• Accueil
  • > Recherche : bonne croyance en islam

Résultats de votre recherche

LE JOUR DERNIER

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

LE JOUR DERNIER

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Jour dernier est le jour du jugement (Al-Qiyamah ). Il commencera avec la sortie des gens de leurs tombes après que nôtre maître ‘Israfil aura soufflé dans le cor.

Il y a des corps qui auront été assimilés par la terre : Allah ta^ala les fera redevenir comme ils étaient auparavant et Il y fera retourner les âmes. Puis ils seront rassemblés pour le jugement (Al-Hab ) sur une terre différente de cette terre-ci, qui ne comporte ni montagnes, ni mers, ni vallées, une terre que l’on appelle la terre changée(al-’ardou l-moubaddalah ). Alors les œuvres des gens seront pesées sur la Balance (al-mizan ) qui est pourvue deux plateaux : un pour les bonnes actions (al-haçanat ) et un autre pour les mauvaises actions (as-sayyi’at ). Le mécréant, lui, n’aura aucune bonne action.

Allah ta^ala dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sourat Ibrahim ‘ayah 18].

Ensuite Allah ta^ala fera entrer les croyants pieux au Paradis sans châtiment. Quant aux croyants désobéissants ayant commis les grands péchés, il y aura une partie d’entre eux à qui Dieu pardonnera et qu’Il fera entrer au Paradis sans châtiment, et une partie que Allah châtiera en enfer et qu’Il fera ensuite entrer au Paradis.

Les mécréants , quant à eux, n’entreront jamais au paradis : Allah les fera entrer en enfer où ils resteront éternellement.

Allah ta^ala dit :

{ إِنَّ اللَّهَ لَعَنَ الكَافِرِينَ وَأَعَدَّ لَهُمْ سَعِيراً خَالِدِينَ فِيهَا أَبَداً لاَ يَجِدُونَ وَلِيّاً وَلاَ نَصِيراً }

Ce qui signifie : « Certes, Allah a maudit les mécréants et a préparé pour eux un feu ardent dans lequel ils restent éternellement, ils ne trouveront ni allié ni secoureur », [sourat Al-’Hzab ‘ayah 64-65].


La signification de « Je témoigne que Mouhammad est le Messager de Allah » est : je sais, je crois fermement et je reconnais que notre Prophète Mouhammad fils de ^Abdou l-Lah fils de ^Abdou l-Mouttalib est l’esclave de Allah et Son Messager envoyé à toute la création. Ce qui est visé par création ici, ce sont les humains et les jinn. Allah ta^ala dit :

{ لِيَكُونَ لِلعَالَمِينَ نَذِيراً }

(liyakouna li l-^alamina nadhira )

Ce qui signifie : « Afin qu’il soit un avertisseur pour les mondes », [sourat Al-Fourqan / 2] . En effet, cet avertissement est pour les humains et les jinn seuls, les anges ne sont pas concernés par cet avertissement. En effet Allah ta^ala a créé les anges de sorte qu’ils ne choisissent que l’obéissance par la volonté de Allah, ils n’ont donc pas besoin d’un avertissement. La foi en le message de notre maître Mouhammad est le fondement même du deuxième témoignage. Toutefois, le deuxième témoignage comprend de nombreuses questions et de nombreuses lois qui découlent de lui. Entre autres sujets :

- Que le Prophète fait partie de Qouraych, Qouraych étant la tribu la plus noble des arabes. Allah ta^ala a fait que Qouraych ait un mérite sur les autres tribus et que les autres tribus reconnaissaient une faveur pour Qouraych.

- le devoir de savoir que le Prophète  est né à La Mecque et qu’il y a reçu sa mission de prophète, c’est-à-dire que la révélation de la prophétie est descendue sur lui alors qu’il résidait à La Mecque. Ensuite, il a émigré à Médine et il y est décédé, c’est là-bas qu’il a été enterré.

- Qu’il est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala, qu’il s’agisse des nouvelles des communautés et des prophètes qui nous ont précédés ou du commencement de la création, du jugement licite ou illicite de certains actes et de certaines paroles des esclaves ou de ce qu’il a annoncé des choses qui vont se produire dans l’avenir, dans le bas monde et dans l’au-delà.

- Que le Prophète est véridique en tout ce qu’il a annoncé de la part de Allah ta^ala. Parmi cela il y a :

1- La croyance au supplice de la tombe. Parmi les choses qui constituent le supplice de la tombe, il y a l’exposition du feu au mécréant deux fois par jour, une fois au début du jour et une fois à la fin du jour. Le mécréant est supplicié, il est châtié lorsqu’il voit le feu et la place qu’il y occupera dans l’au-delà. Il y a également la tombe qui rétrécie au point que ses côtes se chevauchent. Il y a également le coup porté par Mounkar et Nakir qui frappent ce mécréant avec une masse entre ses oreilles. Cela concerne également ce qui arrive à certains musulmans désobéissants, non à la totalité d’entre eux, un supplice qui est moindre que celui qui arrive aux mécréants comme la pression de la tombe au point que les côtes se chevauchent : la peur qu’il aura de l’obscurité de la tombe et la solitude qu’il va ressentir.

2- La croyance en la félicité de la tombe. Car le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous en a informé également. Parmi les choses qui constituent une félicité dans la tombe : il y a l’élargissement de la tombe de soixante dix coudées sur soixante dix coudées pour le croyant pieux et pour certains non pieux pour qui Allah l’a voulu ; comme certains martyrs c’est-à-dire ceux qui ont obtenu le degré de martyr sans avoir été pieux auparavant. Il y a également l’éclairement de cette tombe avec une lumière semblable à la lumière de la lune une nuit de pleine lune et d’autres choses encore comme le fait de sentir l’odeur du paradis.

3- La croyance en l’interrogatoire des deux anges Mounkar et Nakir. C’est un interrogatoire qui a lieu pour le croyant et le mécréant de cette communauté c’est-à-dire ceux pour qui a été envoyé le prophète Mouhammad  qu’on appelle ‘oummatou d-da^wah la communauté de l’appel et ceux d’entre eux qui ont cru sont appelés ‘oummatou l-‘ijabah : ceux qui ont répondu à l’appel.

D’autre part, le croyant complet ne connaîtra ni frayeur ni terreur suite à l’interrogatoire des deux anges car Allah lui raffermit le cœur, il n’aura pas peur de leur aspect effrayant car il a été rapporté dans le hadith que ces deux anges sont d’un noir bleu. Sont exceptés de cet interrogatoire les enfants, les martyrs et également les prophètes. L’enfant qui est visé, c’est celui qui meurt avant la puberté.

4- La croyance en la résurrection qui est la sortie des morts de leur tombe après que Allah leur crée à nouveau le corps qui a été assimilé par la terre dans le cas où il faisait partie des corps qui sont assimilés par la terre. Il s’agit donc des corps autres que ceux des prophètes et des martyrs de combat. Certains saints également, la terre n’assimile pas leur corps, cela ayant été confirmé suite à l’observation de plusieurs personnes rapportées par plusieurs personnes.

5- Nous devons croire au rassemblement c’est-à-dire qu’ils seront rassemblés en un lieu qui est la terre changée, elle est plate, ne comportant ni vallée, ni rivière, ni montagne.

6- La croyance au jour dernier qui débute avec la sortie des gens de leur tombe et dure jusqu’à l’établissement des gens du paradis au paradis et des gens de l’enfer en enfer. On emploie le mot al-akhirah l’au-delà pour désigner ce jour et également pour ce qui vient après ce jour et qui n’a pas de fin.

7- Nous devons croire également à l’exposition des actes, à savoir que les esclaves se verront exposer leurs actes ; et à la récompense et au châtiment. La récompense, c’est la rétribution dont le croyant sera récompensé dans l’au-delà parmi les choses qui vont le réjouir et le châtiment c’est ce qui affligera l’esclave ce jour-là, comme l’entrée en enfer ou ce qui est moindre par rapport à cela.

8- Nous devons croire à la balance c’est-à-dire ce sur quoi seront pesés les actes. Le mécréant n’aura pas de bonnes actions au jour du jugement. Seules ses mauvaises actions seront placées sur l’un des deux plateaux. Alors que le croyant aura ses bonnes actions sur un plateau et ses mauvaises actions sur l’autre plateau.

9- Il y a la croyance en l’enfer à savoir la géhenne, c’est-à-dire de croire que l’enfer est déjà créé actuellement et qu’il demeurera sans fin.

10- La croyance au sirat qui est un pont qui surplombe l’enfer et auquel les gens parviendront. L’une de ses deux extrémités est sur la terre changée (sur laquelle il y a le rassemblement), l’autre atteint le voisinage du paradis après l’enfer. Les gens passeront le long du pont. Les croyants seront de deux catégories : certains ne fouleront pas le pont mais passeront par la voie des airs en volant et d’autres le fouleront. D’autre part, une partie de ceux qui le fouleront tombera en enfer alors que les autres, Allah les en sauvera et seront épargnés de l’enfer.

11- Nous devons croire au bassin qui est un endroit où Allah a réservé une boisson pour les gens du paradis. Ils boiront de cette boisson avant d’entrer au paradis, après quoi plus aucune soif ne les atteindra, ils ne boiront des boissons du paradis que par pur plaisir. L’abreuvement au bassin aura lieu après le passage sur le pont.

12- Nous devons croire à l’intercession qui aura lieu en faveur des musulmans seulement. Les prophètes intercèderont, les savants qui œuvrent pour la religion également ainsi que les martyrs et les anges.

13- Nous devons croire au paradis qui est la résidence de la félicité.

Il se trouve au-dessus des sept cieux ; c’est la demeure de la paix, de la félicité et de la joie. Allah l’a préparé pour les croyants. Il contient des fleuves de miel pur, de lait et d’un khamr qui n’est pas comme les boissons alcoolisées de ce bas monde qui font perdre la raison ; et il y a au paradis d’autre sorte de félicités éternelles. Au paradis la félicité est sensible : le musulman l’éprouve par le corps et par l’âme. Au paradis il y a des degrés, certains sont plus élevés que d’autres. Le plus haut des degrés du paradis est celui des prophètes. Les gens du paradis ne ressentiront ni tristesse ni chagrin, ils ne tomberont pas malades, ils ne vieilliront pas et ne mourront pas. Ils demeureront éternellement au paradis et n’en sortiront jamais. Ils seront dans une félicité éternelle, sans fin.

14- Il y a la croyance que la vision de Allah ta^ala avec les yeux dans l’au-delà est une réalité. Ceci est réservé aux croyants. Ils Le verront alors qu’ils seront au paradis, sans comment, sans ressemblance avec Ses créatures et sans direction, c’est-à-dire que Allah ta^ala ne sera pas dans une direction ni dans un endroit. Seulement ce sont eux qui seront dans leur endroit au paradis. Ils Le verront d’une vision ne comportant aucune confusion. Ils ne douteront pas si celui qu’ils ont vu est Allah ou autre que Allah, tout comme celui qui voit la lune une nuit de pleine lune, la lune n’étant pas voilée par des nuages, ne doute pas que c’est bien la lune qu’il voit. Le Messager a parlé de cela dans un hadith :

« إِنَّكم سترون ربّكم يوم القيامة كما ترون القمر ليلة البدر لا تضامُّونَ في رؤيته »

(‘innakoum satarawna rabbakoum yawma l-qiyamati kama tarawna l-qamara laylata l-badri la tadammouna fi rou’yatih )

[rapporté par Mouslim] ce qui signifie : « Vous verrez votre Seigneur au jour du jugement, vous ne douterez pas de cette vision tout comme vous ne douterez pas si vous voyez la lune une nuit de pleine lune ». Il a assimilé notre vision de Allah, dans le sens qu’elle ne comprend aucun doute, à la vision de la lune une nuit de pleine lune. Le Messager n’a donc pas assimilé Allah ta^ala à la lune comme l’ont prétendu certains ignorants. En effet lorsqu’on leur mentionne ce hadith ils s’imaginent que Allah ressemble à la lune, certains ayant même professé cela et ceci est de la mécréance.

Allah ta^ala dit :

{ وجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرةٌ إِلَى رَبّهَا نَاظِرَةٌ }

( woujouhoun yawma’idhin nadirah, ‘ila rabbiha nadhirah )

ce qui signifie : « Ce jour-là, des visages resplendissants verront leur Seigneur »,

[sourat Al-Qiyamah / 22-23].

L’imam Abou Hanifah a dit :

( والله تعالى يُرى في الآخرة ، ويراه الـمؤمنون وهم في الجنة بأعين رُؤُوسهم بلا تشبيه ولا كميّة ، ولا يكون بينه وبين خلقه مسافة )

Ce qui signifie : « Allah ta^ala sera vu dans l’au-delà, les croyants le verront alors qu’ils seront eux au paradis, avec les yeux de leur tête, sans aucune ressemblance ni aucune quantité, et il n’y aura pas de distance entre Lui et Ses créatures ».

15 – Nous devons croire en l’éternité du séjour au paradis et en enfer. Il est un devoir de croire que les gens du paradis demeureront éternellement au paradis et que les gens de l’enfer demeureront éternellement en enfer. Il n’y aura pas de mort après cela.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaires »

COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

Posté par elyasimran le 25 septembre 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

COMMENT LE MUSULMAN PRESERVE SA FOI

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Allah ta^ala dit : 

{ إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ ءاَمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا }

(‘innama l-mou’minouna l-ladhina ‘amanou bi l-Lahi wa raçoulihi thoumma lam yartabou)

Ce qui signifie : « Les croyants sont uniquement ceux qui ont cru en Allah et en Son messager et qui n’ont point douté » [sourat Al-Houjourat].

Cela signifie que les croyants sont ceux qui ont cru en l’existence de Allah ta^ala et qu’Il n’a de ressemblance avec rien ; qui ont cru que Mouhammad est Son esclave et Son messager, qu’il est le dernier prophète envoyé à toute la création, hommes et jinn, qu’il est un être humain, qu’il n’a pas été créé à partir de la lumière et qu’il est véridique en tout ce qu’il a rapporté de la part de Allah. Les croyants sont ceux qui ont cru en tout cela et qui n’ont pas douté. En outre, le Messager de Allah a dit :

« أفضلُ الأعمالِ إيمانٌ لا شَكّ فيه »

(‘afdalou l-‘a^mali ‘imanoun la chakka fih )

ce qui signifie : « La meilleure des œuvres est une foi sans aucun doute » [rapporté par Mouslim].

Par conséquent, la croyance étant la meilleure des œuvres selon le jugement de Allah ta^ala –car c’est ce qui est indispensable à l’acceptation des œuvres de l’homme–, il convient au musulman de connaître les choses qui font sortir de l’Islam afin de les éviter et de préserver sa foi. En effet, celui qui ne connaît pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Ce qui rompt l’Islam et l’annule, c’est l’apostasie, que Allah nous en préserve, et celui qui a commis une apostasie a perdu toutes ses récompenses.

Allah ta^ala dit :

{ ومَن يَّكْفُرْ بِالإِيـمَانِ فَقَدْ حَبِطَ عَمَلُهُ }

(wa man yakfour bi l-‘imani faqad habita ^amalouh )

ce qui signifie : « Celui qui apostasie, la récompense de ses bonnes œuvres est annulée » [sourat Al-Ma’idah].

S’il meurt apostat, il entrera en enfer et y restera pour l’éternité, dans le cas où il ne revient pas à l’Islam avant sa mort.

L’apostasie est de trois sortes : par la croyance, par les actes et par la parole.

La première sorte est l’apostasie par la croyance : il y a douter au sujet de Allah, de Son messager ou du Qour’an. Parmi cette sorte d’apostasie, il y a aussi le fait de croire que Allah est une lumière ou qu’Il est une âme, ou croire que notre maître Mouhammad serait une partie de Lui. Celui qui croit que Jésus, ^IçaAl-Macih– est une partie de Allah n’est pas musulman non plus.

Le saint, le Chaykh ^Abdou l-Ghaniyy An-Naboulouciyy a mentionné ceci : « Celui qui croit que Allah emplit les cieux et la Terre ou qu’Il est un corps assis sur le trône est mécréant et ce, même s’il prétend qu’il est musulman ». Puis il a ajouté : « et la cause – de sa mécréance – c’est l’ignorance de la vérité ». Celui qui médite sur cette parole comprendra que l’ignorant n’est pas excusé dans un tel cas. De même celui qui croit que Allah est assis sur le trône n’est pas excusé car Allah ta^ala domine le trône par Sa puissance et n’en a pas besoin.

La deuxième sorte est l’apostasie par les actes : comme celui qui se prosterne pour une idole, ou qui jette le moushaf –le livre du Qour’an– ou une feuille contenant un nom de Allah dans les ordures délibérément. Il est un devoir de respecter les feuilles qui contiennent le nom de Dieu et il n’est pas permis de les jeter dans un endroit répugnant, même sans viser par là le rabaissement de ce qu’elles contiennent.

La troisième sorte  est l’apostasie par la parole : comme celui qui insulte Allah ta^ala ou qui Lui attribue un fils par la parole même s’il n’y croit pas ; comme celui qui insulte un prophète tel que Mouhammad, ^Iça –Jésus– ou Mouça –Moïse– ou Adam –Adam– ou quiconque parmi les prophètes.

Il y a également celui qui insulte un ange comme Jibril –l’ange Gabriel–, Mikail ou ^Azrail ou tout autre ange. De même celui qui dit : (Crée moi telle chose comme Dieu t’a créé) ou celui qui dit : (Allah réside dans les choses, Il est à l’intérieur d’elles) ainsi que toute parole qui comprend une moquerie claire au sujet de Allah, qu’il en ait visé le sens ou non.

L’Imam des deux Haram ^Abdou l-Malik Al-Jouwayniyy, l’un des grands savants, a dit : « Les spécialistes des fondements (‘ousoul) ont été unanimes quant au fait que celui qui prononce une parole de mécréance et qui prétend qu’il visait par là un sens éloigné est déclaré mécréant du point de vue apparent et du point de vue de la foi ».

La parole de certains impudents qui disent : (Jeûne et prie et la pauvreté t’atteindra) est aussi de la mécréance. Et ainsi la parole de certains : (Demain, nous serons bien au chaud en enfer), et la parole de celui qui dit : (Je suis mécréant) qu’elle soit dite en plaisantant ou en étant sérieux.

Sachez qu’il est un devoir de glorifier Allah, que l’on soit calme ou en colère et qu’il est interdit de se moquer de Allah dans les deux cas, les musulmans sont unanimes là-dessus.

L’Imam An-Nawawiyy a dit dans son livre Rawdatou t-Talibin : « Si un homme s’emporte contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment et qu’un autre lui dit : « N’es-tu pas musulman ? », s’il répond délibérément : non, il aura apostasié ». Cela veut dire tant que cela a été dit sciemment, même s’il était en colère.

Parmi les paroles de mécréance, il y a aussi le fait de renier le paradis, l’enfer, la résurrection ou l’exposition des actes au jour dernier. Il y a aussi le fait de dire au sujet du paradis qu’il s’agit de choses spirituelles – de paraboles – et non physiques, ou encore dire au sujet de l’enfer que le châtiment concerne l’âme et qu’il n’est pas physique. Les savants ont déclaré dans leurs écrits que celui qui a prononcé une de ces paroles délibérément et non par lapsus, de son plein gré et non sous la contrainte d’une menace de mort, en étant sain d’esprit et non en ayant perdu la raison, ses bonnes œuvres sont effacées. Les savants n’ont pas dit : On prend en considération s’il était calme ou en colère lorsqu’il a parlé.

Celui qui réfléchit à Sa parole ta^ala :

{ مَا يَلْفِظُ مِن قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ }

(ma yalfidhou min qawlin ‘il-la ladayhi Raqiboun ^Atid )

qui signifie : « Pas une parole qu’il prononce sans qu’il y ait auprès de lui deux anges Raqib et ^Atid » [sourat Qaf] et qui a su que tout ce que dit la personne est inscrit par les deux anges, qu’on plaisante ou qu’on soit sérieux, qu’on soit en colère ou qu’on soit calme, celui qui tient à sa foi préservera sa langue de tout ce que Allah ^azza wa jall n’agrée pas.

N’accordez donc aucun crédit à la parole de certains ignorants qui n’ont aucune part dans la science de la religion et qui disent : (l’ignorant est excusé). Ceux-là ne font qu’ouvrir largement la porte à l’égarement et ne font que pousser les gens à l’ignorance, contredisant par cela la parole de Allah ta^ala :

{ قُلْ هَلْ يَسْتَوِي الذِينَ يَعْلَمُونَ والذِينَ لاَ يَعْلَمُونَ }

(qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )

qui signifie : « Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas » [sourat Az-Zoumar] et la parole du Messager de Allah  :

« طَلَبُ العِلْمِ ِفَرِيضَةٌ عَلَى كُلِّ مُسْلِم »

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim )

qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour tout musulman » [rapporté par Al-Bayhaqiyy] c’est-à-dire pour tout musulman et toute musulmane. Pour confirmer encore ce qui a été dit, citons la parole de l’Imam Abou l-Haçan Al-‘Ach^ariyy, que Allah l’agrée : « Personne n’est excusé par son ignorance lorsqu’il s’agit de ce qui fait sortir de l’Islam ».

   Le conseil à donner à celui qui a commis l’une de ces apostasies est de lui dire : reviens à l’Islam en prononçant les deux témoignages :

« je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mouhammad est le Messager de Dieu » car le fait de dire (‘astaghfirou l-Lah) « je demande à Dieu de me pardonner » ne lui est pas utile avant d’être revenu à l’Islam.

Qu’il se rappelle les bienfaits de Allah Qui l’a créé et Qui lui a accordé la parole, l’ouïe et la vue ; il ne lui est donc pas permis de se moquer de Allah ou de se révolter contre Lui. S’il le fait, ce sera lui le perdant, car nul ne nuit à Allah et nul ne Lui est profitable.  Allah n’a besoin de rien.

La louange est à Allah, le Créateur du monde.

Publié dans Religion | Pas de Commentaires »

LA CROYANCE SAINE ET LA FOI PURE DES MUSULMANS

Posté par elyasimran le 22 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

LA FOI ET CE QUI L’ANNULE

La louange est à Allah le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« من يرد الله به خيرا يفقهه في الدين إنما العلم بالتعلم والفقه بالتفقه »

Ce qui signifie : « Celui pour qui Allah veut le bien, Il lui facilite l’apprentissage de la religion  certes la science de la religion est par transmission orale », [rapporté par Al-Boukhariyy], [Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam veut dire que Dieu l’élève davantage en degré et qu’Il préserve sa communauté de ce que le Prophète craint pour elle ; ainsi la langue arabe est riche et le mot salla a plusieurs sens et ici il ne veut pas dire prier mais élever en degré].

