alcool ce sera en le vidant et en le jetant. Pour tout cela il est une condition que cela ne mène pas à quelque chose d’encore plus blâmable que ce qui est réprouvé. Sinon ce n’est pas permis, car ce serait se détourner d’un mal pour un mal pire. C’est la signification de : « Sinon, il est un devoir de le réprouver dans le cœur ».

L’illicite (al-haram) est ce dont Allah a menacé du châtiment celui qui le commet et a promis la récompense à celui qui l’abandonne. Ainsi, l’illicite c’est ce dont Allah a rendu obligatoire de s’abstenir à Ses esclaves. Son opposé est le devoir (al-wajib).

S’abstenir d’ordonner le bien et d’interdire le mal sans excuse valable selon la Loi [c’est-à-dire dans le cas où étant capable de le faire et ne craignant pas pour lui-même ou pour son bien il s’est abstenu de le faire] fait partie des péchés de la langue.

Allah ta^ala dit :

{ لُعِنَ الَّذينَ كَفَرواْ مِنْ بَني إسْرآءيلَ عَلى لِسانِ داوُدَ وَعيسى ابْنِ مَرْيَمَ ذَلِكَ بِما عَصَواَ وَّكانواْ يَعْتَدونَ كانواْ لا يَتَناهَوْنَ عَن مُّنْكَرٍ فَعَلوهُ }

(lou^ina l-ladhina kafarou min bani ‘Israila ^ala liçani Dawouda wa ^Iça bni Maryama dhalika bima ^asaw wa kanou ya^tadoun kanou la yatanahawna ^an mounkarin fa^alouh )

ce qui signifie : « Ceux qui ont été mécréants parmi les fils de Israil ont été maudits par la langue de Dawoud et de ^Iça fils de Maryam et ce, parce qu’ils ont désobéi et qu’ils ont été injustes : ils ne s’interdisaient pas les uns les autres le mal qu’ils faisaient ».

Les savants de jurisprudence ont cité que pour que renier le mal soit permis, c’est-à-dire pour que l’on puisse blâmer ceux qui commettent les interdits, il faut que cette chose blâmable soit interdite par Unanimité.

Ainsi, on ne renie pas ce qui est sujet à divergence entre les savants sauf à celui qui considère que c’est interdit. Il est également une condition que cela n’entraîne pas un mal qui soit plus grave. En effet, si le renier doit entraîner un mal plus grave, cela devient interdit.

Par ailleurs il n’est pas un devoir de renier pour celui qui pense que cela ne va pas influencer la personne à qui il renie (car cette personne s’entête).

D’autre part, si quelqu’un bénéficie d’une autorisation légale dans une école permettant de faire ce qui est interdit dans sa propre école, il n’y a rien qui empêche de lui suggérer d’agir conformément à l’avis qui fait preuve de davantage de précaution sans pour autant lui renier cela. On lui dit par exemple : « Si tu faisais ainsi ce serait mieux ». C’est comme lorsqu’on a vu quelqu’un qui se limiter à couvrir simplement les parties intimes et qui ne considère pas que cela est interdit, il est permis à celui qui considère que c’est interdit dans son école de lui dire : « Si tu couvrais tout ce qui est compris entre ton nombril et tes genoux ou plus ce serait mieux ». Le fait de délaisser la réprobation à ce sujet a été mentionné par certains chafi^iyy comme Ibnou Hajar Al-Makkiyy et ^Izzou d-Din Al-Malikiyy.


 

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

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LE JOUR DERNIER

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

LE JOUR DERNIER

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Jour dernier est le jour du jugement (Al-Qiyamah ). Il commencera avec la sortie des gens de leurs tombes après que nôtre maître ‘Israfil aura soufflé dans le cor.

Il y a des corps qui auront été assimilés par la terre : Allah ta^ala les fera redevenir comme ils étaient auparavant et Il y fera retourner les âmes. Puis ils seront rassemblés pour le jugement (Al-Hab ) sur une terre différente de cette terre-ci, qui ne comporte ni montagnes, ni mers, ni vallées, une terre que l’on appelle la terre changée(al-’ardou l-moubaddalah ). Alors les œuvres des gens seront pesées sur la Balance (al-mizan ) qui est pourvue deux plateaux : un pour les bonnes actions (al-haçanat ) et un autre pour les mauvaises actions (as-sayyi’at ). Le mécréant, lui, n’aura aucune bonne action.

Allah ta^ala dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sourat Ibrahim ‘ayah 18].

Ensuite Allah ta^ala fera entrer les croyants pieux au Paradis sans châtiment. Quant aux croyants désobéissants ayant commis les grands péchés, il y aura une partie d’entre eux à qui Dieu pardonnera et qu’Il fera entrer au Paradis sans châtiment, et une partie que Allah châtiera en enfer et qu’Il fera ensuite entrer au Paradis.

Les mécréants , quant à eux, n’entreront jamais au paradis : Allah les fera entrer en enfer où ils resteront éternellement.

Allah ta^ala dit :

{ إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ الكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيراً خَالِدِينَ فِيهَا أَبَداً لاَ يَجِدُونَ وَلِيّاً وَلاَ نَصِيراً }

Ce qui signifie : « Certes, Allah a maudit les mécréants et a préparé pour eux un feu ardent dans lequel ils restent éternellement, ils ne trouveront ni allié ni secoureur », [sourat Al-’Hzab ‘ayah 64-65].


La signification de « Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah » est : je sais, je crois fermement et je reconnais que notre Prophète Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib est l’esclave de Allah et Son Messager envoyé à toute la création. Ce qui est visé par création ici, ce sont les humains et les jinn. Allah ta^ala dit :

{ لِيَكُونَ لِلعَالَمِينَ نَذِيراً }

(liyakouna li l-^alamina nadhira )

Ce qui signifie : « Afin qu’il soit un avertisseur pour les mondes », [sourat Al-Fourqan / 2] . En effet, cet avertissement est pour les humains et les jinn seuls, les anges ne sont pas concernés par cet avertissement. En effet Allah ta^ala a créé les anges de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de Allah, ils n’ont donc pas besoin d’un avertissement. La foi en le message de notre maître Mouhammad est le fondement même du deuxième témoignage. Toutefois, le deuxième témoignage comprend de nombreuses questions et de nombreuses lois qui découlent de lui. Entre autres sujets :

- Que le Prophète fait partie de Qouraych, Qouraych étant la tribu la plus noble des arabes. Allah ta^ala a fait que Qouraych ait un mérite sur les autres tribus et que les autres tribus reconnaissaient une faveur pour Qouraych.

- le devoir de savoir que le Prophète  est né à La Mecque et qu’il y a reçu sa mission de prophète, c’est-à-dire que la révélation de la prophétie est descendue sur lui alors qu’il résidait à La Mecque. Ensuite, il a émigré à Médine et il y est décédé, c’est là-bas qu’il a été enterré.

- Qu’il est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala, qu’il s’agisse des nouvelles des communautés et des prophètes qui nous ont précédés ou du commencement de la création, du jugement licite ou illicite de certains actes et de certaines paroles des esclaves ou de ce qu’il a annoncé des choses qui vont se produire dans l’avenir, dans le bas monde et dans l’au-delà.

- Que le Prophète est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala. Parmi cela il y a :

1- La croyance au supplice de la tombe. Parmi les choses qui constituent le supplice de la tombe, il y a l’exposition du feu au mécréant deux fois par jour, une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le mécréant est supplicié, il est châtié lorsqu’il voit le feu et la place qu’il y occupera dans l’au-delà. Il y a également la tombe qui rétrécie au point que ses côtes se chevauchent. Il y a également le coup porté par Mounkar et Nakir qui frappent ce mécréant avec une masse entre ses oreilles. Cela concerne également ce qui arrive à certains musulmans désobéissants, non à la totalité d’entre eux, un supplice qui est moindre que celui qui arrive aux mécréants comme la pression de la tombe au point que les côtes se chevauchent : la peur qu’il aura de l’obscurité de la tombe et la solitude qu’il va ressentir.

2- La croyance en la félicité de la tombe. Car le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous en a informé également. Parmi les choses qui constituent une félicité dans la tombe : il y a l’élargissement de la tombe de soixante dix coudées sur soixante dix coudées pour le croyant pieux et pour certains non pieux pour qui Allah l’a voulu ; comme certains martyrs c’est-à-dire ceux qui ont obtenu le degré de martyr sans avoir été pieux auparavant. Il y a également l’éclairement de cette tombe avec une lumière semblable à la lumière de la lune une nuit de pleine lune et d’autres choses encore comme le fait de sentir l’odeur du paradis.

3- La croyance en l’interrogatoire des deux anges Mounkar et Nakir. C’est un interrogatoire qui a lieu pour le croyant et le mécréant de cette communauté c’est-à-dire ceux pour qui a été envoyé le prophète Mouhammad  qu’on appelle ‘oummatou d-da^wah la communauté de l’appel et ceux d’entre eux qui ont cru sont appelés ‘oummatou l-‘ijabah : ceux qui ont répondu à l’appel.