La Science de la religion, permet de connaître ce que Dieu a ordonné et ce qu’Il a interdit. Le remerciement obligatoire à Dieu c’est d’utiliser les bienfaits qu’Il nous a accordés, dans l’obéissance. C’est-à-dire accomplir les devoirs et éviter les interdits.

Dieu n’a pas besoin de notre remerciement. Dieu n’a besoin de rien et toutes les créatures ont besoin de Dieu ; Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ اللهُ الصّمَدُ }

« Allahou s-Samad »

Ce qui signifie : « Dieu n’a pas besoin des créatures et toutes les créatures ont besoin de Dieu » .

Dieu nous a ordonné les actes d’adoration tels que la Prière, la Zakat, le Jeûne, mais Dieu n’a pas besoin de nous. Il ne Lui advient ni nuisance, ni profit Soubhanahou wa ta^ala [Soubhanahou wa ta^ala veut dire que Dieu est exempt de toute imperfection Il est exempt des attributs des créatures].

Ainsi, il y a un minimum de la science de la religion qu’il est un devoir de connaître, le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« طلب العلم فريضة على كل مسلم »

Ce qui signifie : « Quérir la science de la religion est une obligation pour chaque musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy]

Et il a dit salla l-Lahou ^alayhi wa sallam,

« إنما العلم بالتعلم »

Ce qui signifie : « certes, la Science de la religion est par transmission orale » ; on a donc besoin nécessairement de la transmission orale.

Parmi les choses qu’il est un devoir de connaître dans la science de la religion, il y a les sujets de la croyance comme la connaissance des deux témoignages et les Attributs de Dieu qu’il est un devoir de connaitre, les attributs des Prophètes et les choses qui font sortir de l’Islam afin de les éviter car celui qui ne connaît pas le mal, risque d’autant plus d’y tomber.

 Ensuite on apprend sur la purification, la prière, les péchés pour les éviter. On apprend aussi le chapitre du repentir.

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« التائب من الذنب كمن لا ذنب له »

Ce qui signifie : « celui qui se repent d’un péché, c’est comme s’il ne l’avait pas commis », donc il faut apprendre les conditions du repentir.

Il y a aussi les lois du jeûne, et les lois générales de la zakat (l’aumône obligatoire) pour celui pour qui elle est un devoir, et le pèlerinage pour celui qui a la capacité de l’accomplir, et les lois des transactions pour celui qui s’y engage (tel que vendre, acheter, louer, hypothéquer, se marier, divorcer).

Ainsi en premier on apprend sur la croyance. Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« أفضل الأعمال إيمان بالله و رسوله » 

Ce qui signifie : « la meilleur des œuvres est la croyance en Allah et en Son Messager ».

La croyance est une condition de l’acceptation des bonnes œuvres.

Avoir une bonne croyance est une condition pour l’acceptation des bonnes œuvres. Ainsi sans la bonne croyance, il n’y a pas de récompense.

Allah Ta^ala dit :

{مَثَلُ الّذِينَ كَفَرُواْ بِرَبِّهِمْ أَعْمَالُهُمْ كَرَمَادٍ اشْتَدّتْ بِهِ الرِّيحُ فِي يَوْمٍ عَاصِفٍ}

Ce qui signifie : « Les œuvres de ceux qui ont mécru, sont telle de la cendre emportée par le vent, un jour de tempête », [sourat Ibrahim ‘ayah 18].

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« وأما الكافر فيطعم بحسناته في الدنيا حتى إذا أفضى إلى الآخرة لم يكن له منها نصيب »

Ce qui signifie : « Quant au mécréant il sera rétribué pour ses bonnes œuvres dans cette vie et dans l’au delà il n’aura aucune récompense ».

La croyance comme l’a expliqué le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam, lorsqu’il a été interrogé sur la foi, il a dit :

« أن تؤمن بالله و ملائكته و كتبه و رسله و اليوم الآخر و تؤمن بالقدر خيره و شره »

Ce qui signifie : « La foi est que tu crois en Allah, en Ses Livres, en Ses Anges, en Ses Prophètes, en Le Jour Dernier et que tu crois que Dieu a prédestiné le bien et le mal », [rapporté par Mouslim] ; Dieu a prédestiné toute chose Soubhanahou wa ta^ala.

Donc ce sont les six piliers de la foi qu’il est important de connaître.

Il a dit au début : La croyance est que tu crois en Allah, c’est-à-dire tu crois fermement en l’existence de Dieu selon ce qui est digne de Lui, que tu crois que ce monde a un Créateur sans aucun doute.

Allah Ta^ala dit dans la Qour’an :

{ إِنَّ فِي خَلْقِ السمَاوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ الليْلِ وَالنهَارِ لآيَاتٍ لِأُوْلِي الألْبَابِ }

ce qui signifie : « Certes, dans la création des cieux de la terre et dans le changement du jour et de la nuit, il y a des preuves pour ceux qui sont dotés de raison », [sourat ‘ali ^Imran ‘ayah 190].

Le monde est une preuve de l’existence de Dieu ; ainsi selon la raison, les cieux la terre et les autres créatures auraient pu ne pas exister ou exister à une autre époque avec une autre forme, ou d’autres caractéristiques ; l’existence de ces créatures signifie qu’il y a un Créateur qui les a spécifié par le fait d’exister au lieu de ne pas exister, par le fait d’exister à cette époque au lieu d’une autre et par le fait d’avoir ces caractéristiques plutôt que d’autres ; ainsi c’est Dieu qui crée toute chose, Il fait passer toute chose du néant à l’existence.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

« وَ خَلَقَ كُل شَىء »

Ce qui signifie : « Il crée toute chose », [sourat Al-Fourqan ‘ayah 2], c’est à dire Il fait passer toute chose du néant à l’existence ; créer dans ce sens est spécifique à Dieu et l’attribuer à autre que Dieu, est de la mécréance.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ هل من خالق غير الله }

Ce qui signifie : « Il n’y a pas de créateur autre que Allah », [sourat Fatir ‘ayah 3]. Et Il dit Soubhanahou wa ta^ala :

{ و الله خلقكم و ما تعملون }

Ce qui signifie : « Allah vous a créé et ce que vous faites », [sourat As-Saffat ‘ayah 96].

Dieu a créé toute chose et n’a aucune ressemblance avec ce qu’il a créé.

Allah a créé le monde en deux sortes : les corps et les caractéristiques des corps.

Dieu a créé donc Les corps palpables, (c’est ce qu’on peut saisir à la main) tel que les pierres, les plantes, les humains…

Dieu a créé aussi Les corps impalpables, (c’est ce qu’on ne peut pas saisir à la main) tel que la lumière, les Anges, les Jinns, les âmes, l’air, l’obscurité.

Et Il a créé Les caractéristiques des corps, c’est à dire ce qui advient aux corps tel que le goût, la couleur, la pensée, le mouvement, le sentiment…
Tous sont des créatures de Dieu.

Il n’y a pas d’autre créateur que Dieu ; Il a créé le bien et le mal.
Dieu agrée le bien mais pas le mal, Il récompense le bien mais pas le mal. Dieu ordonne le bien et interdit le mal mais c’est Lui qui a créé et prédestiné l’existence du bien et du mal.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ وَلَوْ شِئْنَا لَآتَيْنَا كُلّ نَفْسٍ هُدَاهَا وَلَكِنْ حَقّ الْقَوْلُ مِنِّي لَأَمْلَأَنّ جَهَنّمَ مِنَ الْجِنّةِ وَالنّاسِ أَجْمَعِينَ }

Ce qui signifie : « si Dieu voulait, Il aurait guidé tout le monde [à l'Islam], mais Dieu a voulu qu’il y ait des humains et des jinn qui entrent en Enfer », [sourat As-Sajdah ‘ayah 13].

Ainsi si Dieu voulait Il aurait guidé tout le monde, mais Dieu n’a pas voulu cela et Il  fait ce qu’Il veut, il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ لاَ يُسْأَلُ عَمّا يَفْعَلُ وَهُمْ يُسْأَلُونَ }

Ce qui signifie : « Dieu n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait et les esclaves seront interrogés », [sourat Al-’Anbiya‘ ‘ayah 23].

Et Il dit aussi Ta^ala :

{ إِنّ رَبّكَ فَعّالٌ لِّمَا يُرِيدُ }

Ce qui signifie : «  Certes, ton seigneur réalise tout ce qu’Il veut », [sourat Houd ‘ayah 107].

Le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« ما شاء الله كان و ما لم يشأ لم يكن »

Ce qui signifie : « Ce que Dieu veut est, et ce qu’Il ne veut pas n’est pas », [rapporté par Abou Dawoud].

Tout ce qui arrive dans ce monde est selon la volonté éternelle de Dieu qui ne change pas. Tous les attributs de Dieu ne changent pas, car celui qui change a besoin de qui le fait changer et Dieu n’a besoin de rien. Dieu fait changer les créatures et Lui ne change pas. Ainsi on dit dans les pays musulmans :

« سبحان الذي يغير و لا يتغير »

Ce qui signifie : «  Dieu est exempt d’imperfection, Il fait changer les créatures mais Lui ne change pas ».

Aussi Dieu sait toute chose avant qu’elle n’arrive. Il sait de toute éternité, qui va être croyant ou mécréant, ainsi Dieu n’apprend pas des choses, Il sait toute chose avant que le monde existe. La Science de Dieu n’augmente pas et ne diminue pas, elle ne change pas et de même tous Ses Attributs ne changent pas.

Dieu est puissant sur toute chose, par Sa puissance Il crée et anéanti.

Dieu n’a pas de début à son existence. Tout ce monde a un début, c’est Dieu qui l’a créé mais Dieu n’a pas de début et Il ne change pas.

Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« كان الله و لم يكن شىء غيره »

Ce qui signifie : « Dieu existe de toute éternité et rien d’autre que Lui n’est de toute éternité », [rapporté par Al-Boukhariyy].

Dieu a crée toute chose, Il a créé les créatures et Il n’en a pas besoin,

Dieu a crée le ciel, Il n’a pas besoin du ciel Il existe avant le ciel sans avoir besoin du ciel et après qu’Il a créée le ciel Il ne change pas Il existe sans avoir besoin du ciel ;

Dieu a crée le Trône, Il n’a pas besoin du Trône Il existe avant le Trône sans avoir besoin du Trône et après qu’Il a créé le Trône Il ne change pas Il existe sans avoir besoin du Trône ;

Dieu a créé l’endroit, Il n’a pas besoin de l’endroit Il existe avant l’endroit sans endroit et après qu’Il a créé l’endroit Il ne change pas Il existe sans endroit ;

On ne dit pas où, ni quand, ni comment à son Sujet.

 Ainsi on dit où est tel objet ou comment est tel objet, donc ceci est réservé aux créatures et on ne dit pas cela au sujet de Dieu car dire cela au sujet de Dieu est de la mécréance qui fait donc sortir de l’Islam et celui qui est sorti de l’Islam ne revient à l’Islam qu’en prononçant les deux témoignages : il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu.

Il n’est pas permis de dire qu’Il est partout, on dit que Dieu existe sans comment et sans endroit et qu’Il ne dépend pas du temps, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, rien n’est tel que Lui, Il n’a aucun équivalent, Il n’a aucune ressemblance avec les créatures et donc Il n’habite pas les cieux ni la terre, Il n’est pas attribué des attributs des créatures tel que le mouvement, l’immobilité, le sentiment, le changement, la position assise ou l’établissement.

On dit que Dieu existe sans endroit et sans comment et ne dépend pas du temps.

Les savants de l’Islam disent :

« الله موجود بلا كيف و لا مكان و لا يجري عليه زمان »

Allah mawjoud bila kayf wa la makan wa la yajri ^alayhi zaman

C’est-à-dire : Dieu existe sans endroit, sans comment et qu’Il ne dépend pas du temps.

On ne dit pas Dieu est partout. On dit « où que tu sois Dieu sait toute chose ».

Ainsi celui qui attribue à Dieu la localisation ou l’habitation du ciel ou la position assise ou l’établissement sur le trône ou la couleur ou le changement ou le sentiment, celui-là n’est pas musulman, même s’il a mal compris le sens d’un Verset du Qour’an ou mal interprété un livre qui traite de la religion car certains ont une mauvaise compréhension ou ils sont induits en erreur par d’autres mais sur les bases de la Foi, il n’y a pas d’excuse ; Dieu nous a accordé la raison et selon la raison obligatoirement ce monde a un créateur et il est impossible qu’Il ait une ressemblance avec Ses créatures sinon Il aurait été une créature.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ }

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », [ Sourat Ach-Choura, ‘ayah 11].

Et Il dit Ta^ala

{ وَلَمْ يَكُن لَّهُ كُفُوًا أَحَدٌ }

Ce qui signifie : «  Et Il n’a aucun équivalent », [ Sourat Al-’Ikhlas, ‘ayah 4].

L’Imam Ahmad ibnou Hanbal a dit :

« مهما تصورت ببالك فالله بخلاف ذالك »

Ce qui signifie : «  Quoi que tu imagines, Allah en est différent », ainsi il est impossible d’imaginer le Créateur car Il ne ressemble pas aux créatures.

Dieu est Al Wahid : l’Unique ; Dieu est Unique dans l’absolu.

 L’Imam ‘Abou Hanifah a dit :

« والله واحد لا من طريق العدد ولكن من طريق أنه لا شريك له »

Ce qui signifie : « Dieu est unique, non pas dans le sens numérique mais dans le sens qu’il n’a pas d’associé ».

Dieu est unique par Lui même, par Ses Attributs et par Son Acte ; ainsi il n’y a pas un être qui ressemble à Dieu, il n’y a pas un être qui a des attributs comme  les Attributs de Dieu et il n’y a pas un être qui a un acte comme l’Acte de Dieu ; l’Acte de Dieu est sans organes, ni contact, ni mouvement.

L’Imam ‘Abou Hanifah, que Allah l’agrée a dit ce qui signifie :

« Il est impossible que le créateur ait une ressemblance avec ce qu’Il crée ».

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ وَهُوَ السَّمِيعُ البَصِيرُ }

Ce qui signifie : « Rien n’est Tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit », [ Sourat Ach-Choura, ‘ayah 11].
Ainsi Dieu entend toute chose sans oreille et voit toute chose sans œil.

De même Dieu a pour attribut la vie, Il dit Ta^ala :

{ اللّهُ لاَ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الْحَيُّ الْقَيُّومُ }

Ce qui signifie : « Allah, Il n’est de Dieu que Lui, Le Vivant Qui ne s’anéantit pas », [ Sourat Al-Baqarah, ‘ayah 255].

Dieu est vivant, sans âme, ni cœur ni chair, Il ne meurt pas et ne s’anéantit pas.

Parmi les attributs de Dieu, il y a aussi la Parole.

Dieu parle sans langue ni lèvre, ni aucun autre organe, Sa Parole n’a pas de début ni de fin, elle ne ressemble pas à la parole des créatures.

L’Imam ‘Abou Hanifah, qui est un grand savant de l’Islam, né en 80 de l’Hégire et mort en 150 de l’Hégire a dit :

« والله يتكلم بكلام لا يشبه كلامنا نحن نتكلم بالآلات من المخارج و الحروف والله متكلم بلا آلة ولا حرف »

Ce qui signifie : « Dieu parle d’une parole qui n’est pas comme la nôtre, nous parlons par le moyen d’organes à partir de points de prononciation et de lettres mais Dieu parle sans organe ni lettre ».

La parole de Dieu n’est pas une langue arabe, ni une autre langue, ce n’est pas une voix ni des sons, c’est un Attribut digne de Dieu qui ne ressemble pas à la parole des créatures.

 L’Imam ‘Abou Ja^far at-Tahawiyy né en 227 de l’Hégire et mort en 321 l’Hégire a dit :

« ومن وصف الله بمعنى من معاني البشر فقد كفر »

Ce qui signifie : « et celui qui attribut à Dieu, un des sens des humains certes est devenu mécréant ».

Ainsi, il faut savoir qu’il y a des choses qui font sortir de l’Islam, tel que insulter Dieu, les Prophètes, les Anges ou, se dire non musulman même en plaisantant ; aussi  attribuer à Dieu la direction, la quantité, le changement, la localisation, le sentiment, ceci consiste à attribuer à Dieu ce qui n’est pas digne de Lui et cela fait donc sortir de l’Islam.

Allah Ta^ala, dit dans le Qour’an :

{ وَلَقَدْ قَالُواْ كَلِمَةَ الْكُفْرِ وَكَفَرُواْ بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ }

Ce qui signifie : «  Ils ont dit la parole de mécréance, ils sont devenus mécréants après avoir été musulmans », [ Sourat At-Tawbah, ‘ayah 74].

Pour revenir à l’Islam, il faut prononcer les deux témoignages en délaissant la mécréance ; les deux témoignages sont :
« Il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu ».

Tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad ont enseigné que Dieu n’a aucune ressemblance avec Ses créatures.

Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« الأنبياء إخوة لعلات دينهم واحد و أمهاتهم شتى »

Ce qui signifie : « Les Prophètes sont comme des frères du même père, leur religion est la même et leurs lois diffèrent », rapporté par Al-Boukhariyy.
Ce qui diffère ce sont les lois tel que le nombre de prières, la Zakat…mais leur religion est la même.

Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« أفضل ما قلت أنا و النبيون من قبلي لا إلاه إلا الله وحده لا شريك له »

Ce qui signifie : « La meilleure des choses que j’ai dite ainsi que les Prophètes qui m’ont précédé c’est « La ilaha illa l-Lahou wahdahou la charika lah » ; Il n’est de dieu que Dieu, l’Unique qui n’a pas d’associé ».

Tous les Prophètes ont appelé à l’Islam. L’Islam est la seule religion valable et la seule religion céleste.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ إِنَّ الدِّينَ عِندَ اللّهِ الإِسْلاَمُ }

Ce qui signifie : « Certes, la seule religion que Dieu agrée est l’Islam », [ Sourat ‘Ali ^imran, ‘ayah 19].

Et Il dit aussi :

{ وَمَن يَبْتَغِ غَيْرَ الإِسْلاَمِ دِينًا فَلَن يُقْبَلَ مِنْهُ وَهُوَ فِي الآخِرَةِ مِنَ الْخَاسِرِينَ }

Ce qui signifie : « Celui qui prend pour religion autre que l’Islam, elle ne sera pas acceptée de lui, et il sera parmi les perdants au jour du jugement », [ Sourat ‘Ali ^imran, ‘ayah 85].

Tous les Livres révélés la Thora -At-Tawrah-, l’Evangile -Al-’Injil-, les Psaumes -Az-Zabour-, Le Qour’an ont enseigné une seule religion : l’Islam.

Les mécréants ont falsifié la Thora et l’Evangile, ainsi ce qu’ils ont maintenant ce sont des livres falsifiés.

Les gens du livre veut dire qui se réclament du livre et ne veut pas dire qu’ils suivent le livre car ils ont falsifié les livres, ils sont des mécréants.

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

{ قُلْ يَا أَهْلَ الْكِتَابِ لِمَ تَكْفُرُونَ بِآيَاتِ اللّهِ وَاللّهُ شَهِيدٌ عَلَى مَا تَعْمَلُونَ }

( Qoul ya ‘ahla l-kitab lima takfourouna bi ‘ayati l-Lahi wa l-Lahou chahidoun ^ala ma taf^aloun  )

Ce qui signifie : « Dis ô vos les gens du livre pourquoi vous êtes mécréants en le ayah de Allah et Allah est Témoins de ce que vous faites », [sourat ‘Ali ^imran ‘ayah 98].

Allah ta^ala dit dans le Qour’an honoré :

{ وَلَوْ آمَنَ أَهْلُ الْكِتَابِ لَكَانَ خَيْرًا لَّهُم }

( wa law ‘amana ‘ahlou l-kitab lakan khayran lahoum )

Ce qui signifie : « Et si le gens du livre avaient cru cela aurait été mieux pour eux », [sourat ‘Ali ^imran ‘ayah 110].

Ainsi ces ayah indiquent clairement que les gens du livres sont mécréants et il n’est pas permis de les appeler croyants car le seul croyant c’est le musulman.

Le Prophète^Iça -Jésus- ^alayhi s-Salam a enseigné l’Islam et les gens qui l’ont suivi sont des musulmans et les gens qui ne l’ont pas suivi sont des mécréants. Il n’a pas été tué ni crucifié, il a été élevé au ciel et il va redescendre ce qui fait partie des grands signes de la fin du monde.

De même le Prophète Mouça -Moïse- ^alayhi s-Salam a enseigné l’Islam et les gens qui l’ont suivi sont des musulmans et les gens qui ne l’ont pas suivi sont des mécréants.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ كَانَ النَّاسُ أُمَّةً وَاحِدَةً }

qui signifie : « Avant, les humains étaient tous sur une seule religion [ l'Islam] », [ Sourat ‘Al-Baqarah, ‘ayah 213].

Pendant deux mille ans, au début de l’humanité, il n’y avait que des musulmans.
C’est l’époque où vécurent successivement les Prophètes Adam, Chith et Idris.
Adam^alayhi s-salam fut le premier homme et le premier Prophète. Il avait une belle apparence.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an :

{ لَقَدْ خَلَقْنَا الْإِنسَانَ فِي أَحْسَنِ تَقْوِيمٍ }

Ce qui signifie : « Allah a créé l’être humain avec une belle apparence », [ Sourat At-Tin, ‘ayah 4].

Ainsi c’est de la mécréance de dire que le singe est l’origine des humains.

Le Prophète Salla l-Lahou ^alayhi wa sallam nous explique dans le Hadith que Adam ^alayhi s-salam était grand de soixante coudées sur sept coudées de large (60 coudées = environ 27m).

Adam a enseigné l’Islam aux humains, il a aussi enseigné la fabrication de ceux dont ils ont besoin tel que le tissage, la forge, et aussi l’agriculture, comment semer le blé et en faire du pain ; il a enseigné les langues tel que l’arabe, l’hébreux, le syriaque, le latin et il a enseigné comment construire.

Adam a vécu cent trente ans au Paradis et huit cent soixante-dix ans sur terre, il a donc vécu mille ans.