D’autre part, le croyant complet ne connaîtra ni frayeur ni terreur suite à l’interrogatoire des deux anges car Allah lui raffermit le cœur, il n’aura pas peur de leur aspect effrayant car il a été rapporté dans le hadith que ces deux anges sont d’un noir bleu. Sont exceptés de cet interrogatoire les enfants, les martyrs et également les prophètes. L’enfant qui est visé, c’est celui qui meurt avant la puberté.

4- La croyance en la résurrection qui est la sortie des morts de leur tombe après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre dans le cas où il faisait partie des corps qui sont assimilés par la terre. Il s’agit donc des corps autres que ceux des prophètes et des martyrs de combat. Certains saints également, la terre n’assimile pas leur corps, cela ayant été confirmé suite à l’observation de plusieurs personnes rapportées par plusieurs personnes.

5- Nous devons croire au rassemblement c’est-à-dire qu’ils seront rassemblés en un lieu qui est la terre changée, elle est plate, ne comportant ni vallée, ni rivière, ni montagne.

6- La croyance au jour dernier qui débute avec la sortie des gens de leur tombe et dure jusqu’à l’établissement des gens du paradis au paradis et des gens de l’enfer en enfer. On emploie le mot al-akhirah l’au-delà pour désigner ce jour et également pour ce qui vient après ce jour et qui n’a pas de fin.

7- Nous devons croire également à l’exposition des actes, à savoir que les esclaves se verront exposer leurs actes ; et à la récompense et au châtiment. La récompense, c’est la rétribution dont le croyant sera récompensé dans l’au-delà parmi les choses qui vont le réjouir et le châtiment c’est ce qui affligera l’esclave ce jour-là, comme l’entrée en enfer ou ce qui est moindre par rapport à cela.

8- Nous devons croire à la balance c’est-à-dire ce sur quoi seront pesés les actes. Le mécréant n’aura pas de bonnes actions au jour du jugement. Seules ses mauvaises actions seront placées sur l’un des deux plateaux. Alors que le croyant aura ses bonnes actions sur un plateau et ses mauvaises actions sur l’autre plateau.

9- Il y a la croyance en l’enfer à savoir la géhenne, c’est-à-dire de croire que l’enfer est déjà créé actuellement et qu’il demeurera sans fin.

10- La croyance au sirat qui est un pont qui surplombe l’enfer et auquel les gens parviendront. L’une de ses deux extrémités est sur la terre changée (sur laquelle il y a le rassemblement), l’autre atteint le voisinage du paradis après l’enfer. Les gens passeront le long du pont. Les croyants seront de deux catégories : certains ne fouleront pas le pont mais passeront par la voie des airs en volant et d’autres le fouleront. D’autre part, une partie de ceux qui le fouleront tombera en enfer alors que les autres, Allah les en sauvera et seront épargnés de l’enfer.

11- Nous devons croire au bassin qui est un endroit où Allah a réservé une boisson pour les gens du paradis. Ils boiront de cette boisson avant d’entrer au paradis, après quoi plus aucune soif ne les atteindra, ils ne boiront des boissons du paradis que par pur plaisir. L’abreuvement au bassin aura lieu après le passage sur le pont.

12- Nous devons croire à l’intercession qui aura lieu en faveur des musulmans seulement. Les prophètes intercèderont, les savants qui œuvrent pour la religion également ainsi que les martyrs et les anges.

13- Nous devons croire au paradis qui est la résidence de la félicité.

Il se trouve au-dessus des sept cieux ; c’est la demeure de la paix, de la félicité et de la joie. Allah l’a préparé pour les croyants. Il contient des fleuves de miel pur, de lait et d’un khamr qui n’est pas comme les boissons alcoolisées de ce bas monde qui font perdre la raison ; et il y a au paradis d’autre sorte de félicités éternelles. Au paradis la félicité est sensible : le musulman l’éprouve par le corps et par l’âme. Au paradis il y a des degrés, certains sont plus élevés que d’autres. Le plus haut des degrés du paradis est celui des prophètes. Les gens du paradis ne ressentiront ni tristesse ni chagrin, ils ne tomberont pas malades, ils ne vieilliront pas et ne mourront pas. Ils demeureront éternellement au paradis et n’en sortiront jamais. Ils seront dans une félicité éternelle, sans fin.

14- Il y a la croyance que la vision de Allah ta^ala avec les yeux dans l’au-delà est une réalité. Ceci est réservé aux croyants. Ils Le verront alors qu’ils seront au paradis, sans comment, sans ressemblance avec Ses créatures et sans direction, c’est-à-dire que Allah ta^ala ne sera pas dans une direction ni dans un endroit. Seulement ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis. Ils Le verront d’une vision ne comportant aucune confusion. Ils ne douteront pas si celui qu’ils ont vu est Allah ou autre que Allah, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, la lune n’étant pas voilée par des nuages, ne doute pas que c’est bien la lune qu’il voit. Le Messager a parlé de cela dans un hadith :

« إِنَّكم سترون ربّكم يوم القيامة كما ترون القمر ليلة البدر لا تضامُّونَ في رؤيته »

(‘innakoum satarawna rabbakoum yawma l-qiyamati kama tarawna l-qamara laylata l-badri la tadammouna fi rou’yatih )

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Vous verrez votre Seigneur au jour du jugement, vous ne douterez pas de cette vision tout comme vous ne douterez pas si vous voyez la lune une nuit de pleine lune ». Il a assimilé notre vision de Allah, dans le sens qu’elle ne comprend aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Le Messager n’a donc pas assimilé Allah ta^ala à la lune comme l’ont prétendu certains ignorants. En effet lorsqu’on leur mentionne ce hadith ils s’imaginent que Allah ressemble à la lune, certains ayant même professé cela et ceci est de la mécréance.

Allah ta^ala dit :

{ وجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرةٌ إِلَى رَبّهَا نَاظِرَةٌ }

( woujouhoun yawma’idhin nadirah, ‘ila rabbiha nadhirah )

ce qui signifie : « Ce jour-là, des visages resplendissants verront leur Seigneur »,

[sourat Al-Qiyamah / 22-23].

L’imam Abou Hanifah a dit :

( والله تعالى يُرى في الآخرة ، ويراه الـمؤمنون وهم في الجنة بأعين رُؤُوسهم بلا تشبيه ولا كميّة ، ولا يكون بينه وبين خلقه مسافة )

Ce qui signifie : « Allah ta^ala sera vu dans l’au-delà, les croyants le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance ni aucune quantité, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures ».

15 – Nous devons croire en l’éternité du séjour au paradis et en enfer. Il est un devoir de croire que les gens du paradis demeureront éternellement au paradis et que les gens de l’enfer demeureront éternellement en enfer. Il n’y aura pas de mort après cela.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

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COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Allah ta^ala dit : 

{ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ ءاَمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا }

(‘innama l-mou’minouna l-ladhina ‘amanou bi l-Lahi wa raçoulihi thoumma lam yartabou)

Ce qui signifie : « Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et en Son messager et qui n’ont point douté » [sourat Al-Houjourat].

Cela signifie que les croyants sont ceux qui ont cru en l’existence de Allah ta^ala et qu’Il n’a de ressemblance avec rien ; qui ont cru que Mouhammad est Son esclave et Son messager, qu’il est le dernier prophète envoyé à toute la création, hommes et jinn, qu’il est un être humain, qu’il n’a pas été créé à partir de la lumière et qu’il est véridique en tout ce qu’il a rapporté de la part de Allah. Les croyants sont ceux qui ont cru en tout cela et qui n’ont pas douté. En outre, le Messager de Allah a dit :

« أفضلُ الأعمالِ إيمانٌ لا شَكّ فيه »

(‘afdalou l-‘a^mali ‘imanoun la chakka fih )

ce qui signifie : « La meilleure des œuvres est une foi sans aucun doute » [rapporté par Mouslim].

Par conséquent, la croyance étant la meilleure des œuvres selon le jugement de Allah ta^ala –car c’est ce qui est indispensable à l’acceptation des œuvres de l’homme–, il convient au musulman de connaître les choses qui font sortir de l’Islam afin de les éviter et de préserver sa foi. En effet, celui qui ne connaît pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Ce qui rompt l’Islam et l’annule, c’est l’apostasie, que Allah nous en préserve, et celui qui a commis une apostasie a perdu toutes ses récompenses.

Allah ta^ala dit :

{ ومَن يَّكْفُرْ بِالإِيـمَانِ فَقَدْ حَبِطَ عَمَلُهُ }

(wa man yakfour bi l-‘imani faqad habita ^amalouh )

ce qui signifie : « Celui qui apostasie, la récompense de ses bonnes œuvres est annulée » [sourat Al-Ma’idah].

S’il meurt apostat, il entrera en enfer et y restera pour l’éternité, dans le cas où il ne revient pas à l’Islam avant sa mort.

L’apostasie est de trois sortes : par la croyance, par les actes et par la parole.

La première sorte est l’apostasie par la croyance : il y a douter au sujet de Allah, de Son messager ou du Qour’an. Parmi cette sorte d’apostasie, il y a aussi le fait de croire que Allah est une lumière ou qu’Il est une âme, ou croire que notre maître Mouhammad serait une partie de Lui. Celui qui croit que Jésus, ^IçaAl-Macih– est une partie de Allah n’est pas musulman non plus.

Le saint, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouciyy a mentionné ceci : « Celui qui croit que Allah emplit les cieux et la Terre ou qu’Il est un corps assis sur le trône est mécréant et ce, même s’il prétend qu’il est musulman ». Puis il a ajouté : « et la cause – de sa mécréance – c’est l’ignorance de la vérité ». Celui qui médite sur cette parole comprendra que l’ignorant n’est pas excusé dans un tel cas. De même celui qui croit que Allah est assis sur le trône n’est pas excusé car Allah ta^ala domine le trône par Sa puissance et n’en a pas besoin.

La deuxième sorte est l’apostasie par les actes : comme celui qui se prosterne pour une idole, ou qui jette le moushaf –le livre du Qour’an– ou une feuille contenant un nom de Allah dans les ordures délibérément. Il est un devoir de respecter les feuilles qui contiennent le nom de Dieu et il n’est pas permis de les jeter dans un endroit répugnant, même sans viser par là le rabaissement de ce qu’elles contiennent.

La troisième sorte  est l’apostasie par la parole : comme celui qui insulte Allah ta^ala ou qui Lui attribue un fils par la parole même s’il n’y croit pas ; comme celui qui insulte un prophète tel que Mouhammad, ^Iça –Jésus– ou Mouça –Moïse– ou Adam –Adam– ou quiconque parmi les prophètes.

Il y a également celui qui insulte un ange comme Jibril –l’ange Gabriel–, Mikail ou ^Azrail ou tout autre ange. De même celui qui dit : (Crée moi telle chose comme Dieu t’a créé) ou celui qui dit : (Allah réside dans les choses, Il est à l’intérieur d’elles) ainsi que toute parole qui comprend une moquerie claire au sujet de Allah, qu’il en ait visé le sens ou non.

L’Imam des deux Haram ^Abdou l-Malik Al-Jouwayniyy, l’un des grands savants, a dit : « Les spécialistes des fondements (‘ousoul) ont été unanimes quant au fait que celui qui prononce une parole de mécréance et qui prétend qu’il visait par là un sens éloigné est déclaré mécréant du point de vue apparent et du point de vue de la foi ».

La parole de certains impudents qui disent : (Jeûne et prie et la pauvreté t’atteindra) est aussi de la mécréance. Et ainsi la parole de certains : (Demain, nous serons bien au chaud en enfer), et la parole de celui qui dit : (Je suis mécréant) qu’elle soit dite en plaisantant ou en étant sérieux.

Sachez qu’il est un devoir de glorifier Allah, que l’on soit calme ou en colère et qu’il est interdit de se moquer de Allah dans les deux cas, les musulmans sont unanimes là-dessus.

L’Imam An-Nawawiyy a dit dans son livre Rawdatou t-Talibin : « Si un homme s’emporte contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment et qu’un autre lui dit : « N’es-tu pas musulman ? », s’il répond délibérément : non, il aura apostasié ». Cela veut dire tant que cela a été dit sciemment, même s’il était en colère.

Parmi les paroles de mécréance, il y a aussi le fait de renier le paradis, l’enfer, la résurrection ou l’exposition des actes au jour dernier. Il y a aussi le fait de dire au sujet du paradis qu’il s’agit de choses spirituelles – de paraboles – et non physiques, ou encore dire au sujet de l’enfer que le châtiment concerne l’âme et qu’il n’est pas physique. Les savants ont déclaré dans leurs écrits que celui qui a prononcé une de ces paroles délibérément et non par lapsus, de son plein gré et non sous la contrainte d’une menace de mort, en étant sain d’esprit et non en ayant perdu la raison, ses bonnes œuvres sont effacées. Les savants n’ont pas dit : On prend en considération s’il était calme ou en colère lorsqu’il a parlé.

Celui qui réfléchit à Sa parole ta^ala :

{ مَا يَلْفِظُ مِن قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ }

(ma yalfidhou min qawlin ‘il-la ladayhi Raqiboun ^Atid )

qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il y ait auprès de lui deux anges Raqib et ^Atid » [sourat Qaf] et qui a su que tout ce que dit la personne est inscrit par les deux anges, qu’on plaisante ou qu’on soit sérieux, qu’on soit en colère ou qu’on soit calme, celui qui tient à sa foi préservera sa langue de tout ce que Allah ^azza wa jall n’agrée pas.

N’accordez donc aucun crédit à la parole de certains ignorants qui n’ont aucune part dans la science de la religion et qui disent : (l’ignorant est excusé). Ceux-là ne font qu’ouvrir largement la porte à l’égarement et ne font que pousser les gens à l’ignorance, contredisant par cela la parole de Allah ta^ala :

{ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الذِينَ يَعْلَمُونَ والذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ }

(qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )

qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas » [sourat Az-Zoumar] et la parole du Messager de Allah  :

« طَلَبُ العِلْمِ ِفَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلِم »

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim )

qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman » [rapporté par Al-Bayhaqiyy] c’est-à-dire pour tout musulman et toute musulmane. Pour confirmer encore ce qui a été dit, citons la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée : « Personne n’est excusé par son ignorance lorsqu’il s’agit de ce qui fait sortir de l’Islam ».

   Le conseil à donner à celui qui a commis l’une de ces apostasies est de lui dire : reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages :

« je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu » car le fait de dire (‘astaghfirou l-Lah) « je demande à Dieu de me pardonner » ne lui est pas utile avant d’être revenu à l’Islam.

Qu’il se rappelle les bienfaits de Allah Qui l’a créé et Qui lui a accordé la parole, l’ouïe et la vue ; il ne lui est donc pas permis de se moquer de Allah ou de se révolter contre Lui. S’il le fait, ce sera lui le perdant, car nul ne nuit à Allah et nul ne Lui est profitable.  Allah n’a besoin de rien.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

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LE MOIS BENI DE RAMADAN SELON LA LOI DE L’ISLAM

Posté par elyasimran le 22 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

La détermination du commencement du Mois de

Ramadan selon la Loi de L’Islam

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« لا تقَدّموا رمضان بيوم أو يومين صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

(la taqaddamou Ramadan biyawmin ‘aw yawmayni soumou lirou’yatihi wa’aftirou  lirou’yatihi fa’in ghoumma ^alaykoum fa’akmilou ^iddata cha^bana thalathina yawma )

ce qui signifie : « N’anticipez pas Ramadan d’un jour ou deux. Jeûnez à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue , poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

Après ces éclaircissements donnés par la Sounnah pure, il n’est pas permis de se baser sur la parole d’un astronome pour déterminer le début du mois de Ramadan. Ainsi on connaît le commencement et la fin de tous les mois lunaires par l’observation du croissant de lune. Les musulmans, qu’ils soient parmi les prédécesseurs (salafs) ou de leurs successeurs (khalafs), avaient adopté cette voie. Les savants jurisconsultes ont mentionné qu’il n’est pas permis de se
fonder sur la parole d’un astronome pour déterminer le moment de l’apparition du croissant de Ramadan. Il est ainsi nécessaire d’observer, après le coucher du soleil du vingt neuvième jour de Cha^ban, le croissant de Ramadan. S’il est vu, le jeûne de Ramadan sera confirmé. Sinon, on complétera alors le mois de Cha^ban jusqu’à trente jours puisque les nuages en auront empêché l’observation.

Voyez comme Allah, par Sa miséricorde, facilite pour vous l’accomplissement du
bien : Le Messager de Allah a interdit de commencer le jeûne sans avoir, soit vu
préalablement le croissant de lune de Ramadan, soit complété le mois de Cha^ban par un trentième jour au cas où les nuages auraient empêché l’observation du croissant.

Les savants des quatre écoles sont unanimes pour dire que la base de la détermination du premier jour du mois de Ramadan est ce qui suit : « Le croissant sera guetté après le coucher du soleil du vingt-neuvième jour de Cha^ban [on observe du côté du couchant]. S’il est vu, le jour d’après sera le premier jour de Ramadan, et s’il n’a pas été vu, le jour d’après sera alors le trentième jour de Cha^ban et le jour d’après sera donc le premier Ramadan ».

Nous devons nous fier à cela et ne donner aucune importance aux assertions des personnes qui se basent sur les calculs astronomiques pour déterminer le début et la fin du mois du jeûne.

Ainsi, le Hafidh Waliyyou d-Din Al-^Iraqiyy décédé en l’an 826 H a dit :  » L’ensemble des Chafi^iyy suit cet avis. Le jugement n’est donc lié qu’à l’observation visuelle. Puis il a dit : « Et c’est aussi l’avis de Malik, Abou Hanifah, Ach-Chafi^iyy et l’ensemble des savants du Salaf et du Khalaf » – fin de citation.