Tous les Prophètes ont enseigné l’Islam, l’unique religion valable et céleste ; mais tous les Prophètes ne sont pas arabes ; quatre d’entres eux sont arabes : Houd, Salih, Chou^ayb et le Prophète Mouhammad, mais ils sont tous musulmans.

Il est faux de penser ou de croire ou de dire que l’Islam est la dernière religion ; ainsi l’Islam est la première religion et la seule religion que Dieu a révélé à Ses Prophètes, et les Anges sont tous musulmans et ils existent avant les humains.

Les Anges sont des esclaves honorés de Dieu ; ils font tout ce que Dieu leur ordonne et ils ne désobéissent pas à Dieu.

 Les Prophètes sont les meilleures des créatures, ils sont meilleurs que les Anges.

Allah Ta^ala dit dans le Qour’an au sujet des Prophètes :

{ وَكُلاًّ فَضَّلْنَا عَلَى الْعَالَمِينَ }

Ce qui signifie : « Tous nous leur avons accordé un degré plus élevé par rapport au reste des créatures », [ Sourat Al-’An^am, ‘ayah 86].

Les Prophètes sont véridiques, honnêtes, intelligents, chastes, éloquents, ils ne trahissent pas et ne mentent pas, ce sont des modèles pour les gens.

Ils sont tous courageux, ainsi il n’est pas permis de dire que le Prophète a fuit de la Mecque à Médine, mais nous disons qu’il a émigré parce que Dieu lui a ordonné cela.

Les Prophètes ne commettent pas de grands péchés tel que la fornication ou le suicide.

De même les Prophètes ne commettent pas de mécréance, de blasphème. Aucun Prophète n’a adoré autre que Dieu, ni douter de la puissance de Dieu… les Prophètes sont préservés de cela.

Les Prophètes ne commettent pas non plus de petits péchés de bassesse tel le fait de voler un grain de raisin. Attribuer cela aux Prophètes est de la mécréance.

Ainsi les Prophètes sont préservés de la mécréance, des grands péchés et des petits péchés de bassesse avant l’avènement de leur mission de Prophète comme après.

De même, les Prophètes sont éloquents et ils ont tous une belle apparence.

Le Messager de Allah salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« ما بعث الله نبيا إلا حسن الوجه حسن الصوت و إن نَبِيَّكُم أَحسَنُهم وجها و أحسَنُهم صوتا »

Ce qui signifie : « Dieu a envoyé les Prophètes, tous avec un beau visage et une belle voix et Certes votre Prophète a le plus beau visage et la plus belle voix d’entre eux », rapporté par at-Tirmidhiyy.

Les Prophètes ont tous une belle apparence et ils sont préservés de tout ce qui repousserait les gens d’accepter leur appel, ainsi il ne leur arrive pas des maladies qui repoussent les gens comme la lèpre.

Ainsi c’est faux ce que certains disent qu’un Prophète avait des vers qui sortaient de son corps, ceci n’est pas digne des prophètes. 

Il est possible aux Prophètes d’avoir des maladies douloureuses mais pas des maladies qui repoussent les gens, ils sont préservés de cela.

De même, il est possible que les Prophètes commettent un petit péché qui ne comporte pas de bassesse mais ils sont  immédiatement avertis et s’en repentent avant que d’autres ne les suivent en cela. Comme ce qui est cité dans le Qour’an au sujet de notre maître Adam qui a mangé du fruit de l’arbre que Dieu lui a interdit, il a commis un petit péché qui ne comporte pas de bassesse, puis il s’est repenti et Dieu lui a pardonné ; ainsi il n’est pas permis de dire que c’est un grand péché ou le péché capital comme le disent les mécréants ; de même il n’est pas permis de dire que Adam a été chassé du paradis, mais nous disons comme cela a été rapporté : Dieu l’a fait descendre sur terre.

Il faut croire aussi aux Anges, qui ne sont ni males ni femelles, ils ne mangent pas et ne dorment pas. Ils sont tous musulmans ils font tous ce que Dieu leur ordonne  ; Ils sont créés directement et ne se reproduisent pas.
Par ailleurs c’est de la mécréance de dire qu’un Ange est une femelle.

De même il faut savoir que notre maître ^Iça -Jésus- ne fut ni tué ni crucifié, il a été élevé au ciel et il est toujours vivant dans le deuxième ciel. Avant le jour du jugement, il descendra sur terre et vivra quarante ans. L’Islam s’étendra sur la terre après sa descente. Il gouvernera selon la loi (Chari^ah) du Qour’an, la loi de notre maître Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam.

Allah ta^ala dit :

{ وَمَا قَتَلُوهُ وَمَا صَلَبُوهُ وَلَـكِن شُبِّهَ لَهُمْ }

( wa ma qatalouhou wa ma salabouhou wa lakin choubbiha lahoum )

Ce qui signifie : « Ils ne l’ont pas tué ni crucifié mais ils furent trompés par la ressemblance », [sourat An-Niça‘  ‘Ayah 157].

Pour finir citons quelques exemples de choses qui font sortir de l’Islam, car nous avons vu que celui qui ne connaît pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Pour revenir à l’Islam, il faut prononcer les deux témoignages en délaissant la mécréance ; les deux témoignages sont :
« Il n’est de dieu que Dieu et Mouhammad est le Messager de Dieu ».

Parmi les choses qui font sortir de l’Islam il y a :

- Insulter Dieu, les Prophètes, les Anges ou se dire non musulman même par plaisanterie.

- De même démentir la religion même par plaisanterie : comme celui qui renie l’obligation de la prière ou du jeûne ou celui qui renie le caractère illicite de la consommation d’alcool, ou du porc ou de la viande de ce qui n’est pas égorgé[selon la loi de l'Islam] , ceci est de la mécréance.

- De même le fait de dire au sujet d’un péché « il n’y a pas de mal ou ce n’est pas grave », ceci est de la mécréance.

- Aussi appeler un non musulman croyant cela fait sortir de l’Islam, ainsi le grand savant Abou Hanifah a dit ce qui signifie : « il n’y a pas de foi sans Islam ni d’Islam sans foi ils sont comme le plat et le revers d’une même chose » ; Le musulman est le croyant et le croyant est le musulman. [Si un mécréant reconnaît l'existence de Dieu on dit simplement il reconnaît l'existence de Dieu et on ne dit pas il croit en Dieu].

- De même fait sortir de l’Islam le fait d’insulter tous les arabes dans l’absolu car parmi les arabes il y a quatre prophètes arabes ou aussi le fait d’insulter tous les hommes dans l’absolu car cela englobe aussi les prophètes.

Le Prophète Mouhammad salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إن العبد ليتكلم بالكلمة لا يرى بها بأسا يهوي بها في النار سبعين خريفا »

Ce qui signifie : « Certes, il arrive que l’esclave de Allah prononce une parole dans laquelle il ne voit pas de mal mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix Automnes », rapporté par at-Tirmidhiyy.

Ce hadith est une preuve que la plaisanterie n’est pas une excuse , de même la colère et l’ignorance du jugement ne sont pas des excuses ; ainsi si quelqu’un attribue à Dieu le fils il devient mécréant, même s’il a dit cela par plaisanterie ou sous l’effet de la colère ou en ne visant pas le vrai sens du mot fils.

- De même fait sortir de l’Islam le fait de jeter dans les ordures une feuille sur laquelle est inscrit le Nom de Dieu, ou le nom des Prophètes, ou des Versets du Qour’an ou ou le nom de ce qui est honoré selon la Loi de l’Islam ( la solution est de découper de telle sorte qu’il n’ait plus de sens ou de brûler jusqu’à la disparition de l’écriture ).

- De même fait sortir de l’Islam le fait de douter de la Foi, ou de croire qu’il y a une autre religion valable autre que l’Islam, ou croire qu’un des Prophètes n’est  pas musulman, tout ceci est de la mécréance.

- De même, aider à la mécréance est de la mécréance et se satisfaire de la mécréance est de la mécréance.
La règle de base en Islam est la suivante : aider au bien est un bien et aider au péché  est un péché donc aider à la mécréance est de la mécréance.
Si quelqu’un aide un autre à faire de la mécréance ou à prononcer de la mécréance c’est de la mécréance ; ainsi par exemple on ne demande pas à un mécréant quelle est ta religion ? car le fait de l’aider à prononcer la mécréance est de la mécréance.

 - De même si quelqu’un approuve la mécréance d’autrui ou dit que c’est respectable ceci est de la mécréance.

Par ailleurs si une personne souhaite devenir musulmane elle doit prononcer immédiatement les deux témoignages, et il n’est pas permis de retarder son entrée en Islam ; ainsi la seule condition pour devenir musulman est de prononcer les deux témoignages en y croyant et ce n’est pas une condition de se laver le corps, ni de se parfumer, ni de se circoncire, ni d’apprendre l’arabe, ni de connaitre une partie du Qour’an, ni la présence d’un imam ni de témoins ; ainsi devient mécréant celui qui retarde l’entrée en Islam de celui qui voulait devenir musulman.

Si une personne a demandé qu’elle veut devenir musulmane il n’est pas permis de lui dire revient plus tard, mais on lui dit de prononcer les deux témoignages.

Si la personne ne sait pas dire Mouhammad, on lui dit de dire le surnom du Prophète à savoir Abou l-Gaçim (le père de Gaçim qui été donc son fils), ainsi elle dit :
« Il n’est de dieu que Dieu et Abou l Gaçim est le Messager de Dieu ».

Par ailleurs, les mots tels que : « honoré », « saint », « sacré » ou « respectable » ne doivent pas être employé pour désigner la mécréance ou quelque chose que Dieu a interdit car ceci est de la mécréance.

Le Prophète Mouhammad  salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« أكثر خطايا ابن آدم من لسانه »

Ce qui signifie : « La plupart des péchés du fils de Adam proviennent de sa langue », [rapporté par At-Tabaraniyy avec une chaîne de transmission sahih -sûre-].

Allah ta^ala dit :

{ مَا يَلْفِظُ مِن قَوْلٍ إِلاَّ لَدَيْهِ رَقِيبٌ عَتِيدٌ }

(  ma yalfidhou min qawlin ‘illa ladayhi Raqiboun ^Atid )

Ce qui signifie : « Il n’y a pas une parole qu’il prononce [l’esclave de Allah] sans qu’il ait auprès de lui les deux Anges Raqib et ^Atid  », [sourat Qaf / 18].

Ainsi les deux Anges Raqib et ^Atiécrivent tout ce qu’on dit et tout ce qu’on fait.

Il est donc important d’employer le discours rapporté si on veut rapporter des paroles contraires à la religion de l’Islam, en disant par exemple «  il a dit », «  l’auteur a dit » ou autre parole qui indique le discours rapporté ; et de même on fait cela pour ce qui est écrit.

Si une personne ne sait plus si elle a commis ou pas telle mécréance, c’est à dire qu’elle a un doute est ce qu’elle a fait telle ou telle mécréance, dans ce cas elle doit prononcer les deux témoignages par précaution, c’est à dire pour se décharger de cette mécréance ou de ces mécréances au cas où cela serait provenu d’elle :

« Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que  

Mouhammad est le Messager de Dieu ».

 

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

HADITH DE AL-JARIYAH

Posté par elyasimran le 12 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahi

 

EXPLICATION DU HADITH DE AL-JARIYAH ET D’AUTRES TEXTES NON EXPLICITES 

 

La louange est à Allah le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad. 

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit : 

« إنَّ الإسْلاَمَ بَدَأَ غَرِيباً وَسَيَعُودُ غَرِيباً كَمَا بَدأَ فَطُوبَى لِلْغُرَبَاء »  

(‘inna l-‘islama bada’a ghariban wa saya^oudou ghariban kama bada’ fatouba li l-ghouraba ) 

Ce qui signifie : « L’Islam est apparu étranger et redeviendra étranger comme il a commencé, alors bonne nouvelle aux étrangers », [rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy], On lui a demandé : Qui seront les étrangers ô Messager de Allah ? Il a dit : 

« الذِينَ يُصْلِحُونَ مِنْ سُنَّتِي مَا أَفْسَدَ النَّاس »  

(‘al-ladhina youslihouna min sounnati ma ‘afsada n-nas ) 

Ce qui signifie : « Ceux qui corrigeront ce qui a été corrompu dans la voie –sounnah – que j’ai tracée ». 

Or la Sounnah du Prophète est la Loi que le Prophète a transmise, c’est à dire la croyance et les jugements de la Loi révélée. Il y a dans ce hadith la bonne nouvelle pour celui qui s’attachera, à notre époque où la corruption s’est répandue dans la communauté, à la Sounnah du Prophète  c’est-à-dire à sa Loi révélée. 

Si un assimilationniste [mouchabbih : qui assimile Allah à Ses créatures] prétend que (le Qour’an et le hadith indiquent que Allah ta^ala est localisé dans la direction du haut), comment lui répondre ? La réponse vient des textes eux-mêmes car ce groupe, le groupe des assimilationnistes prétend que : (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même et nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même). Ils veulent insinuer par leur parole (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même) qu’il faudrait confirmer que Allah a une ressemblance avec les créatures. Ensuite, par leur  parole : (nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même), ils insinuent qu’il faudrait nier qu’Il est exempt de la localisation dans l’espace et les directions, et qu’Il est exempt du fait d’être un corps et de tous les attributs des corps tels que le mouvement, l’immobilité, le déplacement, le changement d’humeur et de tous les attributs des corps. 

Les assimilationnistes les plus anciens disaient : (Allah est un corps impalpable, une lumière qui scintille). Quant à ceux de notre époque, ils disent qu’Il est un corps palpable ! Pour preuve, ils disent : (Au jour dernier, lorsqu’il sera demandé à l’enfer : Es-tu plein ? Et qu’il répondra : Y en a-t-il encore ? Alors Allah y mettra son pied sans qu’il soit brûlé) ! C’est bien la preuve qu’ils attribuent le corps à Allah 

Si l’un d’entre eux s’avise maintenant de citer le hadith de Al-Jariyah comme preuve que le Prophète aurait soi-disant demandé : (où est Dieu ?) et que la femme esclave aurait répondu (dans le ciel), on lui répond ce qui suit : Ce hadith contredit un hadith moutawatir [hadith rapporté par un grand nombre de compagnons, témoins auditifs ou oculaires, à un grand nombre de rapporteurs à chaque génération], qui a été rapporté par quinze ou seize compagnons. Le hadith moutawatir comporte sa parole ^alayhi s-salam

« حتى يشهدوا أَن لاَّ إِلـه إلاَّ الله وأنِّي رَسُولُ الله »  

(hatta yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anni raçoulou l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que je suis le Messager de Allah ». 

Ce hadith signifie donc qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages. 

Le hadith de Al-Jariyah, dans sa version rapportée par Mouslim, comporte le sens que le Prophète se serait contenté de la parole (fi s-sama) de cette esclave pour la juger musulmane. Le maître de cette esclave l’avait effectivement amenée pour que le Prophète vérifie qu’elle était croyante dans le but de l’affranchir. Dans ce hadith, le Prophète aurait demandé à l’esclave : (‘ayna l-Lah), elle aurait répondu : (fi s-sama ) puis il lui aurait demandé (man ‘ana ) « Qui suis-je ? » elle aurait répondu : « Le Messager de Allah », il aurait alors dit à son maître : ce qui signifie : « Libère-la car elle est croyante ». D’une part la version rapportée par Mouslim ne viendrait que d’un seul compagnon. D’autre part, expliquer ce hadith selon le sens apparent présente une contradiction avec le hadith moutawatir qui a été rapporté, lui, par quinze compagnons. En effet, le hadith de Al-Jariyah donne l’illusion qu’il suffirait que quelqu’un dise : (Allah fi s-sama) pour être jugé croyant alors que ceci est contraire à la vérité. Voilà donc comment on les reprend. Si maintenant quelqu’un avance que les savants qui ont commenté MouslimAn-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres– ont approuvé ce hadith, le hadith de Al-Jariyah, la réponse à leur faire est la suivante : Ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent mais ils l’ont interprété. An-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres qui ont commenté le livre de Mouslim n’ont pas pris ce hadith selon le sens apparent comme vous l’avez fait vous-mêmes mais ils ont dit que (‘ayna l-Lah) vient dans le sens de l’interrogation sur la glorification et l’éminence de Allah et non pas dans le sens de l’interrogation sur la localisation dans l’espace. En effet on dit dans la langue arabe (‘ayna foulan‘ayna Untel– ?) dans le sens de quel degré a-t-il ? Quelle est l’élévation de son mérite ? D’autre part, lorsque l’on dit (fi s-sama), cela peut signifier, dans la langue arabe, la supériorité du mérite. C’est de cette manière que les deux savants du hadith, An-Nawawiyy et Ar-Raziyy, l’ont interprété : ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent comme l’ont fait les assimilationnistes. Si vous abandonniez le sens apparent et si vous interprétiez le hadith comme ils l’ont interprété, vous seriez sauf de la mécréance par rapport à cette question-là, à l’exemple de ces illustres savants lorsqu’ils l’ont compris différemment du sens apparent et en ont fait l’interprétation : ils ont écarté le sens qui vient communément à l’esprit, ils ne l’ont pas expliqué selon le sens apparent et se sont ainsi préservés de la mécréance. 

Quant à celui qui en retient le sens apparent et déclare : (ceci est une preuve que Allah est localisé dans le ciel), son jugement est qu’il n’est pas musulman. L’expression (fi s-sama) est utilisée dans la langue tantôt pour indiquer la localisation, tantôt pour exprimer le mérite : Allah a révélé ainsi qu’Il a des attributs de perfection, qu’Il a plus de science que tous ceux qui ont une science, qu’Il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance et qu’Il a une volonté qui se réalise en toute chose. Le terme (‘ayna) vient donc pour interroger au sujet de la localisation dans l’espace et il vient également pour interroger au sujet du mérite et de l’éminence. Toute la question revient finalement à dire que le hadith qui est connu sous le nom de Hadithou l-Jariyah, que les assimilationnistes (mouchabbihah) retiennent en s’attachant à la version rapportée par l’Imam Mouslim, ce hadith n’est pas jugé sahih par les savants du hadith. Et ceci pour deux raisons : 

1- Parce que le hadith est moudtarib [moudtarib : hadith rapporté avec des versions incompatibles et qui ne sont pas conciliables entre elles. Les savants ont dit qu’on ne peut se référer à un hadith moudtarib pour la croyance]. Le hadith a effectivement été rapporté par l’Imam Mouslim tel que nous l’avons cité mais il a aussi été rapporté dans les termes : (Qui est ton Seigneur ?) auxquels elle aurait répondu : « Allah », de même que par les termes : (‘ayna l-Lah) après lesquels elle aurait pointé le doigt vers le ciel. Il a enfin été rapporté dans les termes : 

« أتَشهَدينَ أن لا إلـه إلاّ الله »  

(‘atach-hadina ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Témoignes-tu qu’il n’est de dieu que Allah ? »auxquels elle a répondu : « oui ». Il lui a dit ensuite : 

« أتشهدين أنِّي رسولُ الله »  

(‘atach-hadina ‘anni raçoulou l-Lah ) 

Ce qui signifie : « Témoignes-tu que je suis le Messager de Allah ? » et elle a répondu : « oui ». 

Cette dernière version a été rapportée par l’Imam Malik dans son livre Al-Mouwatta’. Or l’Imam Malik est plus fort dans la science du hadith que l’Imam Mouslim car sa chaîne de transmission est plus courte ; en effet, il n’y a entre lui et le Prophète que trois ou quatre rapporteurs du hadith

2- La seconde raison est que les versions comportant l’expression (‘ayna l-Lah) contredisent les fondements de la Loi (al-‘ousoul). En effet cela fait partie des fondements de la Loi révélée (chari^ah) de ne pas juger quelqu’un musulman sur sa parole : (Allah fi s-sama ). Cette parole est en effet commune aux différents courants des gens du Livre ainsi qu’à d’autres groupes. La seule chose reconnue dans la Loi révélée par Allah, c’est ce qui a été rapporté dans le hadith moutawatir que nous avons cité précédemment, c’est-à-dire qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages. 

Quant à leur façon de citer comme preuve le verset : (‘a‘amintoum man fi s-sama), la réponse à leur faire est que l’expression (man fi s-sama ) désigne les anges et que le mot (man) – qui signifie dans la langue arabe aussi bien « celui qui » que « ceux qui » – ne désigne pas Allah. Cette ayah n’est donc en rien une preuve que Allah serait dans le ciel. 

En effet, si les anges recevaient de la part de Allah l’ordre de faire engloutir par la terre ceux qui vouent l’adoration à autre que Allah, ils le feraient. 

De même pour le verset suivant qui concerne des vents puissants. Si Allah leur ordonnait de le faire, les anges pousseraient les vents sur qui seraient ainsi exterminés. Tel est la signification de la ayah de souratou l-Moulk : (‘a‘amintoum man fi s-sama’i ‘an-yakhsifa bikoumou l-‘arda ) et de la ayah qui la suit :(‘am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba ) c’est-à-dire des vents très puissants. Ces versets sont interprétés conformément à ce qui a été rapporté dans le hadith sahih : 

(‘irhamou man fi l-‘ardi yarhamkoum man fi s-sama

Qui signifie : « Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans les cieux seront alors miséricordieux avec vous». Ce hadith a également été rapporté dans les termes suivants : (‘irhamou ‘ahla l-‘ardi yarhamkoum ‘ahlou s-sama ) qui signifient : « Soyez miséricordieux envers les habitants de la terre, les gens du ciel seront alors miséricordieux avec vous ». Cette version explique que ce qui est visé par l’expression (man fi s-sama ) dans la première version du hadith et dans la ayah : ce sont les anges car ce sont eux les habitants des cieux. En effet, on ne qualifie pas Allah par l’expression : (‘ahlou s-sama ) « les gens du ciel ». Cette expression concerne bien les anges car ce sont eux les gens des cieux. Voilà la réponse à donner aux assimilationnistes, quand ils se servent de ces deux versets pour appuyer leur mauvaise croyance que Allah serait dans le ciel. 

De même pour tous les versets non explicites auxquels ils s’attachent et qui, en apparence, pourraient donner l’illusion que Allah serait un corps localisé dans la direction du haut, qu’Il bougerait, qu’Il se déplacerait du haut vers le bas jusqu’au ciel de ce bas monde et qu’Il descendrait sur terre au jour dernier avec les anges, comme dans le cas de la ayah : (wa ja’a Rabbouka wa l-malakou saffan saffa ) dont le sens apparent est que Allah viendrait avec les anges rang par rang, toutes ces ayah doivent impérativement être interprétées par un autre sens que le sens apparent. 