Ibnou ^Abidin, décédé en l’an 1252 H, a dit dans son commentaire du livre Ad-dourrou qui compte parmi les plus célèbres livres de savants Hanafites : « sa parole « on ne donne pas de considération à la parole de ceux qui se basent sur le calcul » vise la détermination de l’obligation de commencer le jeûne pour les gens ». Puis il a dit : « Leur parole n’est pas prise en considération, et ce à l’unanimité, et il n’est pas permis à l’astronome de jeûner en se basant sur ses propres calculs ».

Ainsi, si un musulman ^adl, c’est-à-dire digne de confiance, voit le croissant de
Ramadan dans n’importe quel endroit de la terre, il nous sera permis de jeûner selon l’école de l’Imam Abou Hanifah sur la base de sa vision.

Il convient donc d’avoir la certitude de la vision du croissant avant de s’endormir, car celui qui se lève le matin du premier jour de Ramadan et qui trouve les gens en train de jeûner alors que lui n’en a pas formulé l’intention la veille, celui-là verra son jeûne de ce jour invalidé.

Il est donc nécessaire d’accorder une attention particulière à l’observation du croissant de Ramadan. Pour cela, on se fonde sur la parole de quelqu’un de digne de confiance, comme l’ont précisé les jurisconsultes du Salaf et du Khalaf. Quant au fait de se baser sur les calculs pour la détermination des débuts des mois lunaires, cela constitue une transgression claire et explicite de ce qui a été rapporté du Prophète – salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Notre conseil pour tout musulman est donc de s’attacher à ce qui a été dit par le
Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam – et à ce qui a été dit par les
jurisconsultes des quatre écoles dont la communauté est unanime à reconnaître le haut degré.

Que le musulman apprenne les lois du jeûne avant que commence le mois de Ramadan. Qu’il apprenne ces lois auprès de gens de confiance et possédant la science nécessaire, ayant eux-mêmes appris cela auprès de gens également de confiance et possédant la science nécessaire, et ainsi de suite, de sorte qu’il y ait une chaîne de transmission remontant jusqu’au Messager de Allahsalla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Ô Allah apprends-nous ce qui nous est utile, fais que nous tirions profit de ce que Tu nous apprends. Aide-nous afin que nous accomplissions le jeûne, les veillées de prières et que nous entretenions nos liens familiaux. Ô Toi, Le Seigneur des mondes,

Ô Allah.

Allah soubhanahou wa ta^ala a ordonné aux musulmans de jeûner le mois de Ramadan.

Allah ta^ala dit :

(ya‘ayyouha l-ladhina’amanou koutiba ^alaykoumou s-siyamou)

ce qui signifie : « Ô vous qui avez cru, le jeûne est un devoir pour vous », [ sourat Al-baqarah ‘ayah 183].

Cette obligation a été révélée au mois de Cha^ban de la deuxième année après l’Hégire.

Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation éminente et fait partie des choses les plus importantes de l’Islam. Les musulmans se réjouissent de son approche : c’est le mois des bienfaits, des actes d’obéissances et des bénédictions. C’est le meilleur mois de l’année. Parmi les nuits de ce mois il y a la meilleure des nuits : la nuit de al-qadr - la nuit de la destinée -.

Jeûner, c’est s’abstenir pendant la journée (depuis l’aube jusqu’au coucher) de ce qui rompt le jeûne. Il faut avoir eu durant la nuit l’intention de jeûner la journée du lendemain.

Jeûner est une obligation pour tout musulman pubère, sain d’esprit, capable de jeûner. Il n’est pas valable de la part du mécréant d’origine, ni de l’apostat.

Le jeûne n’est pas valable de la part de la femme qui a les règles ou les lochies. Il leur est un devoir à toutes deux le rattrapage.

Il est permis de ne pas jeûner pour un voyageur qui fait un voyage permettant de raccourcir les prières de quatre à deux rak^ah. Il appartient à un malade, à une femme enceinte ou à une femme qui allaite, pour qui le jeûne présente une difficulté insupportable de ne pas jeûner ; et il leur est un devoir le rattrapage.

Le jeûne de Ramadan devient obligatoire dans l’un ou l’autre des deux cas suivants:

1-lorsque le mois de Cha^ban a  atteint trente jours.

2-lorsqu’on a aperçu le croissant de lune du mois de Ramadan, la nuit qui suit le vingt-neuvième jour de Cha^ban, conformément à la parole du Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam :

« صُوموا لِرُؤيَتِهِ وأَفْطِروا لرؤيته فإن غُمَّ عَلَيكُم فَأَكْمِلُوا عِدَّةَ شَعْبَان ثَلاثين يوماً »

(soumou lirou’yatihi wa’aftirou  lirou’yatihi fa’in ghoumma ^alaykoum fa’akmilou ^iddata cha^bana thalathina yawma )

ce qui signifie : « Jeûner à la vue [du croissant] et interrompez le jeûne à la vue [du croissant] et si vous ne l’avez pas vue , poursuivez le compte de Cha^ban à trente jours » [rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim].

Par conséquent, celui qui a vu le croissant de lune de Ramadan doit jeûner ; de même celui qui ne l’a pas vu lui-même mais a été informé de son apparition par un musulman ^adl - juste -, libre et qui n’est pas connu pour être un menteur.

Les obligations du jeûne:

Les obligation du jeûne sont au nombre de deux :

1 – L’intention: elle a lieu dans le cœur et elle est requise pour chaque jour du mois. On dit par exemple dans son cœur: (nawaytou sawma ghadin ^an’ada‘i fardi Ramadana hadhihi s-sanata ‘imanan wa-htiçaban li l-Lahi ta^ala ) ce qui signifie :  » Je fais l’intention de jeûner le jour qui vient au titre de l’obligation du jeûne de Ramadan de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah ta^ala « . Le temps de l’intention va du coucher du soleil jusqu’à l’apparition de l’aube.

Chez certains savants, il suffit de faire l’intention durant la nuit du premier jour de Ramadan pour tous les jours du mois. On dit avec son cœur : « j’ai l’intention de jeûner trente jours au titre de l’obligation du jeûne de Ramadan de cette année, par acte de foi et par recherche de la récompense de Allah ta^ala « .

2 – S’abstenir de toutes les choses qui rompt le jeûne : ceci depuis l’apparition de l’aube véritable jusqu’au coucher du soleil.

Celui qui mange ou boit par oubli, même en quantité et même durant le jeûne surérogatoire, n’a pas rompu son jeûne.

Les causes de rupture du jeûne :

1- le fait de manger : ne serait-ce qu’un grain de sésame, ou bien de boire ne serait-ce qu’une goutte d’eau ou de médicament, si on se rappelle qu’on est en train de jeûner ;

2- les gouttes : dans le nez ou les oreilles si le médicament parvient jusqu’à l’intérieur du corps et également le clystère par les deux orifices  inférieurs, antérieur ou postérieur. Les gouttes dans les yeux en revanche, ne rompent pas le jeûne ni l’injection à travers la peau, le muscle ou les veines.

3- l’évanouissement qui dure toute la journée : le jeûne de quiconque est resté évanoui toute la journée, de l’aube au coucher du soleil, n’est pas valable. Il en est de même pour celui qui est atteint de folie, ne serait-ce qu’un instant.

4- se faire vomir: en mettant le doigt ou quelque chose du même genre dans la bouche pour provoquer le vomissement. Par contre, le jeûne n’est pas rompu par un vomissement involontaire du moment qu’on n’en avale rien.

5- l’apostasie : Parmi les choses qui rompent le jeûne il y a le fait de se retrouver dans la mécréance, par plaisanterie ou par colère, en se rappelant le jeûne ou pas, car l’acte d’adoration n’est pas valable d’un mécréant. Pour cela, il est un devoir d’éviter la mécréance avec ses trois sortes et de ne pas y tomber de façon absolue que ce soit la mécréance par la parole, comme celui qui insulte Allah ou l’Islam ; la mécréance par la croyance, comme le fait de croire que Allah est un corps, une lumière ou une âme ou qu’Il serait au-dessus du Trône ; et la mécréance par le geste : comme le fait de jeter le Qour’an dans les ordures ou la prosternation pour une idole.

6- le rapport sexuel : durant le jour délibérément en se rappelant du jeûne ;

7- émettre du maniyy : suite à un contact direct peau contre peau durant le jour délibérément en se rappelant du jeûne, mais si le maniyy sort dans le rêve le jeûne n’est pas rompu ;

8- les menstrues ou les lochies.

9- la folie même un instant.

Celui qui a rompu un jour de jeûne de Ramadan sans excuse valable selon la religion s’est chargé d’un péché et du rattrapage immédiatement après Ramadan et le jour de la fête.

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Les sortes de mécréance et les catégories de mécréants

Posté par elyasimran le 21 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

Les sortes de mécréance et les catégories de mécréants dans Religion

 

La louange est à Allah, l’Unique, l’Indivisible, Celui Qui n’a pas d’associé, Celui Dont toute chose a besoin alors que Lui n’a besoin de rien. Que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de sa famille de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître et à notre Bien-aimé Ahmad, que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes.

Allah ta3ala dit :

Sourat_Mouhammad_34 dans Religion

[sourat Mouhammad / 34] ce qui signifie : « Certes, ceux qui ont mécru et ont dévié de la voie agréée par Allah puis sont morts mécréants, à ceux-là, Allah ne pardonne pas ».La mécréance est l’opposé de la croyance, tout comme l’obscurité est l’opposé de la lumière. Elle se divise en trois catégories : l’assimilation (tachbih), l’incrédulité (takdhib) et le négationnisme (ta3til).

L’assimilation ou tachbih : c’est-à-dire le fait d’assimiler Allah à Ses créatures.

L’incrédulité ou takdhib : c’est-à-dire refuser de croire ce qui a été révélé dans le Qour’an Al-Karim, ou ce qu’a rapporté le Messager Sc d’une manière confirmée, comme par exemple renier la résurrection conjointe des corps et des âmes ou renier l’obligation de la prière, du jeûne ou de la zakat.

Le négationnisme ou ta3til : c’est renier l’existence de Allah ta3ala et c’est la pire des mécréances.

Il y a deux genres de mécréant : le mécréant d’origine, ou bien l’apostat de l’Islam (mourtadd).

Le mécréant d’origine : c’est celui qui est né de parents mécréants et qui est devenu pubère en ayant la croyance des mécréants.

L’apostat : c’est la personne qui était musulmane et qui est tombée dans une des sortes de mécréance.

Allah ta3ala dit :

 

Sourat_At-Tawbah_65_66

[sourat At-Tawbah / 65-66] ce qui signifie : « Dis : Est-ce de Allah, de Ses signes et de Son messager que vous vous moquiez ? Ne vous cherchez pas d’excuses, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants ».

L’apostasie (riddah), c’est la sortie de l’Islam, et c’est une odieuse mécréance. C’est pour cela qu’il est un devoir pour chaque musulman de conserver son Islam et de le garder de cette apostasie qui le corrompt, l’annule et le rompt, que Allah ta3ala nous en protège.

Les sortes de l’apostasie : l’apostasie est de trois sortes comme l’ont classée les savants : par la croyance, par les actes et par la parole.

Chaque sorte d’apostasie comporte des ramifications nombreuses.

1-La mécréance par la croyance : comme par exemple nier l’existence de Allah ta3ala, croire que Allah est impuissant ou ignorant, ou croire que Allah est un corps, une lumière ou une âme. C’est par Allah ta3ala que l’on recherche la protection. C’est aussi par exemple croire que consommer de l’alcool est licite ou que le vol est licite. Ou également croire que Allah n’a pas rendu obligatoire les cinq prières, le jeûne du mois de Ramadan, la zakat ou le pèlerinage.

2 -La mécréance par les actes : comme par exemple jeter le livre du Qour’an (Al-Mous-haf) ou des feuilles comportant de la science de la religion délibérément dans les ordures ; ou se prosterner pour une idole, le soleil ou bien pour toute autre créature si c’est en vue de l’adorer, ou encore par exemple écrire des ayah du Qour’an avec de l’urine.

3 -La mécréance par la parole : par exemple insulter Allah ta3ala ou insulter un des prophètes ou un des anges, insulter l’Islam, le Qour’an ou se moquer de la prière ou du jeûne.

Le Messager de Allah Sc a dit :

At_Tirmidhiyy_Apostasie_Parole

[rapporté par At-Tirmidhiyy] ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave [de Allah] prononce un mot dans lequel il ne voit pas de mal, mais à cause duquel il chutera en enfer [pendant] soixante-dix automnes », c’est-à-dire une distance parcourue en soixante-dix ans de chute, et cela correspond au temps nécessaire pour atteindre le fond de la géhenne qui est réservé aux mécréants. Ce hadith est une preuve que la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition d’avoir eu connaissance de la loi correspondante, de se satisfaire de l’acte et de croire en la signification du terme prononcé.

Le Messager de Allah Sc a dit :

At_Tabaraniyy_p%E9ch%E9

[rapporté par At-Tabaraniyy] ce qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam provient de sa langue ».

La règle : c’est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie une moquerie ou un dédain à l’égard de Allah, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges, de Ses rites, des signes de Sa religion, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est de la mécréance. Alors, que l’homme prenne garde à cela, de toutes ses forces dans n’importe quelle situation.

Remarque utile : Les savants ont dit : nier ce qui est connu d’évidence dans la religion est de la mécréance. Etre connu d’évidence dans la religion signifie que la chose est connue chez les musulmans, le savant comme le commun d’entre eux. Ce n’est pas une chose connue des seuls savants. C’est le cas de l’obligation des cinq prières, du devoir du jeûne de Ramadan, du caractère licite de la vente et de l’achat et de l’interdiction de la consommation d’alcool ou du vol.

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Mouhammed Ibnou Abdel Wahhab fondateur de la secte Wahhabite

Posté par elyasimran le 21 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

Mouhammed Ibnou Abdel Wahhab fondateur de la secte Wahhabite dans Religion

 

La louange est à Allah le Seigneur des Mondes , que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammed l-Amîn et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’iI craint pour elle .

Les Wahhabites disent que tous ceux qui disent : « Ya Mouhammad » après sa mort sont des mécréants. Or Ibnou Taymiyyah a cité dans son livre “Al-Kalimou t-Tayyib” que le compagnon Abdou l-Lah Ibnou Oumar, que Allah les agrée lui et son père, a dit : « Ya Mouhammad » et que sa jambe a été instantanément guérie . Par leur règle, les Wahhabites ont donc rendu mécréant Ibnou Taymiyyah puisqu’il a cité cela comme une bonne parole, et ils ont aussi rendu mécréant le grand compagnon du Prophète.

 

On voit que dans son livre intitulé ” Kitab At-Tawhid “  Mohammed Ibnou Abdel Wahhab dit ( page 65 )  : ” Il est Chirk de rechercher de l’aide auprès de quelqu’un d’autre que Dieu ” . Ci dessous les scans :

 

 dans Religion    

 

 

 

En image voici la contradiction de Mohammed Ibnou Abdel Wahhab avec Ibnou Taymiyya ” dans son livre “Al-Kalimou t-Tayyib” ci dessous :

  

Mouhammed Ibnou Abdel Wahhab dit que de demander de l’aide a autre que Allah est du Chirk et nous voyons ici le paradoxe dans le Livre de Ibnou Taymiyya  “Al-Kalimou t-Tayyib” en citant la parole ” Ya 3ibada Allah ahbissou , Ya 3ibada Allah ahbissou ” . Comme nous l’avons déjà vu avant Ibnou Taymiyya rapporte également que lorsque la jambe du compagnon Abdoul-Lah Ibnou Oumar a étais paralisé il a cherché de l’aide auprès du Prophète en disant ” Ya Mouhammed ” (qui est une Formulation de Tawwassoul ).Et ceci est connu chez les Wahhabite comme étant du Chirk ( mécréance ) .Par leur croyance les Wahhabites on rendu mécréant leur propre Chaykh Ibnou Taymiyya ainsi que le compagnon Abdoul-Lah Ibnou Oumar et les rapporteurs du Hadith comme Al-Boukhariyy , An-Nawawi et d’autres encore leurs scans ci dessous :

 

Kitab Al’Adabou l-Moufrad ( Imam Al-Boukhariyy ):

 

Kitab Al-’Adhkar (Imam An-Nawawi ):

 

 

De fait, nous voyons clairement l’égarement  de la secte Wahhabite !!

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HADITH DE AL-JARIYAH

Posté par elyasimran le 12 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahi

 

EXPLICATION DU HADITH DE AL-JARIYAH ET D’AUTRES TEXTES NON EXPLICITES 

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad. 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : 

« إنَّ الإسْلاَمَ بَدَأَ غَرِيباً وَسَيَعُودُ غَرِيباً كَمَا بَدأَ فَطُوبَى لِلْغُرَبَاء »  

(‘inna l-‘islama bada’a ghariban wa saya^oudou ghariban kama bada’ fatouba li l-ghouraba ) 

Ce qui signifie : « L’Islam est apparu étranger et redeviendra étranger comme il a commencé, alors bonne nouvelle aux étrangers », [rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy], On lui a demandé : Qui seront les étrangers ô Messager de Allah ? Il a dit : 

« الذِينَ يُصْلِحُونَ مِنْ سُنَّتِي مَا أَفْسَدَ النَّاس »  

(‘al-ladhina youslihouna min sounnati ma ‘afsada n-nas ) 

Ce qui signifie : « Ceux qui corrigeront ce qui a été corrompu dans la voie –sounnah – que j’ai tracée ». 

Or la Sounnah du Prophète est la Loi que le Prophète a transmise, c’est à dire la croyance et les jugements de la Loi révélée. Il y a dans ce hadith la bonne nouvelle pour celui qui s’attachera, à notre époque où la corruption s’est répandue dans la communauté, à la Sounnah du Prophète  c’est-à-dire à sa Loi révélée. 