Nous leur disons que tout verset non explicite qui serait pris selon le sens apparent impliquerait des contradictions dans le Qour’an alors que le Qour’an en est absolument exempt. Si ces versets étaient interprétés selon le sens apparent, ils contrediraient d’autres versets non explicites dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction de la terre, comme par exemple Sa parole : (wa li l-Lahi l-machriqou wa l-maghribou fa‘aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ) [sourat Al-Baqarah / 115]. Le sens apparent de ce verset est que Allah serait aux horizons de la terre et que, quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige dans la prière, vers le nord, vers le sud, vers l’est ou vers l’ouest, on se dirigerait vers Allah Lui-même. Dans ce verset, ils n’ont pas retenu ce sens-là et ils ont bien délaissé le sens apparent ! On leur dit : Ce sont tous des versets du Qour’an et pourtant vous ne prenez pas le sens apparent des versets dont le sens apparent est que Allah serait sur terre ou ce qui est de cet ordre, comme le verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi sayahdin ) [sourat As-Saffat / 99]. Ce verset relate l’histoire de notre maître ‘Ibrahim qui a dit, lorsqu’il a quitté son peuple qui avait refusé de lui obéir et n’avait pas accepté d’abandonner l’adoration des idoles : (‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ). Le sens apparent de ce verset est que Allah se trouverait en Palestine car c’est bien là-bas que notre maître ‘Ibrahim avait l’intention d’aller. Vous ne prenez pas le sens apparent de ce verset ni du précédent. 

Pourquoi retenez-vous le sens apparent dans certains cas et ne le faites-vous pas dans tous les autres cas, alors que ce sont toutes des ayah du Qour’an ? C’est-là un jugement arbitraire de votre part c’est-à-dire un agissement sans aucun fondement. 

Pour ne pas aboutir à une contradiction dans le Qour’an, il n’y a pas d’autre choix que de donner un autre sens que le sens apparent à tous les versets non explicites dont le sens apparent fait croire que Allah serait localisé dans la direction du haut ainsi qu’à tous les versets dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction du bas. Il est obligatoire de ne pas les prendre dans leur sens apparent : les uns comme les autres doivent être interprétés. 

Voilà ce que les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit : On interprète sans comment ni forme ni endroit en disant : On interprète conformément à ce qui est digne d’être attribué à Allah. Ainsi dans le verset : (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa ), il faut exempter Allah de la localisation ou de la position assise sur le trône. 

Et dans le verset :( fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ), nous disons : (fathamma qiblatou l-Lah ) comme l’a dit l’un des savants du Salaf, Moujahid, l’élève de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux : (wajhou l-Lah ) signifie donc : la qiblah que Dieu agrée pour votre prière surérogatoire lorsque vous êtes en voyage sur une monture. 

Quant au verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ), il signifie : « Je vais là où je peux adorer Allah sans subir de mal », car le peuple de ‘Ibrahim avait essayé de le tuer en le projetant dans le feu ; il en était ressorti sain et sauf mais cela ne les avait pas convaincus et ils avaient refusé de le suivre dans l’Islam. 

Al-Boukhariyy a rapporté que le Prophète a dit : ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous est dans la prière, il est en train d’implorer et d’adorer son Seigneur. Qu’il ne crache pas devant lui ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur est entre lui et la qiblah ». Le sens apparent de ce hadith est que Allah se trouverait entre celui qui prie et la qiblah. Or ce hadith a une chaîne de transmission plus forte que le hadith de Al-Jariyah. Il signifie que le musulman qui s’adonne à l’adoration de son Seigneur pendant sa prière, qu’il ne crache pas en direction de la qiblah ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur se trouve entre lui et la qiblah

Al-Boukhariyy a également rapporté de ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que le Messager de Allah a dit : Le sens apparent du hadith signifie que Allah serait plus proche de la personne par la distance que le cou de sa propre monture. En réalité, ce hadith signifie : épargnez-vous et ne vous efforcez pas d’élever beaucoup la voix dans vos takbir et vos évocations car rien n’échappe à l’ouïe, à la vue et à la science de Allah ^azza wa jall, Il sait absolument tout de vous. Il est Celui Qui sait tout de vous, Qui entend tout et Qui exauce ce qu’Il veut à qui Il veut. Il n’est donc pas question ici d’une proximité physique, comme le cou de votre monture serait proche de l’un d’entre vous, mais du fait que Allah sait tout de vous en tout instant et où que vous soyez.  

En résumé : 

Celui à qui Allah a accordé la bonne compréhension et qu’Il a guidé vers la vérité aura su que l’Islam est la religion de l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures et que Allah existe sans comment et sans endroit. La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Cette brochure est destinée à montrer que les assimilationnistes –les mouchabbihah– n’ont aucune preuve ni dans le Qour’an ni dans le hadith que Allah serait dans le ciel ou au-dessus du ciel. En effet, la croyance de tous les musulmans est que Allah existe sans endroit et sans comment

Allah ta^ala dit : 

{ قََََُلْ هَلْ يَسْتَوِي الَّذِينَ يَعْلَمُونَ وَالَّذِينَ لا يَعْلَمُونَ }  

( qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )  

ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui ont la science et ceux qui ne l’ont pas ? ». 

Et le Messager de Allah a dit : 

« طَلَب العِلْمِ فَرِيضَةٌ على كُلِّ مُسْلِمٍ »  

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim)  

Ce qui signifie : « Quérir la science est une obligation pour tout musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy].

  

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

 

Publié dans Religion | Pas de Commentaires »

Les wahhabites ,sois-disant salafi, disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations contrairement à ce qu’a dit l’Imam Chafi^iyy, que Allah l’agrée.

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim

 

al-fawzan1 1_119792

La louange est à Allah, l’Unique, l’Indivisible, Celui Qui n’a pas d’associé, Celui Dont toute chose a besoin alors que Lui n’a besoin de rien. Que l’honneur et l’élévation en degré ainsi que la préservation de sa famille de ce qu’il craint pour elle soient accordés à notre maître et à notre Bien-aimé Ahmad, que Allah a envoyé en tant que miséricorde pour les mondes.

Les wahhabites qui se font appeler salafis considèrent que celui qui divise l’innovation en bonne et mauvaise aura contredit le Prophète comme l’a dit parmi  eux Al-Fawzan dans son livre qu’il a appelé « l’Hérésie »

Voir scans:

fawzan bida

Parmi eux aussi, il y a Ibnou ‘Outhaymin (encore lui !) dans son livre qu’il a appelé « Fatawa l-‘Aqidah » il dit qu’il n’y a pas de bonnes innovations dans la religion.

A la question n° 349 dans la question ils lui ont dit : « ….y-a-t-il de bonnes innovations ?…. »

Ce wahhabi a dit : « ….il n’y a pas dans la religion de bonnes innovations à jamais …. »

Voir scans:

outhaymin bidah

Et ceci est la croyance de tous les wahhabites!!

 

Parmi les grands savants honorables de notre communauté, lui c’est un vrai savant, un vrai salafi,  qui a classé les innovations en bonnes et mauvaises il y a le moudjtahid l’Imam Mouhammad Ibnou Idriss ach-Chafi’i mort en 204 de l’Hégire, que Allah l’agrée, celui que certains savants ont dit qu’il est celui concerné par le hadith du Prophète lorsqu’il parle d’un savant de Qouraych dont la science va se propager sur la terre entière.(car les Imams Abou Hanifah, Malik et Ahmad Ibnou Hambal ne sont pas des savants de Qouraych)

Il a dit :

« Les innovations sont de deux sortes :

Une sorte de chose innovée fait partie de ce qui contredit le Livre, la Sounnah, la voie tracée par les compagnons ou l’Unanimité des savants, c’est ce qui est appelé l’innovation d’égarement ; la deuxième sorte de chose innovée fait partie de l’innovation de bien qui ne contredit aucun des quatre sujets qu’on vient de  mentionner, c’est l’innovation qui n’est pas blâmée ».

L’a rapporté de lui, le Hafidh (lui c’est un vrai Hafidh)  Al-Bayhaqi, mort en 458 de l’Hégire, par sa chaine de transmission dans son livre Manaqibou ch-Chafi’i.

Voir scans:

manaqib-ch-chafiiy-vol1 bidah-vol1 bidah-vol11

L’Imam Mouhammad ibnou Idriss ach-Chafi’i, que Allah l’agrée, a dit aussi:

« L’innovation est de deux sortes, l’innovation louable et l’innovation blâmable. Celle qui est conforme à la Sounnah c’est celle qui est louable, et celle qui contredit la Sounnah c’est celle qui est blamable. Et pour preuve la parole de ‘Oumar Ibnou l-Khattab lors des prières de nuit durant Ramadan : Quelle bonne innovation »

L’a rapporté de lui le Hafidh Abou Nou’aym, mort en 430 de l’Hégire, avec sa chaine de transmission dans son livre Hilyatou l-‘Awliya’, dans la biographie de l’Imam Ach-Chafi’i.

Voir scans:

hilyatoul-awliya2 hilyah

Concernant la preuve que l’Imam Ach-Chafi’i a pris pour déduire les deux sortes d’innovation c’est ce qu’a rapporté Al-Boukhari dans son Sahih, chapitre : le mérite de celui qui accomplit des actes d’adoration de nuit durant Ramadan, il y est cité ce qui suit et qui signifie :

« Il a été rapporté de Ibnou Chihab de ‘Ourfah Ibnou z-Zoubayr  de ‘Abdou r-Rahman Ibnou ‘Abdi l-Qari que ce dernier a dit : je suis sorti avec ‘Oumar Ibnou l-Khattab, que Allah l’agrée, en une nuit de Ramadan, à la mosquée, alors que les gens étaient en groupe isolés et séparés ; certains faisaient la prière individuellement, d’autres se rassemblaient en petits groupes et faisaient la prière en assemblée, alors ‘Oumar a dit : Je vois que si je rassemble ces gens pour qu’ils soient dirigés par un seul homme récitant le Qour’an, ce serait meilleur, puis il s’est décidé et les a rassemblés derrière ‘Oubayy Ibnou Ka’b. Une autre nuit, je suis sorti avec lui alors que les gens faisaient la prière derrière celui qui récitait le Qour’an, ‘Oumar a dit : quelle bonne innovation que voici(ni’ma l-bid’ah hadhihi). »

Voir scans:

sahih-al-boukhariy  bidah-tarawih

A rapporté les paroles de l’Imam Ach-Chafi’i, le Hafidh Chaykhou l-Islam, Amirou l-Mou’minin fi l-Hadith Ibnou Hajar Al-‘Asqalani dans Fathou l-Bari . Il a dit :

« Ach-Chafi’i a dit l’innovation est de deux sortes, l’innovation louable et l’innovation blâmable. Celle qui est conforme à la Sounnah c’est celle qui est louable, et celle qui contredit la Sounnah c’est celle qui est blamable. L’a rapporté Abou Nou’aym par la voie de Ibrahim Ibnou Jounayd de Ach-Chafi’i et il a été rapporté de Ach-Chafi’i aussi rapporté par Al-Bayhaqi dans Manaqib qu’il a dit Les nouveautés parmi les choses sont de deux sortes :

L’une, c’est ce qui est innové et qui contredit le Livre, la Sounnah, les textes des prédécesseurs parmi les compagnons ou l’Unanimité. Celle-là est l’innovation d’égarement.

La deuxième, c’est ce qui est innové et qui fait partie des bonnes choses, qui ne comporte pas de contradiction avec aucun de ceux-là et cette nouveauté-ci n’est pas blâmable. Et certains savants ont divisés l’innovation en cinq sortes de jugement… » ( soubhanal-lah non pas deux mais cinq)

Voir scans:

fathou-l-bariy-vol13 bidah-bidatan1

Selon les wahhabites, l’Imam ach-Chaf’i, l’Imam Al-Bayhaqi, l’Imam Ibnou Hajar Al-‘Asqalani et l’ imam Abou Nou’aym seraient des égarés !!! En fait ce sont les wahhabites qui déclarent nos savants musulmans égarés…..sauf eux. En plus Fathou l-Bari a été soit disant authentifié par un Wahhabite Ibnou Baz, vous pouvez voir  son nom marqué sur la couverture.

D’après les wahhabites les savants musulmans, comme l’Imam ach-Chafi’i, n’auraient pas compris les hadiths du Prophète mais eux l’auraient compris !

De plus, selon leur règle que soi-disant :

Faire ce que le Prophète n’a pas fait est de l’égarement, ils se sont rendu égarés eux-mêmes car, par exemple, si vous regardez dans les livres des wahhabites ( voir scans plus haut) ils mettent après le nom du Prophète Les wahhabites ,sois-disant salafi, disent qu’il n’y a pas de bonnes innovations contrairement à ce qu’a dit l’Imam Chafi^iyy, que Allah l’agrée. dans Religion sc salla l-Lahou ‘alayhi wa s-salam, et parmi les bonnes innovations, il y a le fait d’écrire sc dans Religion« salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » après la mention du nom du Prophète. Ce sont bien les savants qui ont innové l’écriture de sc« salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » après la mention de son nom. A l’époque du Prophète salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam, les gens ne le faisaient pas ; le Prophète ne l’a pas fait lorsqu’il a envoyé des lettres aux rois et aux gouvernants de la terre. Il a simplement dit : De Mouhammad le Messager de Allah à Untel. Les missives que le Messager a dictées aux compagnons et qui étaient envoyés aux rois, tels que héraclius, pour qu’ils entrent en Islam, ne comportent pas la mention sc « salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam ». Ainsi l’ajout de sc « salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam » est une bonne sounnah que les savants ont innovée et que le Prophète n’a pas faite.

Ils se sont donc déclarés égarés eux –mêmes.

Ils n’ont aucune preuve sauf l’entêtement, ils suivent seulement leurs passions. Ils citent des ‘Ayah et des Hadith pour essayer de perturber les musulmans débutants en science de religion et donne de fausses interprétations contredisant par cela la religion agrée par Allah soubhanahou wa ta’ala.

Voyez par vous-mêmes, ne soyez pas aveuglez par l’égarement des wahhabites.

Nous vous invitons à vérifier par vous-mêmes dans les livres des savants musulmans scannés plus haut.        

Publié dans Religion | Pas de Commentaires »

Traité de Croyance du grand Savant Houjjatou l-’Islam Abou Jafar Al-Warraq At-Tahawiyy (Matnou Aqidati t-Tahawiyyah)

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi-Lahi r-Rahmani r-Rahim 

 

 

 Traité de Croyance du grand Savant Houjjatou l-’Islam Abou Jafar Al-Warraq At-Tahawiyy (Matnou Aqidati t-Tahawiyyah) dans Religion

La louange est à Allah le Seigneur des Mondes , que Allah honore et élève davantage en degré notre maître Mouhammad l-Amîn et qu’Il préserve sa communauté de ce que le messager craint pour elle .

Le grand savant Houjjatou l-’Islam Abou Jafar Al-Warraq At-Tahawiyy (227 – 322 H) a dit en Egypte, que Allah lui fasse miséricorde : Ceci est l’énoncé de la présentation de la Croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama3ah selon la voie des savants de la communauté : Abou Hanifata n-Nou3man Ibnou Thabit Al-Koufiyy, Abou Youçouf .

C’est l’énoncé de ce qu’ils ont eu pour croyance concernant les fondements de la religion, croyance dont ils seront redevables envers le Seigneur des mondes.

1. Nous disons au sujet de la croyance en l’unicité de Allah, en ayant cela pour croyance par la réussite que Allah accorde : Certes Allah est unique, Il n’a pas d’associé

2. et rien n’est tel que Lui,

3. rien ne Le rend incapable,

4. il n’y a pas d’autre Dieu que Lui,

5. Il est éternel exempt de début, éternel exempt de fin,

6. Il ne s’anéantit pas et ne périt pas ;

7. n’a lieu que ce qu’Il veut,

8. les illusions ne L’atteignent pas, les raisons ne Le conçoivent pas,

9. Il n’a aucune ressemblance avec les créatures,

10. vivant Il ne meurt pas, éternel Qui ne s’anéantit pas, Il ne dort pas,

11. créateur sans besoin, pourvoyeur sans charge,

12. Il fait mourir sans crainte, Il fait ressusciter sans difficulté,

13. Il est de toute éternité exempt de début avec Ses attributs, avant l’existence de Ses créatures ; par l’existence de Ses créatures, Il ne s’est pas accru de quelque chose qui n’ait pas fait partie de Ses attributs avant que Ses créatures n’existent. Tout comme Il est éternel attribué de Ses attributs, exempt de début, de même Il est éternel attribué de Ses attributs, exempt de fin.

14. Ce n’est pas après la création des créatures qu’Il a acquis le nom de Créateur, ni en donnant le début à la création qu’Il a obtenu le nom de Créateur.

15. Il est attribué de la souveraineté sur les créatures de toute éternité sans qu’il y ait de créatures sujettes à Sa souveraineté de toute éternité. Il est attribué de l’attribut de création de toute éternité sans qu’il y ait de créatures de toute éternité.

16. Tout comme Il fait vivre les morts après les avoir fait vivre, Il mérite ce nom avant de les faire vivre. De même, Il mérite le nom de Créateur avant le fait qu’ils soient créés.

17. Tout ceci du fait qu’Il est sur toute chose tout puissant. Toute chose a besoin de Lui et toute chose Lui est facile. Il n’a besoin de rien. Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit.

18. Il crée les créatures conformément à Sa science.

19. Il leur prédestine des destinées

20. et leur fixe des échéances.

21. Rien ne Lui échappe avant qu’Il les crée. Il sait ce qu’elles font avant de les créer.

22. Il leur ordonne l’obéissance envers Lui et leur interdit la désobéissance envers Lui.

23. Toute chose a lieu selon Sa prédestination et Son vouloir. Son vouloir se réalise absolument ; les esclaves n’ont de vouloir que ce qu’Il veut pour eux. Ce qu’Il veut pour eux a lieu et ce qu’Il ne veut pas n’est pas.

24. Il guide Qui Il veut ; Il préserve et sauve par grâce ; Il égare qui Il veut, Il crée la perdition et éprouve par justice.

25. Tous agissent selon Son vouloir entre Sa grâce et Sa justice.

26. Il est exempt des opposants et des semblables.

27. Rien ne repousse Sa prédestination. Rien ne revient sur Son arrêt, et rien n’a le dessus sur Sa prédestination.

28. Nous avons cru en tout cela et nous avons eu la ferme certitude que tout est de Sa part.

29. D’autre part nous disons que Mouhammad salla l-Lahou 3alayhi wa sallam est Son esclave élu, Son prophète honoré et Son messager agréé

30. et qu’il est le Dernier des prophètes, l’Imam des pieux, le Maître des messagers et le Bien-aimé du Seigneur des mondes.

31. Toute prétention d’une prophétie après sa mission de prophète ne provient que de l’hérésie et des passions.

32. Il est l’envoyé au commun des jinn et à la totalité des humains avec la vérité, la bonne guidée, la lumière et les clartés.

33. Le Qour’an est la parole de Allah, c’est une parole qui a été révélée de Sa part, qui est sans comment. Il a descendu le Qour’an par révélation à Son messager. Les croyants ont réellement cru en la véracité du Qour’an. Ils ont eu la certitude qu’il est la parole de Allah ta3ala véritablement, qu’il n’est pas créé comme la parole des humains Celui qui l’entend et prétend que c’est la parole des humains est devenu mécréant, Allah le blâme, le rabaisse et le menace de l’enfer puisqu’Il dit ce qui signifie : “Je le ferai brûler en enfer” [S.74 - V.26]. Du moment que Allah menace de l’enfer celui qui dit ce qui signifie : “Ceci n’est que la parole des humains” [S.74 - V.25], nous avons su et nous avons eu la certitude que c’est la parole du Créateur des humains et qu’elle n’a pas de ressemblance avec la parole des humains.

34. Celui qui qualifie Allah par une des significations des humains est certes devenu mécréant. Celui qui observe bien cela en tirera les conséquences et se sera éloigné de ce qui est semblable à la parole des mécréants, il aura su que Allah avec Ses attributs n’est pas tel que les humains.

35. La vision de Allah est une vérité accordée aux gens du paradis, sans qu’ils connaissent Sa réalité, sans comment, tout comme l’a formulé le Livre de notre Seigneur ce qui signifie : “Les visages ce jour-là seront resplendissants, ils verront leur Seigneur”. [S.75 - V.22, 23] Son explication est conforme à ce que Allah ta3ala agrée et sait. Tout ce qui nous est parvenu à ce sujet dans le hadith sûr d’après le Messager salla l- Lahou 3alayhi wa sallam est tel qu’il l’a dit, le sens étant conforme à ce qu’il a visé. Nous n’abordons pas ce sujet en faisant des interprétations selon nos avis personnels ni en s’imaginant quelque chose selon nos passions. En effet, ne s’est sauvé dans sa religion que celui qui s’est soumis et a accepté sans rébellion ni opposition ce qui est parvenu de Allah 3azza wa jall et ce qui est parvenu de Son messager salla l-Lahou 3alayhi wa sallam, qui s’en sera remis concernant la connaissance de ce qui n’est pas explicite pour lui à qui en a la connaissance.

36. La personne ne sera sauvée dans l’Islam qu’avec le contentement et la soumission. Celui qui cherche la connaissance de ce qui lui est impossible de connaître, celui dont la compréhension ne s’est pas satisfaite du contentement, ce qu’il recherche lui aura voilé la croyance pure en l’unicité, la connaissance claire et la foi correcte. Il oscillera entre la mécréance et la foi, la croyance en la vérité et le démenti, entre la reconnaissance et le reniement, il sera sujet aux mauvaises suggestions, perdu, en état de doute, sans être ni un croyant ferme en la vérité ni quelqu’un qui réfute dans le démenti.

37. La foi en la vision de Allah accordée aux gens du paradis n’est pas valable pour celui qui la considère selon ses illusions ou qui l’interprète à sa manière. En effet l’interprétation de la vision comme l’interprétation de toute signification attribuée à la divinité se fait en délaissant la mauvaise interprétation et en s’attachant au contentement de ce qui est parvenu, voilà sur quoi se fonde la religion des musulmans. Celui qui ne se garde pas de la négation des attributs et de l’assimilation aura glissé et n’arrivera pas à avoir la croyance en l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures. En effet, notre Seigneur jalla wa 3ala a pour attribut les attributs de l’unicité, Il est qualifié des qualificatifs de l’unicité. Aucune des créatures n’a d’attributs semblables aux Siens.