Si un assimilationniste [mouchabbih : qui assimile Allah à Ses créatures] prétend que (le Qour’an et le hadith indiquent que Allah ta^ala est localisé dans la direction du haut), comment lui répondre ? La réponse vient des textes eux-mêmes car ce groupe, le groupe des assimilationnistes prétend que : (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même et nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même). Ils veulent insinuer par leur parole (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même) qu’il faudrait confirmer que Allah a une ressemblance avec les créatures. Ensuite, par leur  parole : (nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même), ils insinuent qu’il faudrait nier qu’Il est exempt de la localisation dans l’espace et les directions, et qu’Il est exempt du fait d’être un corps et de tous les attributs des corps tels que le mouvement, l’immobilité, le déplacement, le changement d’humeur et de tous les attributs des corps. 

Les assimilationnistes les plus anciens disaient : (Allah est un corps impalpable, une lumière qui scintille). Quant à ceux de notre époque, ils disent qu’Il est un corps palpable ! Pour preuve, ils disent : (Au jour dernier, lorsqu’il sera demandé à l’enfer : Es-tu plein ? Et qu’il répondra : Y en a-t-il encore ? Alors Allah y mettra son pied sans qu’il soit brûlé) ! C’est bien la preuve qu’ils attribuent le corps à Allah 

Si l’un d’entre eux s’avise maintenant de citer le hadith de Al-Jariyah comme preuve que le Prophète aurait soi-disant demandé : (où est Dieu ?) et que la femme esclave aurait répondu (dans le ciel), on lui répond ce qui suit : Ce hadith contredit un hadith moutawatir [hadith rapporté par un grand nombre de compagnons, témoins auditifs ou oculaires, à un grand nombre de rapporteurs à chaque génération], qui a été rapporté par quinze ou seize compagnons. Le hadith moutawatir comporte sa parole ^alayhi s-salam

« حتى يشهدوا أَن لاَّ إِلـه إلاَّ الله وأنِّي رَسُولُ الله »  

(hatta yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anni raçoulou l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que je suis le Messager de Allah ». 

Ce hadith signifie donc qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages. 

Le hadith de Al-Jariyah, dans sa version rapportée par Mouslim, comporte le sens que le Prophète se serait contenté de la parole (fi s-sama) de cette esclave pour la juger musulmane. Le maître de cette esclave l’avait effectivement amenée pour que le Prophète vérifie qu’elle était croyante dans le but de l’affranchir. Dans ce hadith, le Prophète aurait demandé à l’esclave : (‘ayna l-Lah), elle aurait répondu : (fi s-sama ) puis il lui aurait demandé (man ‘ana ) « Qui suis-je ? » elle aurait répondu : « Le Messager de Allah », il aurait alors dit à son maître : ce qui signifie : « Libère-la car elle est croyante ». D’une part la version rapportée par Mouslim ne viendrait que d’un seul compagnon. D’autre part, expliquer ce hadith selon le sens apparent présente une contradiction avec le hadith moutawatir qui a été rapporté, lui, par quinze compagnons. En effet, le hadith de Al-Jariyah donne l’illusion qu’il suffirait que quelqu’un dise : (Allah fi s-sama) pour être jugé croyant alors que ceci est contraire à la vérité. Voilà donc comment on les reprend. Si maintenant quelqu’un avance que les savants qui ont commenté MouslimAn-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres– ont approuvé ce hadith, le hadith de Al-Jariyah, la réponse à leur faire est la suivante : Ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent mais ils l’ont interprété. An-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres qui ont commenté le livre de Mouslim n’ont pas pris ce hadith selon le sens apparent comme vous l’avez fait vous-mêmes mais ils ont dit que (‘ayna l-Lah) vient dans le sens de l’interrogation sur la glorification et l’éminence de Allah et non pas dans le sens de l’interrogation sur la localisation dans l’espace. En effet on dit dans la langue arabe (‘ayna foulan‘ayna Untel– ?) dans le sens de quel degré a-t-il ? Quelle est l’élévation de son mérite ? D’autre part, lorsque l’on dit (fi s-sama), cela peut signifier, dans la langue arabe, la supériorité du mérite. C’est de cette manière que les deux savants du hadith, An-Nawawiyy et Ar-Raziyy, l’ont interprété : ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent comme l’ont fait les assimilationnistes. Si vous abandonniez le sens apparent et si vous interprétiez le hadith comme ils l’ont interprété, vous seriez sauf de la mécréance par rapport à cette question-là, à l’exemple de ces illustres savants lorsqu’ils l’ont compris différemment du sens apparent et en ont fait l’interprétation : ils ont écarté le sens qui vient communément à l’esprit, ils ne l’ont pas expliqué selon le sens apparent et se sont ainsi préservés de la mécréance. 

Quant à celui qui en retient le sens apparent et déclare : (ceci est une preuve que Allah est localisé dans le ciel), son jugement est qu’il n’est pas musulman. L’expression (fi s-sama) est utilisée dans la langue tantôt pour indiquer la localisation, tantôt pour exprimer le mérite : Allah a révélé ainsi qu’Il a des attributs de perfection, qu’Il a plus de science que tous ceux qui ont une science, qu’Il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance et qu’Il a une volonté qui se réalise en toute chose. Le terme (‘ayna) vient donc pour interroger au sujet de la localisation dans l’espace et il vient également pour interroger au sujet du mérite et de l’éminence. Toute la question revient finalement à dire que le hadith qui est connu sous le nom de Hadithou l-Jariyah, que les assimilationnistes (mouchabbihah) retiennent en s’attachant à la version rapportée par l’Imam Mouslim, ce hadith n’est pas jugé sahih par les savants du hadith. Et ceci pour deux raisons : 

1- Parce que le hadith est moudtarib [moudtarib : hadith rapporté avec des versions incompatibles et qui ne sont pas conciliables entre elles. Les savants ont dit qu’on ne peut se référer à un hadith moudtarib pour la croyance]. Le hadith a effectivement été rapporté par l’Imam Mouslim tel que nous l’avons cité mais il a aussi été rapporté dans les termes : (Qui est ton Seigneur ?) auxquels elle aurait répondu : « Allah », de même que par les termes : (‘ayna l-Lah) après lesquels elle aurait pointé le doigt vers le ciel. Il a enfin été rapporté dans les termes : 

« أتَشهَدينَ أن لا إلـه إلاّ الله »  

(‘atach-hadina ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Témoignes-tu qu’il n’est de dieu que Allah ? »auxquels elle a répondu : « oui ». Il lui a dit ensuite : 

« أتشهدين أنِّي رسولُ الله »  

(‘atach-hadina ‘anni raçoulou l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Témoignes-tu que je suis le Messager de Allah ? » et elle a répondu : « oui ». 

Cette dernière version a été rapportée par l’Imam Malik dans son livre Al-Mouwatta’. Or l’Imam Malik est plus fort dans la science du hadith que l’Imam Mouslim car sa chaîne de transmission est plus courte ; en effet, il n’y a entre lui et le Prophète que trois ou quatre rapporteurs du hadith

2- La seconde raison est que les versions comportant l’expression (‘ayna l-Lah) contredisent les fondements de la Loi (al-‘ousoul). En effet cela fait partie des fondements de la Loi révélée (chari^ah) de ne pas juger quelqu’un musulman sur sa parole : (Allah fi s-sama ). Cette parole est en effet commune aux différents courants des gens du Livre ainsi qu’à d’autres groupes. La seule chose reconnue dans la Loi révélée par Allah, c’est ce qui a été rapporté dans le hadith moutawatir que nous avons cité précédemment, c’est-à-dire qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages. 

Quant à leur façon de citer comme preuve le verset : (‘a‘amintoum man fi s-sama), la réponse à leur faire est que l’expression (man fi s-sama ) désigne les anges et que le mot (man) – qui signifie dans la langue arabe aussi bien « celui qui » que « ceux qui » – ne désigne pas Allah. Cette ayah n’est donc en rien une preuve que Allah serait dans le ciel. 

En effet, si les anges recevaient de la part de Allah l’ordre de faire engloutir par la terre ceux qui vouent l’adoration à autre que Allah, ils le feraient. 

De même pour le verset suivant qui concerne des vents puissants. Si Allah leur ordonnait de le faire, les anges pousseraient les vents sur qui seraient ainsi exterminés. Tel est la signification de la ayah de souratou l-Moulk : (‘a‘amintoum man fi s-sama’i ‘an-yakhsifa bikoumou l-‘arda ) et de la ayah qui la suit :(‘am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba ) c’est-à-dire des vents très puissants. Ces versets sont interprétés conformément à ce qui a été rapporté dans le hadith sahih : 

(‘irhamou man fi l-‘ardi yarhamkoum man fi s-sama

Qui signifie : « Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans les cieux seront alors miséricordieux avec vous». Ce hadith a également été rapporté dans les termes suivants : (‘irhamou ‘ahla l-‘ardi yarhamkoum ‘ahlou s-sama ) qui signifient : « Soyez miséricordieux envers les habitants de la terre, les gens du ciel seront alors miséricordieux avec vous ». Cette version explique que ce qui est visé par l’expression (man fi s-sama ) dans la première version du hadith et dans la ayah : ce sont les anges car ce sont eux les habitants des cieux. En effet, on ne qualifie pas Allah par l’expression : (‘ahlou s-sama ) « les gens du ciel ». Cette expression concerne bien les anges car ce sont eux les gens des cieux. Voilà la réponse à donner aux assimilationnistes, quand ils se servent de ces deux versets pour appuyer leur mauvaise croyance que Allah serait dans le ciel. 