38. Il est exempt des limites, des extrémités, des côtés, des membres ou des organes. Il n’est pas délimité par les six directions contrairement à la totalité des créatures.

39. L’Ascension est une réalité et le Prophète salla l-Lahou 3alayhi wa sallam a effectivement été transporté de nuit. Il a été élevé au ciel, par sa propre personne à l’état d’éveil puis vers les endroits élevés que Allah a prédestinés. Allah l’a honoré par ce qu’Il a voulu et Il lui a révélé ce qui signifie : “Le coeur n’a pas menti sur ce qu’il a vu”. Que Allah l’élève davantage en degré dans l’au-delà et ici-bas et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

40. Le bassin par lequel Allah ta3ala l’a honoré en tant que secours pour sa communauté est une réalité.

41. L’intercession qu’il a réservée pour elle est une réalité, tout comme cela a été rapporté dans les nouvelles qui sont parvenues.

42. Le pacte que Allah ta3ala a pris de ‘Adam et de sa communauté est une réalité.

43. Allah ta3ala sait de toute éternité le nombre de ceux qui entreront au paradis et le nombre de ceux qui entreront en enfer, dans leur totalité. Ce nombre n’augmente pas et ne diminue pas.

44. Il sait aussi de toute éternité les actes qu’ils feront, à chacun d’eux il lui est facilité les choses pour lesquelles il a été créé. La rétribution sera en fonction des actes de l’esclave à la fin de sa vie. L’heureux dans l’au-delà, c’est celui qui est heureux par la prédestination de Allah ta3ala. Et le malheureux dans l’au-delà, c’est celui qui est malheureux par la prédestination de Allah ta3ala.

45. Le fondement de la destinée est un secret de Allah ta3ala envers Ses créatures, aucun ange de degré élevé ni aucun prophète envoyé n’en a eu connaissance. Le vain approfondissement et la réflexion sur ce sujet est un moyen de courir à sa perte, une voie d’accès vers la privation et une marche donnant sur l’injustice. Que l’on soit sur ses gardes de toutes ses forces contre cela, qu’il s’agisse de la réflexion, des pensées ou des mauvaises suggestions à ce sujet. Allah ta3ala a en effet voilé la connaissance de la destinée à Ses créatures, Il leur a interdit d’y parvenir, tout comme Il dit ta3ala dans Son livre ce qui signifie : “Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait mais eux le seront” [S.21 - V. 23]. Celui donc qui demande : (Pourquoi fait-Il telle chose ?) aura rejeté le jugement du Livre et celui qui rejette le jugement du Livre fait partie des mécréants.

46. Voici l’ensemble des choses dont a besoin celui dont le coeur est illuminé par la foi et qui fait partie des croyants par la grâce de Allah ta3ala. C’est le degré de ceux qui sont versés dans la science. En effet la science est de deux sortes : une science qui se trouve chez les créatures et une science qui ne se trouve pas chez les créatures. Ainsi, renier la science qui se trouve chez les créatures est de la mécréance et prétendre détenir la science qui ne se trouve pas chez elles est de la mécréance. La foi n’est validée qu’en acceptant la science qui se trouve chez les créatures et en abandonnant la recherche de la science qui ne s’y trouve pas.

47. Nous croyons en la Table Préservée, au Kalame et en tout ce qui y a été inscrit. Si les créatures s’unissaient toutes contre quelque chose que Allah ta3ala y a fait inscrire qu’elle existera, afin qu’elle n’existe pas, elles n’y pourraient rien. Et si elles s’unissaient toutes pour faire exister quelque chose que Allah ta3ala n’y a pas fait inscrire, elles n’y pourraient rien. Le calame a séché après avoir écrit ce qui doit avoir lieu jusqu’au jour du jugement. Ce qui a manqué à l’esclave ne devait pas l’atteindre et ce qui l’a atteint ne devait pas le manquer.

48. L’esclave doit savoir que Allah sait de toute éternité tout ce qui concerne toutes Ses créatures. Il leur a ainsi destiné cela d’une destinée parfaite qui n’est pas modifiée, qu’aucune de Ses créatures dans Ses cieux ou Sa terre ne contredit, ne révise ou n’enlève, ne change ou ne modifie, ne diminue ou n’ajoute. Ceci est un des piliers de la foi, un des fondements de la connaissance et de la reconnaissance de l’unicité de Allah ta3ala et de Sa divinité, comme Il le dit ta3ala dans Son Livre ce qui signifie : ” Il crée toute chose et lui prédestine une destinée.” [s.54 - V.49] et Il dit ta3ala ce qui signifie : “Ce dont Allah veut l’existence a lieu selon une destinée” [S.33 - V. 38]. Malheur donc à celui qui se montrera rebelle envers Allah ta3ala au sujet de la destinée et qui aura eu le coeur malade pour y réfléchir, il aura cherché à atteindre par son illusion un secret caché pour scruter l’inconnaissable, il deviendra un calomniateur pécheur suite à ce qu’il en aura dit.

49. Le Trône et le Piédestal sont une réalité.

50. Il n’a pas besoin du Trône et de tout ce qui est en dessous.

51. Il englobe toute chose par la science, la domination et la souveraineté. Toute chose est concernée par Sa science et Sa puissance. Il a rendu Ses créatures incapables d’englober toute chose.

52. Nous attestons que Allah a fait de Ibrahim un khalil et que Allah a parlé à Mouça assurément, par acte de foi, en le reconnaissant et en s’y soumettant.

53. Nous croyons aux anges, aux prophètes, aux Livres descendus et aux messagers, nous témoignons qu’ils ont tous été sur la vérité claire.

54. Nous appelons musulmans croyants ceux qui s’orientent selon notre qibla, tant qu’ils reconnaissent la véracité de ce avec quoi est venu le Prophète salla l-Lahou 3alayhi wa sallam, tant qu’ils croient en la vérité de ce qu’il a dit et a annoncé et qu’ils n’en renient rien.

55. Nous ne discutons pas au sujet de la réalité de Allah Lui-même ; nous ne débattons pas inutilement au sujet de la religion de Allah ;

56. nous ne débattons pas sans science au sujet du Qour’an. Nous témoignons qu’il est la parole du Seigneur des mondes, c’est l’Ange honnête qui est descendu avec et l’a enseigné au Maître des messagers Mouhammad salla l-Lahou 3alayhi wa sallam. C’est bien la parole de Allah ta3ala, aucune des paroles des créatures ne lui est équivalente, nous ne disons pas qu’il est créé. Nous ne contredisons pas la majorité des musulmans.

57. Nous ne déclarons pas mécréant quelqu’un des gens de la Qiblah en raison d’un péché qu’il aurait commis tant qu’il ne se le rend pas permis.

58. Nous ne disons pas qu’avec la foi aucun péché n’est nuisible pour celui qui le commet.

59. Nous espérons pour les croyants qui agissent en bien qu’Il leur pardonne et qu’Il les fasse entrer au paradis par Sa miséricorde mais nous ne pouvons pas le leur garantir et nous n’attestons pas qu’ils auront le paradis. Nous demandons le pardon pour les croyants qui ont mal agi et nous craignons pour eux le châtiment mais nous ne les faisons pas désespérer de la miséricorde de Allah.

60. Croire (que tous les musulmans) être protégé du châtiment de Allah et (que tous les musulmans) désespérer de la miséricorde de Allah, ces deux choses font sortir de la communauté de l’Islam. La voie de vérité est située entre ces deux pour les gens de la qiblah.

61. L’esclave ne sort de la foi qu’en reniant ce qui l’y a fait rentrer.

62. La foi consiste à reconnaître par la langue et à croire par le coeur.

63. Tout ce qui a été confirmé comme étant transmis par le Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam, que ce soit la Loi ou les autres informations est entièrement vrai.

64. La base de la foi constitue une seule et même chose et les gens de la foi sont par rapport à la base de la foi, tous égaux. La différence de mérite entre eux tient à la crainte et à la piété, à la contradiction des passions et à l’attachement à ce qui est le plus précautionneux.

65. Les croyants aiment tous le Très-Miséricordieux. Le plus honorable d’entre eux selon le jugement de Allah, c’est celui qui fait le plus preuve d’obéissance et qui oeuvre le plus conformément au Qour’an.

66. La foi, c’est la croyance en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au jour dernier et en la destinée, qu’elle soit du bien et du mal, de l’agréable ou du désagréable, de la part de Allah ta3ala.

67. Nous croyons fermement en tout cela. Nous ne faisons pas de discrimination entre aucun de Ses messagers, nous reconnaissons la véracité de tous concernant ce qu’ils ont transmis.

68. Les grands pécheurs de la communauté de Mouhammad salla l-Lahou 3alayhi wa sallam méritent l’enfer ; ils n’y resteront pas éternellement s’ils sont morts sur la croyance en l’unicité, même s’ils n’étaient pas repentants, une fois mort en ayant connu Allah et Son messager et en étant croyant. Ils sont sous Sa volonté et sujets à Son jugement : s’Il veut, Il leur pardonne et les excuse par Sa grâce, tout comme Il l’a cité 3azza wa jall dans Son Livre ce qui signifie : « Il pardonne ce qui est en deçà à qui Il veut » [S.4 - V.48]. S’Il veut, Il les châtie dans l’enfer par Sa justice, puis Il les en fait sortir par Sa miséricorde et l’intercession des intercesseurs parmi les gens de l’obéissance envers Lui. Il les fait par la suite parvenir dans Son paradis. En effet, Allah ta3ala préserve les gens qui L’ont connu et ne les rend pas dans les deux résidences comme ceux qui L’ont dénié, qui ont été privés de Sa bonne guidée et n’ont pas obtenu Sa protection. O Allah, Toi Qui protèges l’Islam et les gens de l’Islam, fais que nous persévérions sur l’Islam jusqu’à ce que nous venions à la mort en étant musulmans.

69. Nous considérons la prière valable derrière tout pieux ou tout grand pécheur des gens de la Qiblah, ainsi que la prière funéraire pour ceux d’entre eux qui meurent.

70. Nous ne déclarons aucun d’entre eux comme faisant partie des gens du paradis ni des gens de l’enfer. Nous ne déclarons aucun d’entre eux mécréant, associateur ou hypocrite tant que rien n’en est apparu sur eux. Nous remettons à Allah ta3ala la réalité de leurs fors intérieurs.

71. Nous ne considérons pas licite de brandir l’épée face à quiconque de la communauté de Mouhammad salla l-Lahou 3alayhi wa sallam sauf si c’est un devoir de le faire.

72. Nous ne considérons pas licite la rébellion contre nos imams et nos gouverneurs même s’ils font preuve d’injustice. Nous ne faisons pas d’invocations contre eux et nous ne délaissons pas l’obéissance envers eux. Nous considérons que l’obéissance envers eux fait partie de l’obéissance envers Allah 3azza wa jall et qu’elle est obligatoire tant qu’ils n’ordonnent pas de désobéissance. Nous faisons des invocations pour eux afin qu’ils obtiennent vertu et sauvegarde.

73. Nous suivons as-Sounnah wa l-Jama3ah et nous évitons la singularité, la divergence et la séparation.

74. Nous aimons les gens de la justice et de l’honnêteté et nous détestons les gens de l’iniquité et de la trahison.

75. Nous disons : « Allah sait plus que tout autre » au sujet de ce qui nous est confus de connaître.

76. Nous considérons permis de passer la main mouillée sur les khouff pendant le voyage et en-dehors du voyage, comme cela est parvenu dans le récit des faits et actes du Messager et de ses compagnons.

77. Le pèlerinage et le Jihad ont cours en compagnie des gouverneurs musulmans, les pieux d’entre eux et les pervers, jusqu’à l’avènement de l’Heure ; rien ne les annulera ni ne les abrogera.

78. Nous croyons fermement aux Honorables scribes, Allah a fait d’eux des protecteurs pour nous.

79. Nous croyons fermement à l’Ange de la mort, chargé de retirer les âmes des mondes,

80. au supplice de la tombe pour celui qui le mérite, à l’interrogatoire du mort par Mounkar et Nakir dans sa tombe au sujet de son Seigneur, de sa religion et de son Prophète, conformément à ce qu’ont fait parvenir les récits rapportés du Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam et des compagnons, que Allah les agrée.

81. La tombe est un jardin des jardins du paradis ou un antre des antres de l’enfer.

82. Nous croyons fermement à la résurrection, à la rétribution des oeuvres le jour du jugement dernier ainsi qu’à l’exposition des actes, à la récitation du livre des actes, à la récompense, au châtiment, au pont et la balance.

83. Le paradis et l’enfer sont tous deux créés, ils ne s’anéantiront jamais et ne seront pas anéantis. Allah ta3ala a créé le paradis et l’enfer avant les créatures. Il leur a créé des habitants : ceux d’entre eux qu’Il veut seront au paradis par Sa grâce et ceux d’entre eux qu’Il veut seront en enfer par Sa justice. Chacun agira selon ce qui lui est destiné et ira vers ce qui a été créé pour lui.

84. Le bien et le mal sont prédestinés aux esclaves.

85. La capacité par laquelle l’acte se réalise indispensablement – considérée du point de vue de la réussite accordée par Allah qu’il n’est pas possible d’attribuer à la créature –, cette capacité-là est conjointe à l’acte. Quant à la capacité du point de vue de la santé, de la faculté d’agir, du fait d’être en mesure d’y arriver et du point de vue de l’intégrité des organes, cette capacité est préalable à l’acte et c’est à elle que se rapporte le réquisitoire. Il en est comme Il le dit ta3ala ce qui signifie : “Allah ne charge la personne que de dont elle est capable”[S.2 – V.286].

86. Les actes des esclaves sont des créatures de Allah et une acquisition de la part des esclaves.

87. Allah ta3ala ne les charge que de ce qu’ils supportent. Ils n’auront à supporter que ce dont Il les a chargés. C’est cela la signification de (la hawla wa la qouwwata ‘il-la bi l-Lah) « Il n’est de protection et de force que par Allah ». Nous disons : personne n’a de moyen d’éviter la désobéissance à Allah, personne ne peut faire aucun mouvement contraire et personne ne peut s’en détourner si ce n’est par l’aide de Allah. Et personne n’a de force pour accomplir l’obéissance à Allah et y persévérer si ce n’est par la réussite accordée par Allah.

88. Tout se passe selon la volonté de Allah ta3ala, conformément à Sa science, à Sa prédestination et à Sa destinée. Sa volonté domine toutes les volontés, Sa prédestination domine toutes les ruses. Il fait ce qu’Il veut et Il n’est absolument pas injuste ; Il est exempt de tout mal et de toute injustice, Il est exempt de tout défaut et de toute opprobre.”Il n’est pas interrogé sur ce qu’Il fait mais eux le seront”[S.21 - V.23].

89. Il y a dans l’invocation des vivants et dans leurs aumônes un profit pour les morts.

90. Allah ta3ala exauce les invocations et satisfait aux besoins.

91. Il possède toute chose et nul ne Le possède. On ne se passe pas de Allah ta3ala même le temps d’un clin d’oeil. Celui qui prétend se passer de Allah le temps d’un clin d’oeil a fait de la mécréance et fait partie des gens de la perdition.

92. Allah fait parvenir le châtiment et agrée mais pas comme le ferait l’une des créatures.

93. Nous aimons les compagnons du Messager de Allah et nous n’exagérons pas dans l’amour envers l’un d’entre eux. Nous ne nous innocentons d’aucun d’entre eux. Nous détestons celui qui les déteste et qui les mentionne autrement qu’en bien. Nous ne les mentionnons qu’en bien, les aimer fait partie de la religion, c’est un signe de foi et un acte de bienfaisance, les haïr est de la mécréance, une hypocrisie et une injustice.

94. Nous confirmons le Califat après le Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam, en premier lieu pour Abou Bakr As-Siddiq que Allah l’agrée, en raison de son mérite et de sa priorité sur toute la communauté, ensuite pour Oumar Ibnou l-Khattab que Allah l’agrée, ensuite pour Outhman que Allah l’agrée, ensuite pour Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’agrée. Ce sont eux les Califes bien guidés et les Imams de bonne guidée.

95. Nous témoignons que les dix que le Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam a nommés et à qui il a annoncé le paradis auront le paradis conformément à ce que le Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam a témoigné qu’ils auraient, sa parole étant véridique. Il s’agit d Abou Bakr, Oumar, Outhman, Aliyy, Talhah, Az-Zoubayr, Sa3d, Sa3id, 3Abdou r-Rahman Ibnou 3Awf, Abou Oubaydah Ibnou l-Jarrah qui est l’Honnête de cette communauté, que Allah les agrée tous.

96. Celui qui parle en bien au sujet des compagnons du Messager de Allah salla l-Lahou 3alayhi wa sallam, de ses épouses pures de toute souillure et de sa descendance purifiée de toute mécréance, celui-ci sera innocenté de l’hypocrisie.

97. Les savants du Salaf parmi les prédécesseurs et ceux qui les ont suivis parmi les successeurs sont les gens du bien et de la tradition. Les gens de la science et de la réflexion ne les ont mentionnés qu’en bien. Celui qui les mentionne en mal n’est pas sur la bonne voie.

98. Nous ne préférons aucun saint sur aucun des prophètes 3alayhimou s-salam et nous disons qu’un seul prophète est meilleur que tous les saints.

99. Nous croyons fermement à ce qui est venu au sujet de leurs prodiges et dont le récit a été rapporté d’une manière sûre par les gens dignes de confiance.

100. Nous croyons fermement aux signes annonciateurs de l’Heure, à savoir la sortie de l’imposteur, la descente du ciel de Iça le fils de Maryam 3alayhi s-salam. Nous croyons fermement au lever du soleil à partir de son couchant et à la sortie de la bête de la terre de là où elle se trouvera.

101. Nous n’accordons foi ni au devin ni au voyant ni à quiconque prétendant quelque chose qui contredise le Livre, la Sounnah ou l’Unanimité de la communauté.

102. Nous considérons que la Majorité est véridique et correcte et que la séparation est une déviation et une cause de châtiment.

103. La religion que Allah agrée sur terre et au ciel est une seule et même religion : c’est la religion de l’Islam. Allah ta3ala dit ce qui signifie :

“Certes la religion que Allah agrée, c’est l’Islam” [S.3 - V.19]. Et Il dit ta3ala ce qui signifie : “J’agrée pour vous l’Islam en tant que religion”[S.5 - V.3].

104. Elle est située entre l’outrance et la négligence, entre l’assimilation et la négation, entre le fatalisme/la croyance en la contrainte et la croyance que l’homme crée ses actes, entre se croire protégé du châtiment et désespérer de la miséricorde.

105. Voilà notre religion, notre croyance en apparence et en réalité. Nous nous innocentons en prenant Allah à témoin, de tous ceux qui contredisent ce que nous avons mentionné et présenté ici. Nous demandons à Allah ta3ala de faire que nous persévérions sur la foi, qu’Il nous accorde de mourir sur elle et qu’Il nous préserve des différentes passions, des avis dispersés, des voies médiocres comme celle des mouchabbihah, des mou3tazilah, des jahmiyyah, des jabriyyah, des qadariyyah et d’autres parmi ceux qui ont contredit as-Sounnah wa l- Jama3ah et se sont alliés à l’égarement. Nous sommes innocents d’eux.

Ils sont pour nous des égarés, des gens médiocres et c’est par Allah qu’est la préservation et la réussite.

Publié dans Religion | Pas de Commentaires »

CHAPITRE SUR LES MISES EN GARDE CONTRE LES ENNEMIS DECLARES DE L’ISLAM

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Allah tabaraka wa ta^ala dit : [Sourat ‘Ali ^Imran / 110] ce qui signifie :

«Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous avez la croyance en Allah ».

Se taire, ne pas parler de la corruption et du mal entraîne des conséquences graves dans les sociétés, et expose à la menace du châtiment de Allah tabaraka wa ta^ala.

Le Messager de Allah a dit : [rapporté par Al-Hakim dans Al-Moustadrak] ce qui signifie :

« Si tu vois ma communauté avoir peur de l’injuste, de lui dire tu es injuste, alors c’en est fini d’eux« .

      C’est pour cela que nous vous mettons en garde contre les gens de la mécréance et de l’hérésie qui falsifient la chari^ah de Allah ta^ala et sèment l’égarement dans la population. Cette mise en garde fait partie des obligations les plus importantes, parce que la corruption et les discordes immenses résultent de la propagation de l’hérésie et de l’enseignement de ces gens-là. Ce site est destiné à démasquer les groupes qui se réclament de l’Islam et met en garde contre ses groupes égarés. Nous vous présentons également la bonne croyance des musulmans dans le monde entier, loin de tout extremisme, de toute ignorance. De même, nous vous informons que le site sera régulièrement alimenté de nouvelles informations concernant les différents groupuscules égarés qui se réclament de l’Islam.

Parmi les égarés qui se réclament de l’Islam
 

Les Wahhabites.Ce groupe s’est détourné de l’obéissance à Allah et à Son Messager en suivant une voie différente de celle des croyants. Il s’agit du groupe des wahhabites. Ce groupe a été fondé il y a 250 ans par un homme de la région du Najd, une région de la péninsule arabe dont la capitale est Riyad. Leur fondateur s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab. Une racaille de gens l’a suivi par la suite et ont propagé à leur tour sa dissension. Grâce aux soutiens étrangers et aux financements internationnaux mis à son service, le mal de la dissension provoqué par ce groupe a pu atteindre un grand nombre de pays musulmans. Le feu de la dissension a pris et des orateurs du mal se sont manifestés de sorte que la catastrophee s’est généralisée. Le Messager de Allah nous a bien mis en garde contre la dissension de cet homme lorsqu’on lui cita la région de Najd pour qu’il fasse des invocations de bénédiction en sa faveur. Il ne donna pas satisfaction à ceux qui le lui demandaient mais il a dit au contraire ce qui signifie :

« C’est de là-bas qu’apparaîtra le fer de lance du diable » [rapporté par Al-Boukhariyy].

Ce groupe a pris d’autres dénominations trompeuses, ayant pour objectif la duperie, tels que « Salafites » ou « Ansarou s-Sounnah » et d’autres encore.
Les  wahhabites constituent un groupe qui a dévié de la tradition prophétique, et par là même, de l’ensemble des musulmans. Au fond, ce groupe qui se nourrit d’ignorance, d’extrémisme dans le dogme et de violence dans l’action, diffuse sa propagande par les richesses des pétrodollars. Ces richesses se transforment peu à peu en propagande intolérante et en actions violentes. Les wahhabites de nos jours se réfèrent aux actions de leurs prédécesseurs, c’est-à-dire à leurs guerres, leurs massacres, leurs pillages, etc…

 

QUI SONT LES WAHHABITES ?