De même pour tous les versets non explicites auxquels ils s’attachent et qui, en apparence, pourraient donner l’illusion que Allah serait un corps localisé dans la direction du haut, qu’Il bougerait, qu’Il se déplacerait du haut vers le bas jusqu’au ciel de ce bas monde et qu’Il descendrait sur terre au jour dernier avec les anges, comme dans le cas de la ayah : (wa ja’a Rabbouka wa l-malakou saffan saffa ) dont le sens apparent est que Allah viendrait avec les anges rang par rang, toutes ces ayah doivent impérativement être interprétées par un autre sens que le sens apparent. 

Nous leur disons que tout verset non explicite qui serait pris selon le sens apparent impliquerait des contradictions dans le Qour’an alors que le Qour’an en est absolument exempt. Si ces versets étaient interprétés selon le sens apparent, ils contrediraient d’autres versets non explicites dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction de la terre, comme par exemple Sa parole : (wa li l-Lahi l-machriqou wa l-maghribou fa‘aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ) [sourat Al-Baqarah / 115]. Le sens apparent de ce verset est que Allah serait aux horizons de la terre et que, quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige dans la prière, vers le nord, vers le sud, vers l’est ou vers l’ouest, on se dirigerait vers Allah Lui-même. Dans ce verset, ils n’ont pas retenu ce sens-là et ils ont bien délaissé le sens apparent ! On leur dit : Ce sont tous des versets du Qour’an et pourtant vous ne prenez pas le sens apparent des versets dont le sens apparent est que Allah serait sur terre ou ce qui est de cet ordre, comme le verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi sayahdin ) [sourat As-Saffat / 99]. Ce verset relate l’histoire de notre maître ‘Ibrahim qui a dit, lorsqu’il a quitté son peuple qui avait refusé de lui obéir et n’avait pas accepté d’abandonner l’adoration des idoles : (‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ). Le sens apparent de ce verset est que Allah se trouverait en Palestine car c’est bien là-bas que notre maître ‘Ibrahim avait l’intention d’aller. Vous ne prenez pas le sens apparent de ce verset ni du précédent. 

Pourquoi retenez-vous le sens apparent dans certains cas et ne le faites-vous pas dans tous les autres cas, alors que ce sont toutes des ayah du Qour’an ? C’est-là un jugement arbitraire de votre part c’est-à-dire un agissement sans aucun fondement. 

Pour ne pas aboutir à une contradiction dans le Qour’an, il n’y a pas d’autre choix que de donner un autre sens que le sens apparent à tous les versets non explicites dont le sens apparent fait croire que Allah serait localisé dans la direction du haut ainsi qu’à tous les versets dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction du bas. Il est obligatoire de ne pas les prendre dans leur sens apparent : les uns comme les autres doivent être interprétés. 

Voilà ce que les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit : On interprète sans comment ni forme ni endroit en disant : On interprète conformément à ce qui est digne d’être attribué à Allah. Ainsi dans le verset : (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa ), il faut exempter Allah de la localisation ou de la position assise sur le trône. 

Et dans le verset :( fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ), nous disons : (fathamma qiblatou l-Lah ) comme l’a dit l’un des savants du Salaf, Moujahid, l’élève de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux : (wajhou l-Lah ) signifie donc : la qiblah que Dieu agrée pour votre prière surérogatoire lorsque vous êtes en voyage sur une monture. 

Quant au verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ), il signifie : « Je vais là où je peux adorer Allah sans subir de mal », car le peuple de ‘Ibrahim avait essayé de le tuer en le projetant dans le feu ; il en était ressorti sain et sauf mais cela ne les avait pas convaincus et ils avaient refusé de le suivre dans l’Islam. 

Al-Boukhariyy a rapporté que le Prophète a dit : ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous est dans la prière, il est en train d’implorer et d’adorer son Seigneur. Qu’il ne crache pas devant lui ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur est entre lui et la qiblah ». Le sens apparent de ce hadith est que Allah se trouverait entre celui qui prie et la qiblah. Or ce hadith a une chaîne de transmission plus forte que le hadith de Al-Jariyah. Il signifie que le musulman qui s’adonne à l’adoration de son Seigneur pendant sa prière, qu’il ne crache pas en direction de la qiblah ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur se trouve entre lui et la qiblah

Al-Boukhariyy a également rapporté de ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que le Messager de Allah a dit : Le sens apparent du hadith signifie que Allah serait plus proche de la personne par la distance que le cou de sa propre monture. En réalité, ce hadith signifie : épargnez-vous et ne vous efforcez pas d’élever beaucoup la voix dans vos takbir et vos évocations car rien n’échappe à l’ouïe, à la vue et à la science de Allah ^azza wa jall, Il sait absolument tout de vous. Il est Celui Qui sait tout de vous, Qui entend tout et Qui exauce ce qu’Il veut à qui Il veut. Il n’est donc pas question ici d’une proximité physique, comme le cou de votre monture serait proche de l’un d’entre vous, mais du fait que Allah sait tout de vous en tout instant et où que vous soyez.  

En résumé : 

Celui à qui Allah a accordé la bonne compréhension et qu’Il a guidé vers la vérité aura su que l’Islam est la religion de l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures et que Allah existe sans comment et sans endroit. La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Cette brochure est destinée à montrer que les assimilationnistes –les mouchabbihah– n’ont aucune preuve ni dans le Qour’an ni dans le hadith que Allah serait dans le ciel ou au-dessus du ciel. En effet, la croyance de tous les musulmans est que Allah existe sans endroit et sans comment

Allah ta^ala dit : 

{ قََََُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ }  

( qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )  

ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui ont la science et ceux qui ne l’ont pas ? ». 

Et le Messager de Allah a dit : 

« طَلَب العِلْمِ فَرِيضَةٌ على كُلِّ مُسْلِمٍ »  

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim)  

Ce qui signifie : « Quérir la science est une obligation pour tout musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy].

  

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

 

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Ibn Outheymin ( Hadith an-Nouzoul )

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim

al-Outheymin

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes, que l’honneur et l’élévation en degrés soient accordés au Messager de Allah Ibn Outheymin ( Hadith an-Nouzoul ) dans Religion Sc

Ibn Outheymin parle du Hadith An-Nouzoul dans son livre qu’il a appelé ” Fatawa al Aqida “. Pour expliquer ce hadith et appuyer sa croyance d’antropomorphiste ( moujassim) , il prend pour référence non pas un salaf mais un homme du 8ième siècle de l’hégire Ibnou Taymiyya ( la plus ancienne référence de la secte Wahhabite). Bien évidemment car aucuns savants du Salaf n’ont intréprétés ce hadith comme tous les Wahhabites -Pseudos Salafites- l’ont fait. Ibn Outheymin dit de ce hadith que le nouzoul au sujet de Allah est haqiqi ( véritable ), c’est à dire qu’il attribut a Allah une descente véritable de son propre Etre. La phrase exacte en arabe qu’il dit est :

نزول الله نفسه حقيقة

Voici les scans du livre d’Ibn Outheymin : ( Cliquez sur l’image pour l’agrandir )

al-Outheymin al-Outheymin

Maintenant nous allons voir comment procèdent les vrais savants reconnus de la communauté musulmane pour expliquer ce hadith. En effet ils mettent dans leurs livres les interprétations qu’ont faites les savants du salaf car ceci est la voie de la droiture comme nous la indiqué la meilleure créature d’Allah Ta3ala : Les savants sont les héritiers des Prophètes et les meilleures de la communauté font partis du Salaf ( trois premiers siècles de l’hégire ).


Voici le livre intitulé ” Sharh Sahih Muslim ” l’un des célèbres livres de référence écrit par notre grand Imam an-Nawawi :

an-Nawawi an-Nawawi an-Nawawi

L’Imam an-Nawawi a écrit un commentaire du recueil de hadith de l’Imam Muslim. Lorsqu’il en vient au chapitre de la prière, et qu’il doit expliquer le hadith dont le sens apparent est que Dieu descendrait au troisième tiers de la nuit, et qui commence par “Yanzilou Rabbouna ila s-samaa’i d-dounya”, il dit: ” Ce hadith fait partie des hadiths qui traitent des attributs de Dieu. Il y a, au sujet de ces hadith, deux voies principales (madhhab) au sujet de la croyance, que nous avons déjà clarifiées dans le livre au sujet de la Foi , et le résumé en est: l’un de ces madhhabs est: le madh-hab de la plupart des Salaf, et de quelques-uns des moutakallimoun [c'est-à-dire des théologiens, qui sont venus après le salaf], qui consiste à croire en ces textes comme étant véridiques, en fonction de ce qui convient à Dieu, et que leur sens apparent (dhahiriha) que nous connaissons n’est pas le sens visé, et évitant de parler de son interprétation, avec la conviction que Dieu est exempt des attributs des créations, et entièrement exempt du mouvement, du déplacement, et du reste des autres états de la création.

La seconde voie est le madh-hab de la plupart des moutakallimoun et d’une partie du Salaf, et qui est rapportée de Malik, et d’al-Awza’i: cela consiste à interpréter les textes en fonction de ce qui est digne de ALLAH. Ils l’ont fait et ils ont interprétés ce hadith avec deux explications: l’une d’entre elles est un ta’wil par Malik ibn Anas et d’autres, qui a dit: ce sont Sa Miséricorde (rahmah), Son Ordre (amr) et Ses anges qui descendent, comme on peut dire: “le sultan a fait ceci” alors que cela a été fait effectivement par des personnes sous son commandement [et non par lui personnellement]“. Le deuxième type d’explication est que ceci est au sens figuré, c’est-à-dire que le sens serait que ceux qui invoquent seront acceptés, et qu’il seront exaucés et recevront des “bonnes choses” (al-lotf).

Nous voyons une fois de plus, que Ibn Outheymin est bien loin de la croyance de Ahlou Sounnah. Cet homme prend ce hadith au sens apparent alors que notre grand Imam Malik en a fais l’interprétation ( Ta’wil ), il ne l’a pas pris au sens apparent comme le font les moujassimah ( antropomorphistes ) de nos jours, qui sont les WAHHABITES -Pseudos Salafites-.

Chèrs frères et soeurs attachez vous à la Croyance de Ahlou Sounnah, soyez en garde et mettez en garde contre ce groupe égaré qui a pour croyance l’assimilation de Allah avec ses créatures. Comme l’a dit notre grand Imam  Ibnou Sirin  « Certes cette science est la science de la religion, faites donc particulièrement attention de qui vous prenez votre religion. » Rapporté par Mouslim.

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Les wahhabites ,sois-disant salafi, disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations contrairement à ce qu’a dit l’Imam Chafi^iyy, que Allah l’agrée.

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

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La louange est à Allah, l’Unique, l’Indivisible, Celui Qui n’a pas d’associé, Celui Dont toute chose a besoin alors que Lui n’a besoin de rien. Que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de sa famille de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître et à notre Bien-aimé Ahmad, que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes.

Les wahhabites qui se font appeler salafis considèrent que celui qui divise l’innovation en bonne et mauvaise aura contredit le Prophète comme l’a dit parmi  eux Al-Fawzan dans son livre qu’il a appelé « l’Hérésie »

Voir scans:

fawzan bida

Parmi eux aussi, il y a Ibnou ‘Outhaymin (encore lui !) dans son livre qu’il a appelé « Fatawa l-‘Aqidah » il dit qu’il n’y a pas de bonnes innovations dans la religion.

A la question n° 349 dans la question ils lui ont dit : « ….y-a-t-il de bonnes innovations ?…. »

Ce wahhabi a dit : « ….il n’y a pas dans la religion de bonnes innovations à jamais …. »

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outhaymin bidah

Et ceci est la croyance de tous les wahhabites!!

 

Parmi les grands savants honorables de notre communauté, lui c’est un vrai savant, un vrai salafi,  qui a classé les innovations en bonnes et mauvaises il y a le moudjtahid l’Imam Mouhammad Ibnou Idriss ach-Chafi’i mort en 204 de l’Hégire, que Allah l’agrée, celui que certains savants ont dit qu’il est celui concerné par le hadith du Prophète lorsqu’il parle d’un savant de Qouraych dont la science va se propager sur la terre entière.(car les Imams Abou Hanifah, Malik et Ahmad Ibnou Hambal ne sont pas des savants de Qouraych)

Il a dit :

« Les innovations sont de deux sortes :

Une sorte de chose innovée fait partie de ce qui contredit le Livre, la Sounnah, la voie tracée par les compagnons ou l’Unanimité des savants, c’est ce qui est appelé l’innovation d’égarement ; la deuxième sorte de chose innovée fait partie de l’innovation de bien qui ne contredit aucun des quatre sujets qu’on vient de  mentionner, c’est l’innovation qui n’est pas blâmée ».

L’a rapporté de lui, le Hafidh (lui c’est un vrai Hafidh)  Al-Bayhaqi, mort en 458 de l’Hégire, par sa chaine de transmission dans son livre Manaqibou ch-Chafi’i.

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manaqib-ch-chafiiy-vol1 bidah-vol1 bidah-vol11

L’Imam Mouhammad ibnou Idriss ach-Chafi’i, que Allah l’agrée, a dit aussi:

« L’innovation est de deux sortes, l’innovation louable et l’innovation blâmable. Celle qui est conforme à la Sounnah c’est celle qui est louable, et celle qui contredit la Sounnah c’est celle qui est blamable. Et pour preuve la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattab lors des prières de nuit durant Ramadan : Quelle bonne innovation »

L’a rapporté de lui le Hafidh Abou Nou’aym, mort en 430 de l’Hégire, avec sa chaine de transmission dans son livre Hilyatou l-‘Awliya’, dans la biographie de l’Imam Ach-Chafi’i.

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hilyatoul-awliya2 hilyah

Concernant la preuve que l’Imam Ach-Chafi’i a pris pour déduire les deux sortes d’innovation c’est ce qu’a rapporté Al-Boukhari dans son Sahih, chapitre : le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit durant Ramadan, il y est cité ce qui suit et qui signifie :

« Il a été rapporté de Ibnou Chihab de ‘Ourfah Ibnou z-Zoubayr  de ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abdi l-Qari que ce dernier a dit : je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupe isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour’an, ce serait meilleur, puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière ‘Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour’an, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici(ni’ma l-bid’ah hadhihi). »

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sahih-al-boukhariy  bidah-tarawih

A rapporté les paroles de l’Imam Ach-Chafi’i, le Hafidh Chaykhou l-Islam, Amirou l-Mou’minin fi l-Hadith Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans Fathou l-Bari . Il a dit :

« Ach-Chafi’i a dit l’innovation est de deux sortes, l’innovation louable et l’innovation blâmable. Celle qui est conforme à la Sounnah c’est celle qui est louable, et celle qui contredit la Sounnah c’est celle qui est blamable. L’a rapporté Abou Nou’aym par la voie de Ibrahim Ibnou Jounayd de Ach-Chafi’i et il a été rapporté de Ach-Chafi’i aussi rapporté par Al-Bayhaqi dans Manaqib qu’il a dit Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes :

L’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, les textes des prédécesseurs parmi les compagnons ou l’Unanimité. Celle-là est l’innovation d’égarement.

La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable. Et certains savants ont divisés l’innovation en cinq sortes de jugement… » ( soubhanal-lah non pas deux mais cinq)

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fathou-l-bariy-vol13 bidah-bidatan1

Selon les wahhabites, l’Imam ach-Chaf’i, l’Imam Al-Bayhaqi, l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani et l’ imam Abou Nou’aym seraient des égarés !!! En fait ce sont les wahhabites qui déclarent nos savants musulmans égarés…..sauf eux. En plus Fathou l-Bari a été soit disant authentifié par un Wahhabite Ibnou Baz, vous pouvez voir  son nom marqué sur la couverture.

D’après les wahhabites les savants musulmans, comme l’Imam ach-Chafi’i, n’auraient pas compris les hadiths du Prophète mais eux l’auraient compris !

De plus, selon leur règle que soi-disant :

Faire ce que le Prophète n’a pas fait est de l’égarement, ils se sont rendu égarés eux-mêmes car, par exemple, si vous regardez dans les livres des wahhabites ( voir scans plus haut) ils mettent après le nom du Prophète Les wahhabites ,sois-disant salafi, disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations contrairement à ce qu’a dit l’Imam Chafi^iyy, que Allah l’agrée. dans Religion sc salla l-Lahou ‘alayhi wa s-salam, et parmi les bonnes innovations, il y a le fait d’écrire sc dans Religion« salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » après la mention du nom du Prophète. Ce sont bien les savants qui ont innové l’écriture de sc« salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » après la mention de son nom. A l’époque du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, les gens ne le faisaient pas ; le Prophète ne l’a pas fait lorsqu’il a envoyé des lettres aux rois et aux gouvernants de la terre. Il a simplement dit : De Mouhammad le Messager de Allah à Untel. Les missives que le Messager a dictées aux compagnons et qui étaient envoyés aux rois, tels que héraclius, pour qu’ils entrent en Islam, ne comportent pas la mention sc « salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam ». Ainsi l’ajout de sc « salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » est une bonne sounnah que les savants ont innovée et que le Prophète n’a pas faite.

Ils se sont donc déclarés égarés eux –mêmes.

Ils n’ont aucune preuve sauf l’entêtement, ils suivent seulement leurs passions. Ils citent des ‘Ayah et des Hadith pour essayer de perturber les musulmans débutants en science de religion et donne de fausses interprétations contredisant par cela la religion agrée par Allah soubhanahou wa ta’ala.

Voyez par vous-mêmes, ne soyez pas aveuglez par l’égarement des wahhabites.

Nous vous invitons à vérifier par vous-mêmes dans les livres des savants musulmans scannés plus haut.        

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