 

Les wahhabites constituent l’un des groupes qui ont dévié de la tradition prophétique, et par là-même, de l’ensemble des musulmans. En définitive, ce groupe qui se nourrit d’ignorance dans la croyance, d’extrémisme dans le dogme et de violence dans l’action, ne réussit à diffuser sa propagande que grâce aux richesses des pétrodollars.

Ces richesses qui coulent à flots dans les circuits financiers internationaux se transforment peu à peu en propagande intolérante et en actions violentes. Les wahhabites de nos jours se réfèrent aux actions de leurs prédécesseurs, c’est-à-dire à leurs guerres, à leurs massacres, à leurs pillages, etc.

Nous nous retrouvons donc face à des groupes portant plusieurs noms :

* Al-Hijrah wa t-Takfir (l’émigration et l’excommunication) essentiellement implanté en Egypte et en Algérie. Une de leur variante principale en Algérie se fait appeler « Les Afghans ».

* Une des composantes du Front Islamique du Salut (F.I.S.) algérien, dont le chef est ^Aliy Belhaj.

* Al-Jama^atou l-’Islamiyyah (Les Groupements Islamiques) dont le chef est ^Oumar ^Abdou r-Rahman, égyptien, résident actuellement aux Etats Unis, et accusé de commanditer des attentats.

* An-Najouna mina n-Nar (soi-disant : les seuls qui seront sauvés de l’enfer) ces deux derniers groupes existent essentiellement en Egypte.

* Les gardes du présumé Al-Mahdiy qui ont pris en otage la Mosquée sainte de la Mecque et tous les fidèles qui s’y trouvaient en 1980. Leur chef était Al-Jouhayman, saoudien du Najd, wahhabite de dogme comme ses partisans. Leurs guides spirituels étaient les références des wahhabites les plus renommées de nos jours, à savoir : Nasir Al-Albaniy et ^Abdou l-^Aziz bin Baz.

* Il existe de nombreux groupes et partis politiques islamistes qui ne prèchent pas de propagande violente mais ils considèrent cependant les wahhabites comme des références théologiques, ce qui cause souvent des schismes au sein de ces groupes, car tôt ou tard leurs partisans adhèrent à l’extrémisme du dogme wahhabite.

Musulman mon frère, préserve-toi des wahhabites et cela en apprenant à les reconnaître. Sache, musulman mon frère, que les pricipaux points qui fondent le dogme wahhabite sont au nombre de quatre :

1- Le premier point qui fonde le dogme wahhabite, c’est le Tachbih, c’est-à-dire l’assimilation de Allah à Ses créatures (l’anthropomorphisme). Les wahhabites posent comme règle fondamentale qu’il faut prendre au premier sens, dans les textes sacrés, toutes les expressions équivoques au sujet du Créateur, alors que ces expressions ont pour but d’exprimer la majesté, la puissance, la miséricorde, l’agrément ou d’autres attributs dignes de la divinité. Ainsi, ils en sont venus à dire que le Créateur serait un corps assis sur le Trône, ayant des mains du côté droit, qu’Il se déplacerait, s’étonnerait, rirait, qu’Il aurait un pied qu’Il mettrait dans l’enfer. D’autre part, ils considèrent mécréant celui qui suit l’exemple des plus grands savants de l’Islam en prenant ces expressions pour des textes équivoques dont le véritable sens est différent du apparent. En d’autres termes, Yad ne veut pas dire main s’agissant de Allah mais puissance, soutien, préservation, engagement ou d’autres sens du même genre, selon le contexte. ^Ayn ne veut pas dire œil mais protection, préservation et grâce particulière ou d’autres sens du même genre selon le contexte. Idem pour les expressions comme ‘Istawa, Yanzilou, Wajh, Yad-hakou, Saq, Ja‘a, etc… ‘Istawa ne veut pas dire s’asseoir ou se redresser s’agissant de Allah mais signifie la manifestation de la domination absolue de Allah par la puissance comme le confirment les Imams unanimement reconnus Abou Hamid Al-Ghazaliyy, Ibnou l-Jawziy, Ibnou ^Atiyyah, Al-’Amidiyy, Az-Zabidiyy et bien d’autres encore. Yanzilou désigne la descente d’un ange jusqu’au premier ciel par ordre de Allah. Il ne s’agit pas d’un déplacement de Allah mais d’une descente d’une expression de la Miséricorde divine comme l’explique entre autres l’Imam Malik. Le Wajh de Allah ne signifie pas la face ou le visage de Allah mais Sa souveraineté comme le précise Al-Boukhariyy dans son Sahih ; Al-wajh peut encore signifier la Qiblah agréée par Allah dans d’autre contexte, c’est-à-dire la direction dans la prière, comme l’affirme Moujahid Ibnou Jabr le disciple de Ibnou ^Abbas. Yad-hakou est une expression de la Miséricorde de Allah comme l’affirme Al-Boukhariyy et ce n’est certainement pas dans le sens du rire ou du sourire. Saq est la manifestation d’une grande horreur et d’une terrible difficulté au Jour du jugement dernier comme l’affirme Ibnou ^Abbas et ne signifie certainement pas le soi-disant pied de Dieu, que Allah nous préserve de la mécréance. Ja‘a Rabbouka ne veut pas dire que Ton seigneur est venu mais que c’est une expression de la puissance de Ton Seigneur qui se manifestera, c’est-à-dire au Jour dernier ; et c’est l’Imam Ahmad Ibnou Hambal qui a confirmé cette interprétation.

Les ^Oulama que nous prenons comme références pour confirmer ces explications sont, entre autres : Ibnou ^Abbas, les Imams : Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iy, Ahmad, Al-Boukhariy, Abou Hamid Al-Ghazaliy, Al-Qadi ^Iyad, An-Nawawiy رضي الله عنهم  etc… ; ce qui revient à dire que tous ces grands savants sont des mécréants selon la doctrine wahhabite.

2- Le deuxième point qui fonde la doctrine des wahhabites c’est le rejet pur et simple de toute forme de tawassoul, c’est-à-dire le fait d’invoqueer le Créateur par la demande d’intercession des prophètes et des saints. A partir de ce rejet, ils considèrent les prophètes comme des cadavres et des amas d’ossements dans leurs tombes sans aucune valeur. C’est aussi à partir de là qu’ils interdisent une bonne partie des choses que l’ensemble des musulmans pratique et qu’ils considèrent tous les musulmans mécréants dans leur ensemble.

3- Le troisième point qui fonde leur dogme c’est le rejet radical de toute innovation ayant un lien avec la Religion. Ainsi, ils interdisent la célébration de la naissance du Prophète r , ils interdisent de réciter le Qour’an en groupe ou de le réciter pour les morts, ils interdisent de chanter les poêmes qui glorifient le Créateur ou qui expriment notre amour pour le Prophète r . Ils rejettent aussi en bloc toute la branche soufiyy, c’est-à-dire tout le domaine de la spiritualité et de l’éducation du cœur. Pourtant, ces innovations ainsi que beaucoup d’autres, sont considérées comme étant bonnes par tous les grands savants de l’Islam depuis les premiers siècles de notre histoire, sans qu’il y ait eu de divergence entre eux. Selon la règle des wahhabites que toute innovation serait de l’égarement dans l’absolu, la réunion des sourates du Qour’an en un livre, les points et les signes des voyelles sur les lettres de l’alphabet du Qour’an, la prière de nuit de Ramadan en assemblée, l’emplacement des mihrab au devant des Mosquées pour que l’Imam y prie afin d’indiquer la direction de la Mecque, etc… toutes ces innovations seraient des péchés à rejeter selon eux.

4- Le quatrième point qui fonde leur dogme c’est l’abjuration des quatre écoles de jurisprudence sunnites, c’est-à-dire des quatre Madhahib : l’école Hanafiyy, l’école Malikiyy, l’école Chafi^iyy et l’école Hanbaliyy. Ils propagent chez les ignorants que chaque personne doit se forger ses propres interprétations des textes de la Chari^ah sans obéir en cela à aucun homme aussi érudit soit-il. Leurs slogans bien connus à ce sujet sont du style :

- Nous ne sommes pas appelés à suivre les hommes mais uniquement le Qour’an et la Sounnah.

- Pourquoi suivre les ^Oulama‘ ? Ils sont des hommes et nous aussi, nous sommes des hommes« .

Pourtant, Allah nous ordonne de nous conformer à l’enseignement des ^Oulama dans Sa sainte parole :

)فَاسْئَلُوا أَهْلَ الذِّكْرِ إنْ كُنْتُم لا تَعْلَمُون(

[Sourat An-Nahl / 43] qui signifie : « Demandez à ceux qui détiennent le savoir si vous ne savez pas ».

Nous trouvons dans le saint Qour’an d’autres versets dans le même sens ainsi que beaucoup de paroles prophétiques. Il existe aussi beaucoup de textes qui exaltent le degré des ^Oulama. D’autre , le monde dit islamique dans sa quasitotalité suit les quatre madhahib, à l’exception des sectes et des hérétiques tels que les wahhabites. Lorsqu’ils se définissent comme étant en dehors des quatre madhahib, ils se déclarent explicitement déviés de l’ensemble des musulmans ; or le Messager CHAPITRE SUR LES MISES EN GARDE CONTRE LES ENNEMIS DECLARES DE L'ISLAM S1 , en parlant du salut lors des grandes déviations a dit :

))فإذا رأيتُم الإختلافَ فعلَيْكُمْ بالسَّوادِ الأعظمِ((

ce qui signifie :  » … si vous voyez des divergences avec des polémiques, il vous incombe de vous attacher aux préceptes suivis par la grande majorité ».

En conclusion,
les wahhabites forment un groupe à part de par leur doctrine et leur écart avoué de l’ensemble des musulmans sunnites ; ce qui veut dire qu’il s’agit d’une hérésie.

Par la diffusion de leur doctrine, les wahhabites sont l’origine de toutes sortes de groupes qui, au nom de la légitimité de l’individu à être indépendant pour interpréter les textes, se permettent les assassinats, le terrorisme, la formation de groupes entrainés aux meurtres, aux pillages et aux viols. Ils considèrent effectivement qu’hormis eux, tout le monde est mécréant, à maltraiter et à abattre.

Voilà leur réalité, soyez donc en garde contre eux, même s’ils récitent le Qour’an en pleurant des larmes de crocodile, même si leur barbe est régulièrement qualibrée, même s’ils prétendent être les leaders d’un jihad libérateur, même s’ils occupent le devant de la scène islamique grâce aux pétrodollars et à leurs alliances politico-économiques et doctrinales. Ils sont bien plus dangereux que de simples assassins ; ils corrompent la croyance des gens et les endoctrinent avec des principes d’anarchie et de violence.

Un savant a dit à leur sujet :
 

« Celui qui connaît l’égarement des wahhabites et ne dit rien pour mettre en garde contre eux, son péché est plus grave que celui qui ne dit rien en sachant que quelqu’un se cache pour s’attaquer aux gens et les tuer ; car, lorsque ces gens seront tués, leur mort sera inscrite en tant que martyr. En revanche, celui qui laisse les gens adopter la mécréance des wahhabites et mourir en ayant leur mauvaise croyance, il les aura laissés aboutir au châtiment éternel.

Ce qui entraîne la mécréance est plus grave que ce qui mène aux grands péchés tels que l’assassinat. En effet, l’enseignement des wahhabites est celui de l’excommunication des croyants sans aucune raison légale, et c’est l’enseignement du tajsim, c’est-à-dire de l’attribution du corps à Allah ».

Ô Allah, nous Te demandons d’agréer notre travail et de nous agréer. Nous Te demandons de faire de ce site une protection ferme pour le plus grand nombre de gens contre les hérésies. Enfin, nous Te prions d’accorder les récompenses de notre travail, au Prophète, à sa famille, à ses compagnons, aux ^Oulama et à nos chouyoukh.

 

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

LA VERITABLE HISTOIRE DE LA SECTE WAHHABITE

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

SOYEZ EN GARDE ET METTEZ EN GARDE CONTRE LA SECTE DES WAHHABITES

La louange est à Allah le Créateur de l’univers, Lui Qui existe de toute éternité, exempt de début et de fin sans endroit, Celui Qui ne meurt pas et Qui ne s’anéantit pas, Celui Qui est exempt du changement, de l’évolution, des défauts et des imperfections, Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit. Que Allah honore davantage le bien-aimé de nos cœurs, notre maître Mouhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons et qu’Il préserve sa communauté de ce qu’il craint pour elle.

Allah ta^ala dit dans le Qour’a:

(kountoum khayra ‘oummatin ‘oukhrijat li n-nas ta’mourouna bi l-ma^rouf wa tanhawna ^ani l-mounkari wa tou’minouna bi l-Lah)

[Sourat ‘Ali ^Imran / 110] ce qui signifie : « Vous êtes la meilleure communauté qui ait émergé pour les gens, vous ordonnez le bien et vous interdisez le mal, et vous avez la croyance en Allah ».

Ainsi parmi les devoirs de la religion il y a le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal.

Musulmans, frères et sœurs, soyez en garde et mettez en garde contre les wahhabites qui se dissimulent sous d’autres appellations tels que Ansarou Sounnah, Salafis…

Soyez en garde contre un groupe égaré qui a pris pour religion d’attribuer le corps à Allah et de L’assimiler à Ses créatures, qui a pris pour chemin de porter atteinte au Prophète et aux vertueux et qui a pris pour voie de déclarer mécréants les musulmans en les accusant d’être associateurs.

Ce groupe dévié se fait appelé à tort les salafites pour duper les gens mais leur vrai nom est les wahhabites et c’est par ce nom que les savants de l’islam les ont appelé à leur apparition.

[Le terme  salaf désigne en réalité les musulmans des trois premiers siècles car le Prophète salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

ce qui signifie : «  le meilleur des siècle est mon siècle ensuite ceux qui viendront après eux ensuite ceux qui viendront après eux « ].

Le groupe dévié des wahhabites s’est détourné de l’obéissance à Allah et à Son Messager en suivant une voie différente de celle des croyants. Ils ont en effet fondé leur religion, le WAHHABISME appelant à l’égarement. 

Ce groupe a été fondé il y a 250 ans par un homme de la région du Najd, une région de la péninsule arabe dont la capitale est Riyad. Leur fondateur s’appelle Mouhammad Ibnou ^Abdi l-Wahhab. Une racaille de gens l’a suivi par la suite et ont propagé à leur tour sa dissension.

Grâce aux soutiens étrangers et aux financements internationaux mis à son service, le mal de la dissension provoqué par ce groupe a pu atteindre un grand nombre de pays musulmans. Le feu de la dissension a pris et des orateurs du mal se sont manifestés de sorte que la catastrophe s’est généralisée.

Le Messager de Allah  nous a bien mis en garde contre la dissension de cet homme lorsqu’on lui cita la région de Najd pour qu’il fasse des invocations de bénédiction en sa faveur. Il ne donna pas satisfaction à ceux qui le lui demandaient mais il a dit au contraire ce qui signifie : « C’est de là-bas qu’apparaîtra le fer de lance du diable » [rapporté par Al-Boukhariyy].  Ce groupe a pris d’autres dénominations trompeuses, ayant pour objectif la duperie, tels que « Salafites » ou « Ansarou s-Sounnah » et d’autres encore.  

Les  wahhabites constituent un groupe qui a dévié de la tradition prophétique, et par là même, de l’ensemble des musulmans. Au fond, ce groupe qui se nourrit d’ignorance, d’extrémisme dans le dogme et de violence dans l’action, diffuse sa propagande par les richesses des pétrodollars. Les wahhabites de nos jours se réfèrent aux actions violentes de leurs prédécesseurs, c’est-à-dire à leurs guerres, leurs massacres, leurs pillages, etc. Nous nous retrouvons donc face à des groupes portant plusieurs noms.

Musulman mon frère, préserve-toi des wahhabites et cela en apprenant à les reconnaître. Sache, musulman mon frère, que les principaux points qui fondent le dogme wahhabite sont au nombre de quatre :

1- Le premier point qui fonde le dogme wahhabite, c’est le Tachbih, c’est-à-dire l’assimilation de Allah à Ses créatures (l’anthropomorphisme). Les wahhabites posent comme règle fondamentale qu’il faut prendre au premier sens, dans les textes sacrés, toutes les expressions équivoques au sujet du Créateur, alors que ces expressions ont pour but d’exprimer la majesté, la puissance, la miséricorde, l’agrément ou d’autres attributs dignes de la divinité. Ainsi, ils en sont venus à dire que le Créateur serait un corps assis sur le Trône, ayant des mains du côté droit, qu’Il se déplacerait, s’étonnerait, rirait, qu’Il aurait un pied qu’Il mettrait dans l’enfer. D’autre part, ils considèrent mécréant celui qui suit l’exemple des plus grands savants de l’Islam en prenant ces expressions pour des textes équivoques dont le véritable sens est différent du apparent. En d’autres termes, Yad ne veut pas dire main s’agissant de Allah mais puissance, soutien, préservation, engagement ou d’autres sens du même genre, selon le contexte. ^Ayn ne veut pas dire œil mais protection, préservation et grâce particulière ou d’autres sens du même genre selon le contexte. Idem pour les expressions comme ‘Istawa, Yanzilou, Wajh, Yadhakou, Saq, Ja‘a, etc… ‘Istawa ne veut pas dire s’asseoir ou se redresser s’agissant de Allah mais signifie la manifestation de la domination absolue de Allah par la puissance comme le confirment les Imams unanimement reconnus Abou Hamid Al-Ghazaliyy, Ibnou l-Jawziy, Ibnou ^Atiyyah, Al-’Amidiyy, Az-Zabidiyy et bien d’autres encore. Yanzilou désigne la descente d’un ange jusqu’au premier ciel par ordre de Allah. Il ne s’agit pas d’un déplacement de Allah mais d’une descente d’une expression de la Miséricorde divine comme l’explique entre autres l’Imam Malik. Le Wajh de Allah ne signifie pas la face ou le visage de Allah mais Sa souveraineté comme le précise Al-Boukhariyy dans son Sahih ; Al-wajh peut encore signifier la Qiblah agréée par Allah dans d’autre contexte, c’est-à-dire la direction dans la prière, comme l’affirme Moujahid Ibnou Jabr le disciple de Ibnou ^Abbas. Yadhakou est une expression de la Miséricorde de Allah comme l’affirme Al-Boukhariyy et ce n’est certainement pas dans le sens du rire ou du sourire. Saq est la manifestation d’une grande horreur et d’une terrible difficulté au Jour du jugement dernier comme l’affirme Ibnou ^Abbas et ne signifie certainement pas le soi-disant pied de Dieu, que Allah nous préserve de la mécréance. Ja‘a Rabbouka ne veut pas dire que Ton seigneur est venu mais que c’est une expression de la puissance de Ton Seigneur qui se manifestera, c’est-à-dire au Jour dernier ; et c’est l’Imam Ahmad Ibnou Hambal qui a confirmé cette interprétation.

Les ^Oulama que nous prenons comme références pour confirmer ces explications sont, entre autres : Ibnou ^Abbas, les Imams : Abou Hanifah, Malik, Ach-Chafi^iy, Ahmad, Al-Boukhariy, Abou Hamid Al-Ghazaliy, Al-Qadi ^Iyad, An-Nawawiy etc… ; ce qui revient à dire que tous ces grands savants sont des mécréants selon la doctrine wahhabite.

Sache, mon frère en Islam, que Allah soubhanahou wa ta^ala (Qui est exempté de toute imperfection), n’a pas besoin des créatures. Il n’a besoin de rien de toute éternité. Il n’a donc besoin ni des directions, ni d’un endroit dans lequel se trouver, ni d’une chose dans laquelle exister. Il n’a pas besoin ta^ala de qui Le caractériserait par l’existence car le besoin contredit la divinité. Allah soubhanahou wa ta^ala est le Seigneur Qui fait entrer en existence ce monde dans sa totalité. L’univers entier a besoin de Allah ta^ala car c’est Lui Qui le maintient en existence. Allah ta^ala est le Créateur des sept cieux et des terres, du trône et du piédestal et Il est le Créateur de tous les endroits. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allah ta^ala existerait quelque part ou dans tous les endroits, qu’Il existerait dans le ciel ou qu’Il serait établi ou assis sur le Trône, qu’Il serait répandu dans l’air ou serait proche ou éloigné de nous par la distance. Allah ta^ala est exempt de tout cela, du comment et de toutes ces caractéristiques spatiales, car Il existe, ta^ala,sans comment et sans endroit.

Si Allah ta^ala était dans un endroit et une direction, Il aurait des semblables et des dimensions, une longueur, une largeur et une profondeur. Or Sa parole, ta^ala,  est suffisante pour exempter Allah ^azza wa jall de l’endroit, de l’espace et de la direction:

Allah ta^ala dit dans le Qour’an :

(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sourat Ach-Choura /11]. Si Allah ta^ala était dans un endroit et une direction, Il aurait des semblables et des dimensions, une longueur, une largeur et une profondeur. Or celui qui est ainsi est entré en existence, il est créé, limité, ayant besoin de Qui l’a limité selon cette longueur et cette profondeur.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée a dit : « Allah existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité ».

L’Imam ^Aliyy dit également au sujet de l’exemption de Allah ta^ala de la position assise : « Certes Allah a créé le Trône comme manifestation de Sa toute puissance et Il ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

Le grand Imam Ahmad Ar-Rifa^iyy que Allah l’agrée, qui fait partie des plus grands savants et des plus grands saints –‘awliya– de Allah, des soufis véridiques, a dit une parole éminente et globale concernant l’unicité de Allah ^azza wa jall et Son exemption ta^ala de la ressemblance avec les créatures. Il a dit : « L’extrême limite de la connaissance que l’on peut avoir de Allah, c’est d’avoir la certitude de Son existence, ta^ala, sans comment et sans endroit ». Cette phrase comporte des sens éminents à propos de l’unicité et de la croyance. Elle signifie que la connaissance que nous avons de Allah ta^ala a lieu par la croyance ferme dans le cœur que Allah tabaraka wa ta^ala existe sans aucun doute, et que Son existence n’a pas de commencement et n’a pas de fin. Il existe de toute éternité, Il ne s’anéantit pas et Il ne meurt pas. Il est Celui Qui fait entrer en existence par Sa Puissance tout cet univers, avec ses parties supérieures et inférieures, le Trône et le piédestal, les cieux et la terre, ce qu’ils contiennent et tout ce qui se trouve entre eux.

Cette phrase éminente signifie aussi que Allah soubhanahou wa ta^ala existe sans comment et sans endroit. En effet, Allah ta^ala est le Créateur de toutes les créatures et il est impossible selon la raison que le Créateur des créatures leur ressemble. Il est donc impossible que Allah ta^ala ait une image ou une attitude, une forme, un volume ou une quantité, ou qu’Il soit concerné par le mouvement ou l’immobilité, ou les couleurs ou les goûts, ou le fait d’être rassemblé, en contact ou séparé de quelque chose. L’endroit et la direction sont également impossibles au sujet de Allah ^azza wa jall car ce qui est dans un endroit est un corps qui a des limites, une étendue et des dimensions et qui a donc besoin de Qui l’a caractérisé selon ce volume, cette quantité et ces limites. C’est pour cela qu’il n’est pas permis de croire que Allah tabaraka wa ta^ala a des limites et une surface.

L’Imam ^Aliyy, que Allah l’agrée, a dit : « Celui qui prétend que notre Seigneur est limité n’a pas connu le Créateur, Celui Qui mérite d’être adoré ».

L’Imam Abou Ja^far At-Tahawiyy a dit dans son traité sur la croyance, intitulé Al-^Aqidatou t-Tahawiyyah, dans lequel il a mis en évidence la croyance de ‘Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah : « Il est exempt (ta^ala) des limites, des extrémités, des côtés, des membres  et des organes » et il ajoute à propos de la négation de la direction au sujet de Allah ^azza wa jall : « et Il n’est pas concerné par les six directions comme le sont toutes les créatures ». Les six directions sont : le haut, le bas, la droite, la gauche, devant et derrière.

Le grand Imam Zaynou l-^Abidin ^Aliyy Ibnou l-Houçayn, que Allah l’agrée, dans son célèbre épître connu sous le nom de « As-Sahifatou s-Sajjadiyyah » transmise de lui par une chaîne de transmission de gens de ‘Ahlou l-Bayt sûre et sans interruption, a dit à propos de la négation de la direction et de l’endroit au sujet de Allah ^azza wa jall : « Il n’est pas concerné par l’endroit », et il dit à propos de la négation de la limite au sujet de Allah soubhanahou wa ta^ala : « Tu es Allah, Celui Qui n’est pas concerné par la limite et Qui n’est donc pas limité ».

D’autre part, l’Imam Abou Hanifah, que Allah l’agrée, dans son livre Al-Fiqhou l-‘Absat, a dit à propos de la négation de l’endroit et de la direction au sujet de Allah ^azza wa jall : « Allah est de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, Allah existe de toute éternité avant la création des créatures… Il est de toute éternité alors que l’endroit et les créatures ne sont pas de toute éternité, et Il est le Créateur de toute chose ».

L’illustre Imam Abou Hamid Al-Ghazaliyy dit à propos de la négation de l’endroit et de tous les endroits au sujet de Allah ^azza wa jall : « Il est –Allah– exempt de l’endroit et de tous les endroits ».

L’Imam Ibnou l-Barmakkiyy, que Allah l’agrée, a écrit un traité sur la croyance pour Salahou d-Din Al-‘Ayyoubiyy –le Sultan Saladin– dans lequel il a mis en évidence l’exemption de Allah ^azza wa jall de toute ressemblance avec les créatures, de l’endroit et de la direction. En raison de l’éminence de son mérite et de son profit, et en raison des significations éminentes qu’il contient au sujet de la croyance en l’unicité de Allah jalla wa ^ala, Salahou d-Din a ordonné que ce traité soit enseigné aux enfants comme aux adultes. Il a décidé cela en raison également de ce que ce traité contient comme croyance de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah et comme croyance sur laquelle était le Messager salla l-Lahou ^alyhi wa sallam et ses compagnons ainsi que ceux qui les ont suivis sur la droiture, tant que ce traité a été appelé « Al-^Aqidatou s-Salahiyyah » –la croyance de Saladin–.

Il est dit dans ce traité : « Celui Qui fait entrer le monde en existence n’est pas concerné par l’endroit. Allah est exempté –ta^ala– de toute ressemblance. Il existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité, et Il est tel qu’Il est de toute éternité. Soubhanahou, Il est exempt – jalla– de l’endroit, et Il n’est pas concerné –^azza– par le changement du temps ».

Sache, mon frère en Islam, qu’il est un devoir de chasser toute pensée qui mènerait à quantifier et à limiter Allah ^azza wa jall, car Il est, ta^ala, exempt des limites, Il existe de toute éternité sans comment et sans endroit.

C’est ainsi que le grand Imam Abou Soulayman Al-Khattabiyy, que Allah l’agrée, a dit : « Ce qu’il est un devoir de savoir, pour nous et pour tout musulman, c’est que notre Seigneur n’est pas concerné par l’image ou l’attitude. L’image implique le comment, alors que Allah et Ses attributs sont sans comment ».

Parmi les faux arguments qu’un wahhabite pourrait utiliser pour appuyer sa mauvaise croyance, il y a leur parole que le fait de dire : (Allah n’existe ni à l’intérieur, ni à l’extérieur de l’univers) constitue une négation de l’existence de Allah, sur le principe qu’ils nient l’existence de tout être qui ne serait pas localisé dans une direction.

Ce faux argument est facile à réfuter. En effet, il suffit pour cela que le sunnite dise au wahhabite : « Cette parole montre ta faiblesse d’esprit et ton manque de réflexion, car Allah existe de toute éternité alors que l’univers est créé, tu es d’accord ou pas ? ».  Alors il est obligé de répondre : « Oui ». Le sunnite lui dit alors : « Avant que Allah ne crée l’univers, l’univers avait-il un intérieur et un extérieur ?«  L’autre lui répondra : « Non « . Le sunnite lui dit alors : « Puisque Allah existe avant l’univers et que Allah ne change pas, alors après avoir crée l’univers, Allah existe sans qu’Il soit à l’intérieur ni à l’extérieur de cet univers ». Le sunnite aura donc fait taire le wahhabite.

Lorsque les wahhabites disent qu’affirmer que Allah est sans endroit serait une négation de Son existence, cela constitue aux yeux des wahhabites un argument valable et irréfutable alors qu’en fait ce n’est qu’un faux argument qui peut tromper malheureusement beaucoup de gens. Ils impressionnent les gens en invoquant ce faux argument afin de les amener à se résigner à croire et à dire que Allah existe au-dessus du Trône. Voilà leur objectif.

Ce faux argument est réfuté par le fait que Allah n’est ni une petite quantité ni une grande quantité, et par conséquent il est valable que Allah existe sans qu’Il soit à l’intérieur ni à l’extérieur de l’univers. Cela est confirmé par d’éminents savants des quatre écoles de jurisprudence.

La Parole de Allah ta^ala :

(layça kamithlihi chay’ wa houwa s-ami^ou l-Basir)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit » [sourat Ach-Choura /11].

LE RÉCIT CONCERNANT LES GENS DE AT-TA‘IF
ET CE QU’ILS SUBIRENT DE LA PART DES WAHHABITES

Extrait du livre : ‘Oumara’ou l-Baladi l-Haram.

Auteur : As-Sayyid Ach-Chaykh Ahmad bin As-Sayyid Zayni Dahlan, Le moufti des chafi^iyy à la sainte Mecque .1231-1304 h * 1886-1959

Maison d’édition : Ad-Darou l-Mouttahidah li n-Nachr.

Pages : 297-298 :

 [At-Ta‘if est une ville à côté de la Mecque].

[^Abdou llah] Al-Bouwayhit (un des chefs des wahhabites, espion à solde) est sorti [de Ta‘if] pour leur procurer la garantie de paix de la part de ^Outhman [Al-Madayfiy] et de Salim bin Chakban et voilà qu’un tireur des gens de Ta‘if, sur un minaret, lui tiré une balle qui a causé sa mort et son péril.

   Lorsque les wahhabites apprirent la nouvelle, ils attaquèrent brusquement la muraille et ils ne rencontrèrent pas de résistance capable de les combattre et de les repousser. Un groupe d’habitants de Ta‘if avant cela avait prit la fuite mais la cavalerie les avait rejoint et les wahhabites les tuèrent ; seul un petit nombre fut épargné.

   Lorsqu’ils entrèrent dans At-Ta‘if, ils se livrèrent à une tuerie générale des gens, les adultes et les jeunes, ceux qui sont commandés comme ceux qui commandent, les notables et les gens du commun. Ils égorgèrent même le nourrisson sur la poitrine de la mère ; ils montaient dans les maisons, faisaient sortir ceux qui s’y réfugiaient et les tuaient. Ils trouvèrent un groupe qui étudiait le Qour’an et les tuèrent du premier au dernier. Ils massacrèrent tous ceux qui s’étaient réfugiés dans les maisons. Ensuite ils allèrent vers les boutiques et les mosquées et ils tuèrent les gens qui s’y trouvaient. Ils tuèrent l’homme dans la mosquée alors qu’il était dans l’inclination ou dans la prosternation jusqu’à l’extermination de tout ce monde ; alors malheur à eux de la part du Tout Puissant qui détient les cieux par Sa puissance. Il ne resta des gens de Ta‘if (c’est-à-dire des combattants de cette ville) qu’un groupe d’un peu plus de 20 personnes. Ils se réfugièrent dans la maison des Al-Fitniyy, ils la barricadèrent et la protégèrent des tirs de balles pour qu’elles ne les atteignent pas. Il restait aussi un autre groupe à la maison des Al-Fa^r, composé de 270 combattants ; ils les combattirent toute la journée et les occupèrent par leur résistance, et ceci continua le deuxième et troisième jour.

   Ibnou Chakban comprit qu’il ne pourrait les atteindre que par le complot et la ruse. Il leur envoya une lettre leur garantissant la paix dans laquelle il leur dit : « Vous avez la parole de Ibnou Chakban et ^Outhman » ; ils leur prêtèrent ainsi serment et dès-lors, les résistants arrêtèrent le combat. Ils firent venir à eux un groupe pour récupérer les armes et leur dirent : « Les associateurs à la divinité n’ont pas le droit de porter les armes », et là ils leur demandèrent de sortir devant leur émir. Lorsque les résistants furent placés face à lui, il ordonna qu’on les tue tous. C’est ainsi qu’ils furent martyrs. L’endroit où ils furent tués s’appelle « Douqaqou l-lawz« . Il y avait aussi un groupe de résistants dispersés dans le quartier dit des ^Iça, composé d’environ 50 combattants ; ils étaient derrière des barricades et tiraient dans leur direction, là aussi les wahhabites réussirent à les faire sortir par des garanties de paix, de sauvegarde des âmes, de liberté etc… mais ils les conduirent jusqu’à la vallée « wajj » et les y laissèrent dans le froid et la neige, complètement nus jusqu’à ce qu’ils leur donnent quelques pièces de tissus usées. Ils rassemblèrent dans cet état les hommes et les femmes, et ainsi les femmes pudiques habituées aux chambres protégées se trouvèrent dans une situation pitoyable. Treize jours plus tard ils leur donnèrent l’assurance qu’ils pourraient revenir en ville, et c’est seulement là que les wahhabites commencèrent à distribuer aux pauvres de petites poignées d’orge de façon humiliantes.

    Chaque jour, les bédouins entraient dans la ville de Ta‘if et s’accaparaient des biens. Ils pillaient l’or et l’argent, les biens commerciaux, les biens mobiliers, etc. Ils se jetaient sur les richesses comme les papillons autour du feu, et les biens dans leur campement étaient devenus comme des montagnes. Ils prirent tout sauf les livres qu’ils éparpillèrent sur les places publiques, les rues et les marchés où le vent les faisait voler. Parmi ces livres, il y avait des exemplaires du Qour’an, des exemplaires de parties du Qour’an en plusieurs milliers, des exemplaires de Al-Boukhariy, de Mouslim et d’autres livres de hadith, de fiqh, de grammaire et d’autres sciences religieuses. Les livres restèrent ainsi dans les rues pendant des jours où ils les piétinèrent sans que personne ne put en retirer un seul papier.

    Un de leurs démons leur apprit que la plus précieuse des richesses des habitants de Ta‘if était enterrée sous les maisons. Ainsi ils essayèrent de la trouver en creusant sous une cave, et ils y trouvèrent des biens d’une valeur considérable ; ceci les encouraga à creuser partout et c’est ce qu’ils firent sous toutes les maisons. Ils les démolirent de haut en bas, et ils allèrent même jusqu’à creuser dans les toillettes et les égouts.

    Voilà comment cette région qui avait été remplie de joie a été complètement détruite. Ce grand malheur se produisit durant le mois de Dhou l-Qa^dah 1217.

(Fin de l’extrait du livre : ‘Oumara‘ou l-Baladi l-Haram de Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan le moufti des chafi^iy à la sainte Mecque )

 Chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan le moufti des chafi^iy à la sainte Mecque (1231-1304 h * 1886-1959 c)

Biographie Il s’agit de Ahmad fils de Zayni fils de Ahmad Dahlan le Mecquois, du Madh-hab chafi^iyy. Il était spécialiste de la Chari^ah, de la grammaire et de l’histoire ainsi que d’autres domaines. Il a apporté sa contribution à de nombreuses sciences. Il était le Moufti des maîtres chafi^iyy à la ville Sainte de la Mecque, surnommé Chaykhou l-’Islam. Il naquit à la Mecque en 1231 de l’Hégire (1886 de l’ère chrétienne) et décéda à Médine en 1304 de l’Hégire (1959 de l’ère chrétienne) à l’âge de 73 ans. Il écrivit successivement de nombreux livres dont :

- « Al-’Azharou z-Zayniyyah », commentaire du « Matnou l-’Alfiyyah », livre de grammaire.

- « Tarikhou d-Dawlati l-’Islamiyyah bil-Jadawili l-Mardiyyah », livre sur l’histoire des pays muslumans.

- « Fathou l-Jawadi l-Mannan » commentaire du traité au sujet de la croyance intitulé « Faydou r-Rahman ».

- « Ad-Dourarou s-Saniyyah » pour répliquer contre les wahhabites.

- « Nahalou l-^Atchan », commentaire de « Fathou r-Rahman » au sujet de la bonne manière de réciter Al-Qour’an.

- « Khoulasatou l-Kalam » au sujet de l’histoire des dirigeants des lieux saints.

« Al-Foutouhatou l-‘Islamiyyah » (Les conquêtes islamiques).

C’est du dernier ouvrage que nous avons tiré le chapitre concernant la discorde des wahhabites. Il y figure sous ce même titre dans le deuxième tome du livre, entre les pages 228 et 240 dans l’édition d’Istanboul. On peut également trouver cette partie imprimée à part.

Ahmad Ibnou Zayni Dahlan a écrit d’autres livres encore.

   Un savant renommé a témoigné de sa science et de son honneur. Rahmatou l-Lah Al-Hindiy, l’auteur du livre ‘Idh-harou l-Haqq (La Manifestation de la Vérité) qu’il a écrit pour montrer les contradictions dans la Bible et démontrer l’absence de fondement de la croyance chrétienne, a dédié ce livre fameux au chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan. Il l’a fait en reconnaissance de son incontestable mérite.

  D’autre part, le chaykh Ahmad Ibnou Zayni Dahlan a bénéficié d’une réputation qui dépassait largement la région d’Arabie ; Il est en effet cité comme référence et considéré comme leur maître par des ^Oulama‘ parmi les plus importants depuis son époque jusqu’à nos jours.

Son témoignage n’est donc pas sujet à caution lorsqu’il dénonce les égarements des wahhabites et leurs contradiction avec la croyance de tous les musulmans et lorsqu’il témoigne des exactions et des atrocités qu’ils ont perpétrées pour s’emparer du pouvoir dans la péninsule arabe.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

EXPLICATION DU HADITH DE AL-JARIYAH

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim

EXPLICATION DU HADITH DE AL-JARIYAH ET D’AUTRES TEXTES NON EXPLICITES

La louange est à Allah le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Messager de Allah, salla l-Lahou ^alayhi wa sallam a dit :

« إنَّ الإسْلاَمَ بَدَأَ غَرِيباً وَسَيَعُودُ غَرِيباً كَمَا بَدأَ فَطُوبَى لِلْغُرَبَاء »

(‘inna l-‘islama bada’a ghariban wa saya^oudou ghariban kama bada’ fatouba li l-ghouraba )

Ce qui signifie : « L’Islam est apparu étranger et redeviendra étranger comme il a commencé, alors bonne nouvelle aux étrangers », [rapporté par Mouslim et Al-Bayhaqiyy], On lui a demandé : Qui seront les étrangers ô Messager de Allah ? Il a dit :

« الذِينَ يُصْلِحُونَ مِنْ سُنَّتِي مَا أَفْسَدَ النَّاس »

(‘al-ladhina youslihouna min sounnati ma ‘afsada n-nas )

Ce qui signifie : « Ceux qui corrigeront ce qui a été corrompu dans la voie –sounnah – que j’ai tracée ».

Or la Sounnah du Prophète est la Loi que le Prophète a transmise, c’est à dire la croyance et les jugements de la Loi révélée. Il y a dans ce hadith la bonne nouvelle pour celui qui s’attachera, à notre époque où la corruption s’est répandue dans la communauté, à la Sounnah du Prophète  c’est-à-dire à sa Loi révélée.

Si un assimilationniste [mouchabbih : qui assimile Allah à Ses créatures] prétend que (le Qour’an et le hadith indiquent que Allah ta^ala est localisé dans la direction du haut), comment lui répondre ? La réponse vient des textes eux-mêmes car ce groupe, le groupe des assimilationnistes prétend que : (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même et nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même). Ils veulent insinuer par leur parole (nous confirmons à Allah ce qu’Il a confirmé pour Lui-même) qu’il faudrait confirmer que Allah a une ressemblance avec les créatures. Ensuite, par leur  parole : (nous nions à Son sujet ce qu’Il a nié pour Lui-même), ils insinuent qu’il faudrait nier qu’Il est exempt de la localisation dans l’espace et les directions, et qu’Il est exempt du fait d’être un corps et de tous les attributs des corps tels que le mouvement, l’immobilité, le déplacement, le changement d’humeur et de tous les attributs des corps.

Les assimilationnistes les plus anciens disaient : (Allah est un corps impalpable, une lumière qui scintille). Quant à ceux de notre époque, ils disent qu’Il est un corps palpable ! Pour preuve, ils disent : (Au jour dernier, lorsqu’il sera demandé à l’enfer : Es-tu plein ? Et qu’il répondra : Y en a-t-il encore ? Alors Allah y mettra son pied sans qu’il soit brûlé) ! C’est bien la preuve qu’ils attribuent le corps à Allah

Si l’un d’entre eux s’avise maintenant de citer le hadith de Al-Jariyah comme preuve que le Prophète aurait soi-disant demandé : (où est Dieu ?) et que la femme esclave aurait répondu (dans le ciel), on lui répond ce qui suit : Ce hadith contredit un hadith moutawatir [hadith rapporté par un grand nombre de compagnons, témoins auditifs ou oculaires, à un grand nombre de rapporteurs à chaque génération], qui a été rapporté par quinze ou seize compagnons. Le hadith moutawatir comporte sa parole ^alayhi s-salam :

« حتى يشهدوا أَن لاَّ إِلـه إلاَّ الله وأنِّي رَسُولُ الله »

(hatta yach-hadou ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah wa ‘anni raçoulou l-Lah )

Ce qui signifie : « Jusqu’à ce qu’ils témoignent qu’il n’est de dieu que Allah et que je suis le Messager de Allah ».

Ce hadith signifie donc qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages.

Le hadith de Al-Jariyah, dans sa version rapportée par Mouslim, comporte le sens que le Prophète se serait contenté de la parole (fi s-sama) de cette esclave pour la juger musulmane. Le maître de cette esclave l’avait effectivement amenée pour que le Prophète vérifie qu’elle était croyante dans le but de l’affranchir. Dans ce hadith, le Prophète aurait demandé à l’esclave : (‘ayna l-Lah), elle aurait répondu : (fi s-sama ) puis il lui aurait demandé (man ‘ana ) « Qui suis-je ? » elle aurait répondu : « Le Messager de Allah », il aurait alors dit à son maître : ce qui signifie : « Libère-la car elle est croyante ». D’une part la version rapportée par Mouslim ne viendrait que d’un seul compagnon. D’autre part, expliquer ce hadith selon le sens apparent présente une contradiction avec le hadith moutawatir qui a été rapporté, lui, par quinze compagnons. En effet, le hadith de Al-Jariyah donne l’illusion qu’il suffirait que quelqu’un dise : (Allah fi s-sama) pour être jugé croyant alors que ceci est contraire à la vérité. Voilà donc comment on les reprend. Si maintenant quelqu’un avance que les savants qui ont commenté MouslimAn-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres– ont approuvé ce hadith, le hadith de Al-Jariyah, la réponse à leur faire est la suivante : Ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent mais ils l’ont interprété. An-Nawawiyy, Ar-Raziyy et d’autres qui ont commenté le livre de Mouslim n’ont pas pris ce hadith selon le sens apparent comme vous l’avez fait vous-mêmes mais ils ont dit que (‘ayna l-Lah) vient dans le sens de l’interrogation sur la glorification et l’éminence de Allah et non pas dans le sens de l’interrogation sur la localisation dans l’espace. En effet on dit dans la langue arabe (‘ayna foulan‘ayna Untel– ?) dans le sens de quel degré a-t-il ? Quelle est l’élévation de son mérite ? D’autre part, lorsque l’on dit (fi s-sama), cela peut signifier, dans la langue arabe, la supériorité du mérite. C’est de cette manière que les deux savants du hadith, An-Nawawiyy et Ar-Raziyy, l’ont interprété : ils ne l’ont pas pris selon le sens apparent comme l’ont fait les assimilationnistes. Si vous abandonniez le sens apparent et si vous interprétiez le hadith comme ils l’ont interprété, vous seriez sauf de la mécréance par rapport à cette question-là, à l’exemple de ces illustres savants lorsqu’ils l’ont compris différemment du sens apparent et en ont fait l’interprétation : ils ont écarté le sens qui vient communément à l’esprit, ils ne l’ont pas expliqué selon le sens apparent et se sont ainsi préservés de la mécréance.

Quant à celui qui en retient le sens apparent et déclare : (ceci est une preuve que Allah est localisé dans le ciel), son jugement est qu’il n’est pas musulman. L’expression (fi s-sama) est utilisée dans la langue tantôt pour indiquer la localisation, tantôt pour exprimer le mérite : Allah a révélé ainsi qu’Il a des attributs de perfection, qu’Il a plus de science que tous ceux qui ont une science, qu’Il est plus puissant que tous ceux qui ont une puissance et qu’Il a une volonté qui se réalise en toute chose. Le terme (‘ayna) vient donc pour interroger au sujet de la localisation dans l’espace et il vient également pour interroger au sujet du mérite et de l’éminence. Toute la question revient finalement à dire que le hadith qui est connu sous le nom de Hadithou l-Jariyah, que les assimilationnistes (mouchabbihah) retiennent en s’attachant à la version rapportée par l’Imam Mouslim, ce hadith n’est pas jugé sahih par les savants du hadith. Et ceci pour deux raisons :

1- Parce que le hadith est moudtarib [moudtarib : hadith rapporté avec des versions incompatibles et qui ne sont pas conciliables entre elles. Les savants ont dit qu’on ne peut se référer à un hadith moudtarib pour la croyance]. Le hadith a effectivement été rapporté par l’Imam Mouslim tel que nous l’avons cité mais il a aussi été rapporté dans les termes : (Qui est ton Seigneur ?) auxquels elle aurait répondu : « Allah », de même que par les termes : (‘ayna l-Lah) après lesquels elle aurait pointé le doigt vers le ciel. Il a enfin été rapporté dans les termes :

« أتَشهَدينَ أن لا إلـه إلاّ الله »

(‘atach-hadina ‘an la ‘ilaha ‘il-la l-Lah )

Ce qui signifie : « Témoignes-tu qu’il n’est de dieu que Allah ? »auxquels elle a répondu : « oui ». Il lui a dit ensuite :

« أتشهدين أنِّي رسولُ الله »

(‘atach-hadina ‘anni raçoulou l-Lah )

Ce qui signifie : « Témoignes-tu que je suis le Messager de Allah ? » et elle a répondu : « oui ».

Cette dernière version a été rapportée par l’Imam Malik dans son livre Al-Mouwatta’. Or l’Imam Malik est plus fort dans la science du hadith que l’Imam Mouslim car sa chaîne de transmission est plus courte ; en effet, il n’y a entre lui et le Prophète que trois ou quatre rapporteurs du hadith.

2- La seconde raison est que les versions comportant l’expression (‘ayna l-Lah) contredisent les fondements de la Loi (al-‘ousoul). En effet cela fait partie des fondements de la Loi révélée (chari^ah) de ne pas juger quelqu’un musulman sur sa parole : (Allah fi s-sama ). Cette parole est en effet commune aux différents courants des gens du Livre ainsi qu’à d’autres groupes. La seule chose reconnue dans la Loi révélée par Allah, c’est ce qui a été rapporté dans le hadith moutawatir que nous avons cité précédemment, c’est-à-dire qu’on ne juge quelqu’un musulman que sur sa prononciation des deux témoignages.

Quant à leur façon de citer comme preuve le verset : (‘a‘amintoum man fi s-sama), la réponse à leur faire est que l’expression (man fi s-sama ) désigne les anges et que le mot (man) – qui signifie dans la langue arabe aussi bien « celui qui » que « ceux qui » – ne désigne pas Allah. Cette ayah n’est donc en rien une preuve que Allah serait dans le ciel.

En effet, si les anges recevaient de la part de Allah l’ordre de faire engloutir par la terre ceux qui vouent l’adoration à autre que Allah, ils le feraient.

De même pour le verset suivant qui concerne des vents puissants. Si Allah leur ordonnait de le faire, les anges pousseraient les vents sur qui seraient ainsi exterminés. Tel est la signification de la ayah de souratou l-Moulk : (‘a‘amintoum man fi s-sama’i ‘an-yakhsifa bikoumou l-‘arda ) et de la ayah qui la suit :(‘am ‘amintoum man fi s-sama’i ‘an yoursila ^alaykoum hasiba ) c’est-à-dire des vents très puissants. Ces versets sont interprétés conformément à ce qui a été rapporté dans le hadith sahih :

(‘irhamou man fi l-‘ardi yarhamkoum man fi s-sama )

Qui signifie : « Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, ceux qui sont dans les cieux seront alors miséricordieux avec vous». Ce hadith a également été rapporté dans les termes suivants : (‘irhamou ‘ahla l-‘ardi yarhamkoum ‘ahlou s-sama ) qui signifient : « Soyez miséricordieux envers les habitants de la terre, les gens du ciel seront alors miséricordieux avec vous ». Cette version explique que ce qui est visé par l’expression (man fi s-sama ) dans la première version du hadith et dans la ayah : ce sont les anges car ce sont eux les habitants des cieux. En effet, on ne qualifie pas Allah par l’expression : (‘ahlou s-sama ) « les gens du ciel ». Cette expression concerne bien les anges car ce sont eux les gens des cieux. Voilà la réponse à donner aux assimilationnistes, quand ils se servent de ces deux versets pour appuyer leur mauvaise croyance que Allah serait dans le ciel.

De même pour tous les versets non explicites auxquels ils s’attachent et qui, en apparence, pourraient donner l’illusion que Allah serait un corps localisé dans la direction du haut, qu’Il bougerait, qu’Il se déplacerait du haut vers le bas jusqu’au ciel de ce bas monde et qu’Il descendrait sur terre au jour dernier avec les anges, comme dans le cas de la ayah : (wa ja’a Rabbouka wa l-malakou saffan saffa ) dont le sens apparent est que Allah viendrait avec les anges rang par rang, toutes ces ayah doivent impérativement être interprétées par un autre sens que le sens apparent.

Nous leur disons que tout verset non explicite qui serait pris selon le sens apparent impliquerait des contradictions dans le Qour’an alors que le Qour’an en est absolument exempt. Si ces versets étaient interprétés selon le sens apparent, ils contrediraient d’autres versets non explicites dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction de la terre, comme par exemple Sa parole : (wa li l-Lahi l-machriqou wa l-maghribou fa‘aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ) [sourat Al-Baqarah / 115]. Le sens apparent de ce verset est que Allah serait aux horizons de la terre et que, quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige dans la prière, vers le nord, vers le sud, vers l’est ou vers l’ouest, on se dirigerait vers Allah Lui-même. Dans ce verset, ils n’ont pas retenu ce sens-là et ils ont bien délaissé le sens apparent ! On leur dit : Ce sont tous des versets du Qour’an et pourtant vous ne prenez pas le sens apparent des versets dont le sens apparent est que Allah serait sur terre ou ce qui est de cet ordre, comme le verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi sayahdin ) [sourat As-Saffat / 99]. Ce verset relate l’histoire de notre maître ‘Ibrahim qui a dit, lorsqu’il a quitté son peuple qui avait refusé de lui obéir et n’avait pas accepté d’abandonner l’adoration des idoles : (‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ). Le sens apparent de ce verset est que Allah se trouverait en Palestine car c’est bien là-bas que notre maître ‘Ibrahim avait l’intention d’aller. Vous ne prenez pas le sens apparent de ce verset ni du précédent.

Pourquoi retenez-vous le sens apparent dans certains cas et ne le faites-vous pas dans tous les autres cas, alors que ce sont toutes des ayah du Qour’an ? C’est-là un jugement arbitraire de votre part c’est-à-dire un agissement sans aucun fondement.

Pour ne pas aboutir à une contradiction dans le Qour’an, il n’y a pas d’autre choix que de donner un autre sens que le sens apparent à tous les versets non explicites dont le sens apparent fait croire que Allah serait localisé dans la direction du haut ainsi qu’à tous les versets dont le sens apparent donne l’illusion que Allah serait dans la direction du bas. Il est obligatoire de ne pas les prendre dans leur sens apparent : les uns comme les autres doivent être interprétés.

Voilà ce que les savants de Ahlou s-Sounnah ont dit : On interprète sans comment ni forme ni endroit en disant : On interprète conformément à ce qui est digne d’être attribué à Allah. Ainsi dans le verset : (Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa ), il faut exempter Allah de la localisation ou de la position assise sur le trône.

Et dans le verset :( fa’aynama touwallou fathamma wajhou l-Lah ), nous disons : (fathamma qiblatou l-Lah ) comme l’a dit l’un des savants du Salaf, Moujahid, l’élève de Ibnou ^Abbas, que Allah les agrée tous les deux : (wajhou l-Lah ) signifie donc : la qiblah que Dieu agrée pour votre prière surérogatoire lorsque vous êtes en voyage sur une monture.

Quant au verset : (wa qala ‘inni dhahiboun ‘ila Rabbi ), il signifie : « Je vais là où je peux adorer Allah sans subir de mal », car le peuple de ‘Ibrahim avait essayé de le tuer en le projetant dans le feu ; il en était ressorti sain et sauf mais cela ne les avait pas convaincus et ils avaient refusé de le suivre dans l’Islam.

Al-Boukhariyy a rapporté que le Prophète a dit : ce qui signifie : « Lorsque l’un d’entre vous est dans la prière, il est en train d’implorer et d’adorer son Seigneur. Qu’il ne crache pas devant lui ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur est entre lui et la qiblah ». Le sens apparent de ce hadith est que Allah se trouverait entre celui qui prie et la qiblah. Or ce hadith a une chaîne de transmission plus forte que le hadith de Al-Jariyah. Il signifie que le musulman qui s’adonne à l’adoration de son Seigneur pendant sa prière, qu’il ne crache pas en direction de la qiblah ni à sa droite car la miséricorde de son Seigneur se trouve entre lui et la qiblah.

Al-Boukhariyy a également rapporté de ‘Abou Mouça Al-‘Ach^ariyy que le Messager de Allah a dit : Le sens apparent du hadith signifie que Allah serait plus proche de la personne par la distance que le cou de sa propre monture. En réalité, ce hadith signifie : épargnez-vous et ne vous efforcez pas d’élever beaucoup la voix dans vos takbir et vos évocations car rien n’échappe à l’ouïe, à la vue et à la science de Allah ^azza wa jall, Il sait absolument tout de vous. Il est Celui Qui sait tout de vous, Qui entend tout et Qui exauce ce qu’Il veut à qui Il veut. Il n’est donc pas question ici d’une proximité physique, comme le cou de votre monture serait proche de l’un d’entre vous, mais du fait que Allah sait tout de vous en tout instant et où que vous soyez.

En résumé :

Celui à qui Allah a accordé la bonne compréhension et qu’Il a guidé vers la vérité aura su que l’Islam est la religion de l’exemption de Allah de toute ressemblance avec les créatures et que Allah existe sans comment et sans endroit. La louange est à Allah le Seigneur des mondes. Cette brochure est destinée à montrer que les assimilationnistes –les mouchabbihah– n’ont aucune preuve ni dans le Qour’an ni dans le hadith que Allah serait dans le ciel ou au-dessus du ciel. En effet, la croyance de tous les musulmans est que Allah existe sans endroit et sans comment.

Allah ta^ala dit :

 ( qoul hal yastawi l-ladhina ya^lamouna wa l-ladhina la ya^lamoun )

ce qui signifie : « Dis : Sont-ils équivalents ceux qui ont la science et ceux qui ne l’ont pas ? ».

Et le Messager de Allah a dit :

« طَلَب العِلْمِ فَرِيضَةٌ على كُلِّ مُسْلِمٍ »

(talabou l-^ilmi faridatoun ^ala koulli mouslim)

Ce qui signifie : « Quérir la science est une obligation pour tout musulman », [rapporté par Al-Bayhaqiyy].

 

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

 

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

EXEGESE DE CERTAINES ‘AYAH DU QOUR’AN

Posté par elyasimran le 9 août 2009

Bismi l-Lahi r-Rahmani r-Rahim


EXEGESE DE CERTAINES ‘AYAH DU QOUR’AN

La louange est à Dieu le Seigneur des mondes Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître Mouhammad Al-‘Amin, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier Adam au dernier Mouhammad.

Le Qour’an honoré comporte des ayah (versets du Qour’an) explicites (mouhkamat) et des ayah non explicites (moutachabihat). Allah ta^ala dit :

{ هُوَ الَّذِيَ أَنزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ مِنْهُ آيَاتٌ مُّحْكَمَاتٌ هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ وَأُخَرُ مُتَشَابِهَاتٌ }

(houwa l-ladhi ‘anzala ^alayka l-kitaba minhou ‘ayatoun mouhkamatoun hounna ‘oummou l-kitabi wa ‘oukharou moutachabihat)

Ce qui signifie : « Il est Celui Qui a fait descendre sur toi le Livre qui comporte des versets explicites qui sont la base du Livre et d’autres non explicites ». Les versets explicites sont les versets dont le sens visé est connu d’une manière claire, tels que sa parole ta^ala :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ }

(layça kamithlihi chay’ )

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura /11].

Quant à ce qui est non explicite, c’est ce qui comporte plusieurs sens dans la langue et qui a besoin d’une interprétation convenable pour retenir le sens conforme à ce qui est explicite. Il n’est donc permis à quiconque de faire l’exégèse du Qour’an selon son propre avis. On demande plutôt aux gens de science afin de ne pas assimiler Dieu à Ses créatures.

Ainsi, il est un devoir d’interpréter ce qui est non explicite dans les textes d’une manière conforme aux textes qui sont explicites.

A cette occasion, nous allons citer certains versets non explicites en donnant leur interprétation, conforme aux versets explicites.

Allah ta^ala dit :

(‘ilayhi yas^adou l-kalimou t-tayyibou wa l-^amalou s-salihou yarfa^ouh)

Ce qui signifie : « Les bonnes paroles montent vers l’endroit honoré par Allah et les bonnes œuvres y sont élevées ». L’endroit honoré par Allah est le ciel, ce qui est conforme au verset :

{ لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْءٌ }

(layça kamithlihi chay’ )

Ce qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [sourat Ach-Choura /11].

Ceci est une interprétation correcte qui ne comporte pas d’assimilation de Allah avec Ses créatures.

Il est permis de dire au sujet de Sa parole ta^ala :

(Ar-Rahmanou ^ala l-^archi stawa) que Allah domine le Trône par Sa puissance et qu’Il le préserve. L’objectif dans cette ayah est que nous sachions que Allah est tout puissant sur toutes les créatures. En effet, le Trône étant le plus grand de tous les corps, si Allah domine le Trône, Il domine à plus forte raison tout le reste.

Il est interdit d’interpréter un verset non explicite dans un sens qui ne convient pas d’être attribué à Allah ^azza wa jall.

Ainsi il n’est pas permis de dire que (istawa) signifie « s’est assis »car le fait de s’asseoir n’a lieu que pour celui qui a des membres et il est impossible que Allah ait des membres.

L’Imam ^Aliyy Ibnou ‘Abi Talib a dit : « Certes Allah a créé le Trône comme manifestation de Sa toute puissance et ne l’a pas pris comme endroit pour Lui-même ».

Il faut savoir que Allah a créé les âmes et les corps et qu’Il n’est ni une âme ni un corps.

Quant à Sa parole ta^ala :

(fanafakhna fihi min rouhina)

Ce qui signifie : « Nous avons fait insuffler dans son corps l’âme que Nous avons créée et honorée » [sourat At-Tahrim], cette ayah signifie que Allah a ordonné à l’ange Jibril d’insuffler dans le corps de Maryam l’âme de ^Iça qui est une âme honorée. Les âmes sont en effet de deux sortes : il y a des âmes honorées et de mauvaises âmes, des âmes malignes. Les âmes des prophètes font partie de la première sorte.

Quant au fait que Allah s’attribue les âmes de Iça et de Adam, exprimé par le pronom possessif (na) dans (min rouhina) –littéralement « de Notre âme »–, ceci exprime la marque d’honneur (‘idafatou tachrif). On dit la même chose à propos du verset :

(‘an tahhira baytiya li t-ta‘ifina wa l-^akifin)ici aussi (baytiya)–littéralement «  Ma maison  »– renvoi au sens de l’honneur  : la Ka^bah est un endroit honoré selon le jugement de Allah.

Quant à Sa parole ta^ala :

(yakhafouna Rabbahoum min fawqihim)

Qui signifie : « Ils craignent Allah Lui Qui les domine par Sa toute-puissance» [sourat An-Nahl]. Ainsi (min fawqihim) signifie la domination par la toute puissance ( al-qahr ). et non pas d’être au-dessus, c’est-à-dire l’endroit ou la direction.

Concernant le sens de la parole de Allah qui concerne le blâme fait à Iblis :

(ma mana^aka ‘an tasjouda lima khalaqtou biyadayya)

Ce qui signifie : « Qu’est ce qui t’a empêché de te prosterner pour celui que J’ai créé biyadayya » [sourat Sad], il est permis de dire que(al-yadayn) signifie ici : la grâce et la préservation.

Et Sa parole ta^ala :

(wa ja‘a Rabbouk )  

Qui signifie : « Les manifestations de la puissance de ton Seigneur apparaîtront » [sourat Al-Fajr] , car des évènements éminents seront manifestés au jour dernier.

On dit au sujet de la parole de Allah ta^ala :

(wa houwa ma^akoum ‘aynama kountoum)

 Ce qui signifie : « Certes Allah sait tout de vous où que vous soyez », [sourat Al-Hadid].

Quant à Sa parole ta^ala :

(wa qila l-yawma nansakoum kama nacitoum liqa‘a yawmikoum hadha),

elle exprime le reproche et signifie : « Vous êtes maintenant privés de Notre miséricorde comme vous avez négligé d’obéir à Allah dans ce bas monde en ayant foi en Lui » [sourat Al-Jathiyah].

De même, la parole de Allah ta^ala :

(‘inna l-Laha la yastahi ‘an yadriba mathalan ma ba^oudatan )

[sourat Al-Baqarah /26], le sens du verset est que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité par pudeur comme le feraient les êtres humains, c’est-à-dire que Allah ne délaisse pas de faire éclater la vérité et ne la délaisse pas par timidité ou par honte comme le font les créatures, c’est une chose impossible s’agissant de Allah. Ainsi il est interdit de nommer Allah par al-moustahi (le timide) !

Quant à Sa parole ta^ala :

(wa lanablouwannakoum hatta na^lama l-moujahidina minkoum wa s-sabirin )

[sourat Mouhammad / 31], elle ne signifie pas que Allah saura qui sont les moujahidin après l’avoir ignoré en les éprouvant et en les testant, ceci est impossible s’agissant de Allah ta^ala.

Le sens du verset est que Allah manifestera aux esclaves par les épreuves qui d’entre eux font preuve d’effort et de patience ou non. Celui qui dit que Allah acquiert une nouvelle connaissance devient mécréant.

Et la parole de Allah ta^ala :

(Allahou nourou s-samawati wa l-’ard )

[sourat An-Nour] signifie que Allah est Celui Qui guide les habitants des cieux et les habitants croyants de la terre vers la lumière de la foi. Allah n’est pas une lumière dans le sens qui est le contraire de l’obscurité car Il est Celui Qui crée la lumière.

Il a dit ta^ala dans sourat Al-’An^am :

(wa ja^ala dh-dhouloumati wa n-nour)

Ce qui signifie : « Et Il créa les obscurités et la lumière », Dès lors, comment serait-il possible qu’Il soit une lumière comme Ses créatures ?! Allah est absolument exempté de cela. Il est donc interdit de croire que Allah aurait une couleur ou une forme.

Quant à ce qui a été rapporté dans le hadith, que Allah est (jamil), cela ne signifie pas qu’Il serait beau mais qu’Il a des attributs de perfection dignes de Lui ou encore qu’Il accorde le bien.

Quant au (nouzoul ) rapporté dans le hadith :

(yanzilou Rabbouna koulla laylatin ‘ila s-sama‘i d-dounya )

le mieux qui peut être dit à ce sujet est que c’est un ange qui descend sur ordre de Dieu pour transmettre de Sa part ces paroles :

qui signifient : « Qui M’invoque, Je l’exauce, qui Me demande pardon, Je lui pardonne, qui Me demande, Je lui accorde »

L’ange reste le dernier tiers de la nuit dans le ciel de ce bas monde jusqu’à l’aube. Quant à celui qui dit : (yanzilou ) sans comment, ceci est vrai, car lorsqu’il a dit sans comment, il a nié le mouvement et le déplacement du haut vers le bas.

Allah n’a pas besoin des créatures. Il n’a nul besoin d’autrui, de toute éternité alors que toutes les créatures ont besoin de Lui. Allah n’a pas besoin de l’endroit. Il n’est pas localisé dans un endroit ni dans une direction, car Il existe ta^ala de toute éternité avant l’endroit sans endroit, et c’est Lui Qui a créé l’endroit, Il n’a donc nul besoin de l’endroit.

L’objectif de l’Ascension (Al-Mi^raj ) n’est pas de faire parvenir le Prophète à un endroit ou serait localisé Allah. L’objectif est d’honorer davantage le Prophète en lui montrant les choses extraordinaires qui sont dans les mondes célestes, c’est de glorifier son degré et de lui accorder la vision de Allah par le cœur sans que Allah soit localisé dans l’espace et les directions.

Notre maître le Calife bien guidé l’Imam ^Aliyy Ibnou Abi Talib que Allah l’honore, a dit : « Allah existe de toute éternité alors qu’aucun endroit n’est de toute éternité et Il est maintenant tel qu’Il est de toute éternité –c’est-à-dire sans endroit– ».

Ce dont on tient compte dans la croyance n’est pas basé sur les illusions mais sur la raison saine qui est témoin de la religion, car si Allah était dans un endroit, Il aurait des limites, des extrémités, des fins et celui qui est ainsi a forcément une existence précédée du néant c’est-à-dire qu’Il est créé et n’est donc pas Dieu.

Comme il a été validé que Allah existe sans endroit avant la création des endroits et des directions, il est validé qu’Il existe après les avoir créés sans endroit.

Et ceci ne constitue pas une négation de l’existence de Allah ta^ala.

L’Imam Dhou n-Noun Al-Misriyy a dit : « Quoi que tu imagines en ton esprit, Allah en est différent ».

 

La louange est à Allah, le Seigneur des mondes.

Publié dans Non classé | Pas de Commentaires »

12
 

CHOISIR DIEU. L'Eglise... |
question-reponse |
Ne pas oublier sa religion ! |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le livre d'Urantia. Vidéo. ...
| PUERI CANTORES SACRE' COEUR...
| elmoutahajiba